J’SUIS COMME J’ESSUIES (REPRISE)


J’SUIS COMME J’ESSUIES (REPRISE)

La fenêtre debout sur les volets, gond au milieu des géraniums, et traverse sans qu’un clou ne la retienne. La matière molle, gélatineuse et gluante de tous les moyens qui peuvent être mis en oeuvre pour lutter le plus petit interstice, la micro-fissure comme l’inquiétante lézarde, sont mis en échec. Il fait de plus en plus noir ici-bas.

C’est pour quoi j’suis jamais été complètement d’ici

Invisible de droite comme de gauche, devant, derrière ou encore par une latérale ruse tentative de boucher, l’art d’aimer quand il s’agit bien de lui, et pas d’autre chose, fac-similé ou contrefaçon, esquive les ténèbres, il en sort d’un bond, impossible à gueuser, jaillissant.

Il est Cri.
Des tomes de papier peint
Pas plume hâtif
Plum plum bidou
Sur par chemins
Bleus ouverts
A la mâche être
Damée à la main

Je n’ai jamais souscrit à une contraception quelconque pour m’engrosser de l’absolu qui fait l’amour mieux que dans les lies de culs d’bouteilles. Refusant tout, Ogino et ses fables, Dia Fragme et ses chambres à air, Myster Ilet l’ilôtier du quartier, la Pie Lule une commère qui oublie toujours de rentrer quand y faut…Tout ça pour un besoin d’état de grossesse constant,.j’sais pas quand j’arrêterais d’enfanter, des fois j’me dis que mon lit de mort doit m’attendre en salle de travail, et qu’au jour dit, j’aurais des quintuplés au minimum…Et c’est totalement en dehors d’un besoin de reconnaissance. Je me fous de l’audience, et elle me le rend bien.
Oh, c’est loin d’être facile, probable que ça explique la désaffection qui se développe.

Ma muse m’écrit des couleurs tout par tout, y en a plein les plats fonds, comme ça, ça relève le goût., ça peint des pisses.Elle coule ses seins dans les fleurs des vergers, qu’elle abeille de robes légères, toujours bien décolletées sur les touches de l’accordéon, jambes en saut de moutons, le pied des verres à portée du carafon, croustillante comme une mie chaude, et elle sent si bon que l’aisselle relève les images de longues traversées aquatiques. Pas besoin de pose, chaque minute est à vivre.

L’exposition est ouverte à tous les dangers, en particulier celui d’être abusé…mais que le premier qui ose me dire que pour vivre on doit tuer l’émotion dans son fœtus me jette la pierre

Heureusement vous savez,

j’suis pas un menteur, le mot d’ailes est bruissant comme un envol de je t’aime.

Niala-Loisobleu
23 Juin 2015

« MON HERBIER 7 » – NIALA 21/03/24 – ACRYLIQUE S/TOILE 80X80


« MON HERBIER 7 »

NIALA 21/03/24 – ACRYLIQUE S/TOILE 80X80

Voici la bonne image, le tableau apparaît ici en entier

on voit s’accomplir le miracle du printemps

Au loin l’abri de la vie

les maisons-blanches

les gardiennes

et sous l’action porteuse de l’arbre fruitier

un enfant

comme la fleur

naît de la branche qui a quitté l’hiver

les débris guerriers sont retenus derrière la palisse

Bienvenue à l’amour !

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Niala-Loisobleu.

21 Mars 2024

« MON HERBIER 7 » – NIALA 21/03/24 – ACRYLIQUE S/TOIL 80X80


« MON HERBIER 7 »

NIALA 21/03/24

ACRYLIQUE S/TOILE 80X80

Juste pour un pause

cette photo ne montre pas l’oeuvre en entier

Je suis à faire

un printemps sans magasin

Une femme aimée m’a dit « Moi aussi »

et j’ai pris une option pour exposer une semaine aux Recolllets

le lendemain de mes 91 ans..

c’est dire que ça va bien.

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Niala-Loisobleu.

21 Mars 2024

S’OUVRE LA CEREMONIE


S’OUVRE LA CEREMONIE

Les cuivres qui se tenaient muets dans un trou du rivage, sortent

regarde cet oiseau qui s’envole

Puis à la surface du fleuve, ce remue-ménage n’est qu’une colonie de grenouilles qui va-t-en route

là au bord du mur

l’hortensia s’enfeuille

sous l’oeil des iris qui trouvent normal de bander devant tout l’monde

en ouvrant le bal contre la cuisse de leur cavalière

Mon arbre bourgeonne à redonner

je cours au-devant des créations en tous genres

Réveillé très tôt par l’image de mon cerisier remis à neuf

je me suis rendormi rasséréné par le miracle de l’amour s’étalant de la palette à la toile…

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Niala-Loisobleu.

21 Mars 2024

L’HERBIER COMME UN CHIEN


L’ HERBIER COMME UN CHIEN

L’arrondi des collines où vient se joindre la tuile qui étire les maisons dans la supervision des vagues, trottine à mes côtés

une ligne eucalyptus tord son bois

je peins comme ce chien que je sens vivre en moi

A cet endroit il me semble être débarrassé de l’attente qui cumule

Après-moi ça sert à quoi ?

La lumière d’aujourd’hui déborde de la cage à caresser l’au-delà…

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Niala-Loisobleu.

19 Mars 2024

« MON HERBIER 6 » – NIALA 18/3/24 – ACRYLIQUE S/TOILE 73X60


« MON HERBIER 6 »

NIALA 18/3/24

ACRYLIQUE S/TOILE 73X60

Caressé par les vents marins tous proches

et blotti aux méandres du fleuve il amarre

mon village

au paysage

en étendant la vigne sur ses collines

une abbaye au point de départ de St-Jacques

Le silence tenu derrière ses murs

seul un figuier dépasse du porche de l’estuaire

des deux provinces-soeurs

un tétra débouchant d’un vol d’oiseaux-marins

venus lécher l’instrument araire saignant la terre calcaire

invitant la vrille à poursuivre sa veillée intime

au goutte-à-goutte de l’alambic conteur du précieux liquide ambre.

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Niala-Loisobleu.

18 Mars 2024

« MON HERBIER 4 » – NIALA 11/03/24 – ACRYLIQUE S/CONTRECOLLE 70X50- ENCADRE S/VERRE


« MON HERBIER 4 »

NIALA 11/03/24

ACRYLIQUE S/CONTRECOLLE 70X50 – ENCADRE S/VERRE

Cette équinoxe où disparaissent les jetées et les môles de nos mers et océan, plaque une annonce de printemps sur la poitrine dénudée de ma fenêtre, comme une demoiselle pressée qui dit: si tant veux, faut que tu te dépêches, je vais tomber ma culotte au moment où l’hiver pourrait bien breteller la sienne

Drôle de propos dans un lupanar météorologique qui a décroché sa lanterne par impossbiilité d’accrocher son statut, le temps du covid ayant rempli les maisons en vidant les vases de leurs fleurs

Royan se colle à Saintes, dans l’eau des arènes sans pouvoir dessiner un poisson dans les grottes, ni laisser courir la levrette

Foutu foutoir où on rentre l’IVG dans la constitution sans éjaculation,.

On vit vraiment une politique hypocrite au possible, que je combats sans détruire mon jardin des Délices…

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Niala-Loisobleu.

11 Mars 2024

« MON HERBIER 2 »- NIALA 7/03/24 – ACRYLIQUE SUR CONTRECOLLE 40X50 -ENCADRE S/VERRE


« MON HERBIER 2 »

NIALA 7/03/24

ACRYLIQUE S/CONTRECOLLE

ENCADRE S/VERRE

La pente que je me rappelle montait entre les murets de pierres déterrées

pour la tenir afin qu’elle ne glisse

Reprenant cette image dans la mémoire, je me pose à côté de la source

le soleil est rouge

Un couple de boeufs tire la part survolée par l’aigle et me l’engrange…

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Niala-Loisobleu.

7 Mars 2024

« MON HERBIER 1 »- NIALA 6/03/24 – ACRYLIQUE SUR CONTRECOLLE 40X50 – ENCADRE S/VERRE


« MON HERBIER 1 »

NIALA 6/03/24

ACRYLIQUE S/CONTRECOLLE 40X50 – ENCADRE S/VERRE

Aujourd’hui pareil que les autres jours

le ciel incontinent se déverse

je range vite mon soleil comme testament

dans l’incertitude qu’on garde en corps longtemps

nos campagnes, leurs ballades de culture agricoles et patrimoine

cette irremplaçable histoire de l’Art

de l’Homme siamois de la Femme

avant qu’il ne soit trop tard

la calotte glaciaire se sépare

l’Amazonie civilise sa forêt sauvage

j’oeuvre pour déposer traces…

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Niala-Loisobleu.

6 Mars 2024

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N.B.

Ce sera donc ma nouvelle série « MON HERBIER », que vous pourrez voir à DEBALL’ART où j’exposerai le Dimanche 1er Juin conduit par Carole Bonhomme (mes jambes) que je vous ferai découvrir en tant que peintre.

« PALIMPSESTE »- NIALA 4/03/24 – ACRYLIQUE S/TOILE 80X80


« PALIMPSESTE »

NIALA 4/03/24

ACRYLIQUE S/TOILE 80X80

Devant ce qui reste, le désir le plus fort

est de garder le livre mais en réécrivant le texte

trop d’intrus se sont crus autorisés

les images titubent dans le dédale de cimetières pour la plupart même pas marins

alors imagine la tête dans le seau

Que des gros mots dans des calomnies inventées de toutes pièces

et des peintures minables qui insultent l’Art en prétendant le connaître

Rien que des hommes de paille pour remplir les offices du business comme de l’amour

Franchir le rideau comme les fleurs osent percer la terre

c’est pas vouloir changer le monde, non, c’est se refaire soi-même

Gratte ta peau, gratte sans mentir

au moins tu passeras ton marécage au philtre

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Niala-Loisobleu.

4 Mars 2024