« MIMESISME » – NIALA 16/04/24 – ACRYLIQUE S/TOILE 55X46


« MIMESISME »

NIALA 16/04/24

ACRYLIQUE S/TOILE 55X46

Dans ce quelque part où j’évolue plus que jamais

Platon

je te rejoins comme ton Peintre

Mon art a toujours été siamois de la nature

engrossant de saillies verdoyantes

une palmeraie au coeur du désert

un chant d’oiseau monté à cru sur un cheval sauvage

et puis sous la voile la quille turgescente

je traverse cet estuaire où l’île se forge son archipel

amoureux sans bois-mort

Pas causeux mais disert en couleurs

Voilà qui tombe bien au point où nous sommes

on reparle à voix haute de la guerre comme d’une nécessité première

faute de pouvoir entendre le printemps sans le comprendre

armant l’enfant contre l’autre

et détachant le sein du verger que a figue borne

Du haut des toits bleus des bouzoukis redonnent les bras aux Vénus

la mer me dépasse de la ceinture

mon trident en art pont…

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Niala-Loisobleu.

16 Avril 2024

« LA PISCINE » – NIALA 14/04/24 – ACRYLIQUE S/TOILE 55X46


« LA PISCINE »

NIALA 14/04/24

ACRYLIQUE S/TOILE 55X46

Par tous mes monts

j’ai noué les fleuves et les rivières

jusqu’à la mer la plus proche de l’ô séant

déménageant les méduses pour mettre les astéries en résidence

Les palmes sont restées dans leurs arbres

sans venir aux pieds de la célébrité

en renouvelant le bassin aux bons soins du vent qui passe

comme un therme qui lave le quotidien.

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Niala-Loisobleu.

14 Avril 2024

POUR EAUX-NEUVES (REPRISE)


POUR EAUX-NEUVES (REPRISE)

Pendant que le tapis en roulait une, l’aspirateur avala l’interlude qui s’était glissé dessous

Souviens-toi, ô Ma, Muse, de ces heures durant où tirant le fil tu tissas le lin d’un bleu sans fin, allant jusqu’à le mêler de coquelicots comme un 28° jour de cycle, en préparant en secret et profond silence les pétales de marguerites pour conclure

Vinrent les pommiers, le sel et la craie des falaises pour d’un jet d’embruns dire l’amour en poésie

Ah pour ça tu tu t’y entends

Créant sans fausse note ni désordre, l’harmonie de la parure relevant les endroits sensibles d’un éternel féminin allègre

Le temps tu le gardes intact

mais je te dois le renouveau qui me saisit et transporte à tenir bon

On ne connait plus les règles on fait n’importe quoi

alors à partir de la pierre philosophale plutôt qu’une monstration de Père Nono à la mode des grandes-surfaces avides de collecter des fonds, repenser l’atelier est exclusivement créatif, comme qui dirait une sauvegarde de l’amour de la vie

Nous nous mettrons en vitrine pour faire l’amour, autrement qu’à Amsterdam.

Niala-Loisobleu.

4 Novembre 2019

HORS LA LOI DU PLUS FORT


HORS LA LOI DU PLUS FORT

Bruissant

ce temps passe et reste

rouge-queue en appui de fenêtre

pendant que les fleuves dans leurs débords

entraînent la chute des acrobates de cirque de passage

Au fond mon innocence m’a tenu comme la mauvaise herbe

assis entre les fesses que la culotte de lin laisse hâler aux vents

de calomnies à la détresse

au coeur de l’âtre où brûle l’utopie sans bûche

chaude comme un été normal sur les cuisses de tes chenets

belle mangue agrippée aux secousses de ton silence plus bavard qu’une tâche d’encre au buvard

De la caravane qui arrive je vois déjà monter des coussins, les aiguières prêtes à faire le plein aux jarres et des palmes à la crête des dunes

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Niala-Loisobleu.

8 Avril 2024

SUR LES PAS D’UN MATIN


SUR LES PAS D’UN MATIN

Chant chardonneret tiré de sa cage

l’eau retourne au lit

par le pont-neuf

sans priver l’île du sauvage

Le plafond de sable a couvert l’après-midi de désert

en me remplissant le coeur de l’idée que je me fais de ma prochaine résidence

Savoir si on aura changé quelque chose devient sans importance au moment donné

il importe avant-tout de ne pas oublier cette lagune où elle promène le seoir comme son chien

avec le reflet des réverbères

cette esquisse de tableau remplit ma pensée autrement plus que la pluralité de l’Arlésienne qui se fait attendre

De penser que je suis une fenêtre aère les brûlures d’estomac sans ôter l’herpès de l’oeil droit.

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Niala-Loisobleu.

6 Avril 2024

LE JARDIN DE MES NUITS


LE JARDIN DE MES NUITS

Voila que glisse cette pierre qui empêchait de voir

les pousses d’un avenir autre surgir

je transpire

de sentir ton corps comme la vague qui déplace

le galet sans écrire sur le sable

inscrire un nouveau recul de la falaise

Dans l’étale de la marée

regarde

comme se dresse l’éruption

aux portes de cet estuaire dont tu gères les horaires

J’ai rêvé de Carthage où nous venions reconstruire la paix

nus à copier-coller

en croyant que la folie ne déplace pas la norme des saisons

mais bien la Voie Romaine.

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Niala-Loisobleu.

6 Avril 2024

L’ATELIER DU PEINTRE


L’ATELIER DU PEINTRE

Du haut d’où le coq chante

la manivelle va d’un angle à l’autre

à la flèche de cathédrale

sans s’arrêter sur l’idée fixe genre sectaire

Au bout d’un voyage au long-cours le chevalet

hennie toujours

Ses fenêtres sont passées dans bien des murs

jusqu’au toi de passage

Reste l’ouverture que rien n’a pu fermer

faite de poings qui frappèrent d’envie de venir

de térébenthine goûter à l’huile de l’un

L’apporte de l’atelier

s’ouvre au premier coup de marteau de seins naturels

pour l’accueil

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Niala-Loisobleu.

1er Avril 2024

GARE DE TRIAGE


GARE DE TRIAGE

Du tricot serré des rails, un à un les wagons roulent vers la formation d’un nouveau train

une époque de tableaux est sciemment dirigée vers mon inspiration comme pleine de stimuli

Rapprochements charnels associés aux dentelles par effet collatéral du libre-échange

A partir de la ligne de flottaison , dessous et dessus, les éléments procèdent au déroulement

quand les doigts prennent la place des langues, l’accent change aux postes frontières

Corde à noeud des vertèbres

échelle de corde vers le trapèze

Pied, jambe, genou, cuisse, varappe au coeur de l’aine

voilà le saut à l’élastique prêt au top

on lâche les montgolfières à l’aube des aisselles

pour franchir l’obscure barrière jusqu’au consentement unanime

Les wagons accrochés, le chef de tri siffle à l’aiguilleur de prévenir l’entourage

de l’imminence du départ afin de donner au convoi tous moyens de bonne jouissance.

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Niala-Loisobleu.

30 Mars 2024

TRACES LAISSEES


TRACES LAISSEES

Appuyé au garde-corps de mon jardin suspendu

je suçote les coins retirés de la rivière entre les pilotis

Bruissant le matin se lève au pas de son courant

pour goûter aux leçons apprises aux arrêts en gare

Délicieux chemin de faire aux vapeurs sereines des désirs conformes.

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Niala-Loisobleu.

29 Mars 2024

« MON HERBIER 8 »- NIALA 26/03/24 – ACRYLIQUE S/CARTON BOIS 70X50 – ENCADRE S/VERRE


« MON HERBIER 8 »

NIALA 26/03/24

ACRYLIQUE S/CARTON BOIS 70X50 ENCADRE S/VERRE

Sous le regard de toutes les façades imaginables

ce qui remue en moi

Mon être bouton-d’or, marguerite, folle herbe est de sève

participe de la nature

Moitié-homme, moitié-cheval tout est sensuel

mon sexe s’arque au ventre velu d’un vaste chant

tiré des orgues du vent

et des cloches des seins

à la volée du campanile qui tient sur les aisselles

au do de la partition charnelle

des fesses d’airain.

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Niala-Loisobleu.

27 Mars 2024