« OREILLES MUSICALES » – NIALA 28/5/24 – ACRYLIQUE S/TOILE 73X60


« OREILLES MUSICALES »

NIALA 28/5/24

ACRYLIQUE S/TOILE 73X60

De retour au tympan de ces chapelles romanes saintongeaises

des années passées où l’atteinte de l’absolu était primordiale

l’oreille se cale aujourd’hui pour s’y tenir bouche à bouche en un unique baiser

Ah le cri de Camille ne demeurera pas enfermé

les langues le sortent de son asile

sans condamner toute forme de folie

Mes anémones hors des marais de Brouage refont le plein de sel

tenues par tes seins nus qui bougent au-dessus de tes embruns en estuaire

comme la manifestation naturelle

de ne pas mourir sans avoir partagé l’amour à sa cadence humaine…

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Niala-Loisobleu.

28 Mai 2024

« A CRU » – NIALA 2/5/24 – ACRYLIQUE S/TOILE 100X100


« A CRU »

NIALA 2/5/24

ACRYLIQUE S/TOILE 100X100

La montagne bloque le vide

pour étendre la mer devant

faisant passer la pluie sous la lune

fenêtre ouverte

palette déployée

d’un village naissant

dans un jardin renouvelé

Ce cheval accouche sauvage

de son double-sexe monté sans selle

pour que la migration ne perde pas ses ailes

et fasse un soleil qui n’a de pluie que pour tenir la nappe

à la place de la désertification boulimique et tentaculaire

de la fonte glaciaire.

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Niala-Loisobleu.

2 Mai 2024

ET CONTINUER


ET CONTINUER

Clochettes dans l’eau

ce 1er Mai en dehors du soleil va poursuivre l’oeuvre

le tableau en cours laisse sa fenêtre ouverte sur ma vision que j’ai, chaque jour

du tant qui reste à ne pas laisser vide

en puisant la lumière qui transperce l’ombre en défi

Le cheval toilette les espaces, en ne gardant que le galop que les prés d’herbe verte mettent au panorama où le sauvage ignore la limite

J’aime penser que l’homme vole sans idée de prendre.

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Niala-Loisobleu.

1er Mai 2024

« CE BONHEUR A VENIR » – NIALA 28/04/24 – ACRYLIQUE 61X50


« CE BONHEUR A VENIR »

NIALA 28/04/24

ACRYLIQUE 61X50

MAI

qu’en dira-t-on

une fois sorti du bois ?

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Là d’où je peux voir comme les routes fendillent

à la sortie de paris dangereux

je doute définitivement des discours du Président

Raison pour croire en ceux qui donnent sans rien promettre

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Aussi un brin sauvage ne peut mentir

je le dépêche donc sur un bois flottant

pour qu’il traverse mon estuaire

pour aller en avance

dans l’univers entrer son symbole

par tous les ô séants

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Niala-Loisobleu.

28 Avril 2024

MON JARDIN D’ENFANTS


« FEMME COUSANT » PIERRE BONNARD

MON JARDIN D’ENFANTS

D’un côté la mer

de l’autre l’abus de pouvoir

Les chemins de la liberté me font penser au tapis à clous du fakir

il est patent que j’ai confondu femme avec tapis-volant

j’entends par là la mère de mes enfants

Chaque fois qu’on décapite l’hydre sa tête repousse

aussi à 91 ans il me semble plus que nécessaire de sortir de cette croisade

pour ne pas mourir de panne de pène au coeur

en me laisser finir tel que je sers à rien

hormis me reconnaître

Le peintre que je suis n’y a vu que du bleu

je suis descendu de mon escalier sans abandonner

quel sacré foutu paradoxe pour un amoureux aussi pugnace que moi

mais puisque le bout du couloir se refuse d’ouvrir à chaque tentative

sans me faire juge

je renonce à croire que le décousu se répare fil à fil

Toute cette peinture empreinte de mon Manifeste

rejoindra le néant de mon histoire

grande tristesse, infinie solitude de la surdité, gâchis de foi, absurdité de la pureté viscérale

Les derniers cris de Marthe me remontent à la surface

comme l’absurde ne séparera jamais

l’Ô du Sel

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Niala-Loisobleu.

20 Avril 2024