La vérité du drame est dans ce pur espace qui règne entre la stance heureuse et l'abîme qu'elle côtoie : cet inapaisement total, ou cette ambiguïté suprême. Saint-john Perse
Le vent fouette au point qu’un avis de tempête est à l’ordre du jour sur les sentiers de Haute-Corse clament les G.R.
Agrippées aux rochers de Roccapina, les cigales martèlent leurs crampons pour parer à toutes formes de glissades
Tourné vers ma glace, je vois bien que cela fait plusieurs jours que je n’ai pas peint
Novembre, lui, sait qu’il y est pour quelque chose. Un temps de respiration est toujours nécessaire pour aider à franchir
Franchir quoi, ironise le quotidien, incapable de se sortir de ses attitudes narcissiques
Voilà bien ce qui fait l’occupation principale d’une vie nulle à chier, dit un vieil enseignant ayant aujourd’hui cessé de faire Gardien de Troupeau, les paysans en savent quelque chose
Demain tient tout entier dans aujourd’hui, si je n’ai pas rentré le cheval à l’écurie, c’est en voyant les pendules faire descendre le jour avant l’heur
Plus que quatre jours et je raccouche comme si de rien n’était
Au milieu de tout ce qui s’est passé, la valise est prête à repartir, sans établir de durée du séjour
Et sans changer la réservation de la chambre dans laquelle nous n’avons pas fait que dormir
La vie ne dure que l’espace de son option, ça n’est pas de faire centenaire qui motive, mais d’être toujours l’enfant qui fait du bleu sa seule raison d’être, les cimetières ont toujours eu la porte ouverte
Massive lenteur, lenteur martelée; Humaine lenteur, lenteur débattue; Déserte lenteur, reviens sur tes feux; Sublime lenteur, monte de l’amour: La chouette est de retour.
Au-dessus de Paris la lune est violette. Elle devient jaune dans les villes mortes. Il y a une lune verte dans toutes les légendes. Lune de toile d’araignée et de verrière brisée, et par-dessus les déserts elle est profonde et sanglante.
Mais la lune blanche, la seule vraie lune, brille sur les calmes cimetières de villages.
Son atelier réouvert, NIALA regagne la Chaume, en se confondant à l’herbe verte étonnamment présente pour le mois de Novembre
Trente ans qu’il a fait de ce lieu un urbain peuplé d’oiseaux, de cabanes à huîtres, un marais à sel ne manquant en rien aux devoirs de l’artiste en dénudant le corps de la vie, fesses et ventre rond avec des seins à l’appui, touffe à l’erre
Du soleil vagabond où l’on voit l’espoir de céder ce qui donne raison de vivre à la jeunesse d’aujourd’hui perdue dans le dysfonctionnement des prétendus adultes, sentir que l’envie amoureuse est omniprésente rassure
Je laisse tous les sous-marins se balader entre les cuisses de la mer, avoir le plus gros porte-avion pour martyriser la paix est contraire à la plongée naturelle dans les abysses, avec une pensée vibrante pour le massacre militaire de toutes les guerres
Quand elle aura fini le nettoyage, la terre retrouvera plus d’années à tourner qu’elle en a déjà fait…
L’irrégularité sève un coût à la nature et la submerge de boue à la coucher
ce couillon d’homme ayant démoli tous les rouages de l’horloge circadienne
Je m’éclaire l’atelier à la Muse
trouvant là l’équilibre du trapèze
L’irrégularité sève un coût à la nature et la submerge de boue à la coucher
volant au fil des jours en tenant compte des chutes possibles
Sous l’angle de la rondeur le triangle pointe sur une bonne largeur d’assise
que tu cites le volume de tes seins sortis de la nourriture scolaire imposée, touche ma faculté auditive à m’approcher en corps plus de notre enfance où nous avons décidé de ne grandir qu’au sens figuré.
Souviens-toi de la manière qui t’a rapproché de moi naguère
ce n’était que tout un manque d’être enfin toi
et d’écrire au lieu d’enseigner la grimace aux petits-singes
L’eau est passée sous les ponts de la scène à déborder du quai
qui l’eut crue qu’après Valence les ramblas de Barcelone ne seraient pas mordues ?
Aujourd’hui le risque dans sa totalité serait de ne plus se faire confiance, laissant les petites-culottes s’aligner sur les chaises vides à bout portant
Il bat à l’entendre ton coeur
malgré l’épaisseur du sein qui le recouvre en double
quand j’y pose ma main l’oiseau qui me fait coucou sait les rigueurs des attitudes du quotidien tout en gonflant d’espoir son plastron
Je n’ignore rien de ce qui nous attend, sans compter sur les citrouilles pour trouver carrosse, tu peux perdre une de tes godasses à la sortie du bal, ça ne te fera pas sortir du pied que t’aimer me donne et curieusement je remonte derrière ton genou saisir la confiance de vivre.
Vous devez être connecté pour poster un commentaire.