AL’TTITUDE OU LA ROSEUR PASSANTE



AL’TTITUDE OU LA ROSEUR PASSANTE


A ce bout de sieste, un regard s’élève à l’altitude supérieure où la clarté à son siège,

du point de départ à l’arrivée

Pourtant en matière d’amour (de mari comme de père ou beau-père) ce qu’on en a dit a plus terni sa mémoire que glorifier l’étoile

À la butée, qu’en est île ?

La proche rencontre des cendres s’annonce incontournable

en dépit des attentes

enfer trop ou pas assez

Ce que j’en pense ?

La vie, c’est comme la peinture, quelque soit ton style, ça demeure plus incompris que compris

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Niala-Loisobleu.

20 Novembre 2024

LE CHEVAL ET LES CURIES


LE CHEVAL ET LES CURIES

Le vent fouette au point qu’un avis de tempête est à l’ordre du jour sur les sentiers de Haute-Corse clament les G.R.

Agrippées aux rochers de Roccapina, les cigales martèlent leurs crampons pour parer à toutes formes de glissades

Tourné vers ma glace, je vois bien que cela fait plusieurs jours que je n’ai pas peint

Novembre, lui, sait qu’il y est pour quelque chose. Un temps de respiration est toujours nécessaire pour aider à franchir

Franchir quoi, ironise le quotidien, incapable de se sortir de ses attitudes narcissiques

Voilà bien ce qui fait l’occupation principale d’une vie nulle à chier, dit un vieil enseignant ayant aujourd’hui cessé de faire Gardien de Troupeau, les paysans en savent quelque chose

Demain tient tout entier dans aujourd’hui, si je n’ai pas rentré le cheval à l’écurie, c’est en voyant les pendules faire descendre le jour avant l’heur

Plus que quatre jours et je raccouche comme si de rien n’était

Au milieu de tout ce qui s’est passé, la valise est prête à repartir, sans établir de durée du séjour

Et sans changer la réservation de la chambre dans laquelle nous n’avons pas fait que dormir

La vie ne dure que l’espace de son option, ça n’est pas de faire centenaire qui motive, mais d’être toujours l’enfant qui fait du bleu sa seule raison d’être, les cimetières ont toujours eu la porte ouverte

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Niala-Loisobleu.

20 Novembre 2024

BRIBES (XIV)- reprise


BRIBES (XIV)- REPRISE

Poitrine d’une flamme qui tremble au moment où gonfle le jabot je défais le premier bouton

enfle la pensée

prête à l’envol

juste un éclat de tes dents mordra mon attente

tirant des ailes à se sentir serrés

Rassurée ?

La rougeur de ta gorge tient les battants de l’espace à ouvrir, renvoie la jalousie quérir l’ombre saine…

Niala-Loisobleu.

30 Novembre 2018

« ESPAÑA » A ANA DE LACALLE – NIALA 14/11/24 – ACRYLIQUE S/TOILE 65 X 54


« ESPAÑA »

A ANA DE LACALLE

NIALA 14/11/24

ACRYLIQUE S/TOILE 65 X 54

Couleurs

Federico Garcia Lorca

Au-dessus de Paris
la lune est violette.
Elle devient jaune
dans les villes mortes.
Il y a une lune verte
dans toutes les légendes.
Lune de toile d’araignée
et de verrière brisée,
et par-dessus les déserts
elle est profonde et sanglante.

Mais la lune blanche,
la seule vraie lune,
brille sur les calmes
cimetières de villages.

Federico Garcia Lorca, Chansons sous la lune

À FOND LES BALLONS


EGON SCHIELE

À FOND LES BALLONS

Sur le terrain de l’âge, on ne botte pas en touche

sans attendre, on se sert de ses deux mains, heureux de la félicité du présent

Schielle tu m’es conté mon vieil Egon

c’est pas pour aller ramasser les châtaignes

mais pour ne pas te demander quoi tu peux en corps foutre ici

Chaud les marrons !

Si vous avez vieilli ensemble c’est pas pour changer de chambre

laisse l’hôtel des culs tournés essayer d’obtenir une étoile

et ne pense à rien d’autre qu’entretenir le feu en veillant qu’il reste hors des cendres

seules les plus riches demeures abandonnées s’abonnent au décrépi…

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Niala-Loisobleu.

14 Novembre 2024

DANS LA RUE QUI MONTE A ST-TROJAN


DANS LA RUE QUI MONTE A ST-TROJAN

Son atelier réouvert, NIALA regagne la Chaume, en se confondant à l’herbe verte étonnamment présente pour le mois de Novembre

Trente ans qu’il a fait de ce lieu un urbain peuplé d’oiseaux, de cabanes à huîtres, un marais à sel ne manquant en rien aux devoirs de l’artiste en dénudant le corps de la vie, fesses et ventre rond avec des seins à l’appui, touffe à l’erre

Du soleil vagabond où l’on voit l’espoir de céder ce qui donne raison de vivre à la jeunesse d’aujourd’hui perdue dans le dysfonctionnement des prétendus adultes, sentir que l’envie amoureuse est omniprésente rassure

Je laisse tous les sous-marins se balader entre les cuisses de la mer, avoir le plus gros porte-avion pour martyriser la paix est contraire à la plongée naturelle dans les abysses, avec une pensée vibrante pour le massacre militaire de toutes les guerres

Quand elle aura fini le nettoyage, la terre retrouvera plus d’années à tourner qu’elle en a déjà fait…

.Niala-Loisobleu.

11 Novembre 2024

DESIR ESTHETIQUE DE NOVEMBRE (MISE À JOUR)


DESIR ESTHETIQUE DE NOVEMBRE

(MISE A JOUR)

L’irrégularité sève un coût à la nature et la submerge de boue à la coucher

ce couillon d’homme ayant démoli tous les rouages de l’horloge circadienne

Je m’éclaire l’atelier à la Muse

trouvant là l’équilibre du trapèze

L’irrégularité sève un coût à la nature et la submerge de boue à la coucher

volant au fil des jours en tenant compte des chutes possibles

Sous l’angle de la rondeur le triangle pointe sur une bonne largeur d’assise

que tu cites le volume de tes seins sortis de la nourriture scolaire imposée, touche ma faculté auditive à m’approcher en corps plus de notre enfance où nous avons décidé de ne grandir qu’au sens figuré.

Niala-Loisobleu.

9 Novembre 2024

CLÉMENCE


CLÉMENCE

Au bon étiage de la marée

la forêt s’offre à servir de quai

pour recevoir cet amour migrateur

non-inscrit dans un quelconque site de rencontre

Souviens-toi de la manière qui t’a rapproché de moi naguère

ce n’était que tout un manque d’être enfin toi

et d’écrire au lieu d’enseigner la grimace aux petits-singes

L’eau est passée sous les ponts de la scène à déborder du quai

qui l’eut crue qu’après Valence les ramblas de Barcelone ne seraient pas mordues ?

Aujourd’hui le risque dans sa totalité serait de ne plus se faire confiance, laissant les petites-culottes s’aligner sur les chaises vides à bout portant

Il bat à l’entendre ton coeur

malgré l’épaisseur du sein qui le recouvre en double

quand j’y pose ma main l’oiseau qui me fait coucou sait les rigueurs des attitudes du quotidien tout en gonflant d’espoir son plastron

Je n’ignore rien de ce qui nous attend, sans compter sur les citrouilles pour trouver carrosse, tu peux perdre une de tes godasses à la sortie du bal, ça ne te fera pas sortir du pied que t’aimer me donne et curieusement je remonte derrière ton genou saisir la confiance de vivre.

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Niala-Loisobleu.

5 Novembre 2024