La vérité du drame est dans ce pur espace qui règne entre la stance heureuse et l'abîme qu'elle côtoie : cet inapaisement total, ou cette ambiguïté suprême. Saint-john Perse
« Le Marin-Jardinier » – En cours dans le Jardin de Niala ce 23 Octobre 2020
LE MARIN-JARDINIER
Dans l’équinoxial automne les fouissages profitent de la discrétion de l’époque pour s’implanter autour du soleil des crocus
Au sol les transpirations d’humus que la toile écope entraînent la pensée à planter de quoi garder les oiseaux en mesure de chanter
Dans le dévidoir de l’aspe à soie, si le jardinier s’éloigne des étocs cachés sous la surface ça n’est pas un refus d’accostage, bien au contraire, mais un pilotis qui se tape au chenal pour croire.
A flancs de côteaux le chevalet est là pour retenir de ce qui glisse, un fruit de l’expérience. Le ventre vide la toile, ira aux tiroirs en garnir la palette. Ces tubes-là ont eu leur parade sans se perdre au hit. Tout soleil s’éclabousse de son eau. Le bleu que la mer a pris du ciel averse avec le sel gardé en bouquet. La vie qui inspire l’artiste nourrit bien des mots, que le peintre – lin comme dans l’autre – met en matière sur sa table. Sa guitare donnant libre-cours à ses rubans. Celui qui commence aujourd’hui , poétise pour justifier l’incompréhension qu’il suscitera, comme les autres. A croire.
Voyez ici mon refus de l’aspect crépusculaire qu’il faudrait admettre de donner aux battements du souffle au simple prétexte de devoir croire sur ordre
L’empêchement de se choisir herbe folle sans pied d’écrasement serait-ce conforme au départ de la vague pour son rivage ?
Je ne veux d’autres rousseurs que celles dont tu t’es teintée sans obligation d’être en automne
Au commencement sauvage et nu comme l’état de naissance le naturalise, j’ai senti l’unité et non le séparatisme. Avant qu’on brûle la forêt pour construire il m’est apparu sage d’apprendre en plantant la liberté d’aimer dans la racine de son beau élevé par l’apprentissage. Mes enfants garderont leurs erreurs, je ne leur enlèverai pas leur choix. La vérité est que je suis le père d’une autre chair où l’Esprit rayonne. Le temps d’exercice que j’en ai ne laisse aucune place au doute
La tolérance fait crépiter les veillées le vers à la main
Que le vent rapproche sans éloigner les toits des murs qui les soutiennent et non qu’il rase les cultures humaines.
La dioptrie en convergeant d’un bord du mirage à l’autre ajuste au né la position que j’appelle oasis…te disais-je un instant à peine où rien ne me ne me pleurait les yeux
Je me corrige faute d’un manque incurable de correcteurs de vision
les ophtalmologues ma bête noire
m’ont bouffé le fond d’oeil à la fourchette à huître
la vie en a prie la noyade au point de mettre du naufrage partout alors que repeigneur de ciels je suis toujours en haut de l’échelle
Le cloisonnement doit être à l’origine de ça dans lla multiplicité de ses faons d’être
Quand je suis né il y avait 3 classes, la condition humaine les a réduite à deux, en augmentant la différence
Ubuesque
La classe comme disait La Fontaine selon que vous serez puissant
Alors comme la mer nous porte mieux que le macadam on se voit mieux en proue d’un Kon-TIki
C’est mieux qu’amphore au fond
mais galère royale entre deux zoos quand même
Mes yeux qui ne m’épargnent rien dans la vague la plus scélérate se font brassières pour l’enfant qui t’aime
C’est pas le choix que préfère la lumière et ses watts pour sortir d’ombre
mais dans la manche à traverser c’est autre chose que couler…
Je te dis ça comme un cheval roi-lion surnommé Ulysse…
Dans la vallée de Gogulcar les norias Tournent à l’antique avec un bouvier et des bœufs. Virgile tout attendri contemple ce tableau, Sourit au temps qui dure et reprend son scooter…
Il vient de loin en loin voir un peu s’il y a Du bonheur en campagne ou de l’aigreur chez ceux Qui restent dans les champs à remuer de l’eau, S’il y a des secrets à ranimer ou taire.
Est-ce un aveuglement que l’harmonie visible?
Les femmes en saris rouges qui ramassent des piments
Ont-elles de la beauté une approche paisible?
Les heures, le labeur, la fatigue, les lourdes charges Répètent la même pièce où l’on ne sait qui ment Dans la lumière poudrée d’un Âge d’Or en marge.
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