LE MARIN-JARDINIER


« Le Marin-Jardinier » – En cours dans le Jardin de Niala ce 23 Octobre 2020

LE MARIN-JARDINIER

Dans l’équinoxial automne les fouissages profitent de la discrétion de l’époque pour s’implanter autour du soleil des crocus

Au sol les transpirations d’humus que la toile écope entraînent la pensée à planter de quoi garder les oiseaux en mesure de chanter

Dans le dévidoir de l’aspe à soie, si le jardinier s’éloigne des étocs cachés sous la surface ça n’est pas un refus d’accostage, bien au contraire, mais un pilotis qui se tape au chenal pour croire.

Dans le scaphandre en plongée de l’atelier.

Niala-Loisobleu -23 Octobre 2020

LES CHAISES MUSICALES


Niala dans « La Maison Perdue »

LES CHAISES MUSICALES

A flancs de côteaux le chevalet est là pour retenir de ce qui glisse, un fruit de l’expérience. Le ventre vide la toile, ira aux tiroirs en garnir la palette. Ces tubes-là ont eu leur parade sans se perdre au hit. Tout soleil s’éclabousse de son eau. Le bleu que la mer a pris du ciel averse avec le sel gardé en bouquet. La vie qui inspire l’artiste nourrit bien des mots, que le peintre – lin comme dans l’autre – met en matière sur sa table. Sa guitare donnant libre-cours à ses rubans. Celui qui commence aujourd’hui , poétise pour justifier l’incompréhension qu’il suscitera, comme les autres. A croire.

Niala-Loisobleu – 23 Octobre 2020

A CETTE HEURE-CI


ART BRUT

A CETTE HEURE-CI

Voyez ici mon refus de l’aspect crépusculaire qu’il faudrait admettre de donner aux battements du souffle au simple prétexte de devoir croire sur ordre

L’empêchement de se choisir herbe folle sans pied d’écrasement serait-ce conforme au départ de la vague pour son rivage ?

Je ne veux d’autres rousseurs que celles dont tu t’es teintée sans obligation d’être en automne

Au commencement sauvage et nu comme l’état de naissance le naturalise, j’ai senti l’unité et non le séparatisme. Avant qu’on brûle la forêt pour construire il m’est apparu sage d’apprendre en plantant la liberté d’aimer dans la racine de son beau élevé par l’apprentissage. Mes enfants garderont leurs erreurs, je ne leur enlèverai pas leur choix. La vérité est que je suis le père d’une autre chair où l’Esprit rayonne. Le temps d’exercice que j’en ai ne laisse aucune place au doute

La tolérance fait crépiter les veillées le vers à la main

Que le vent rapproche sans éloigner les toits des murs qui les soutiennent et non qu’il rase les cultures humaines.

Niala-Loisobleu – 19 Octobre 2020

ÉTIREMENTS MÉTÉOROLOGIQUES


Bras levés la Chaume tient une lumiere vive dans la mécanique du ralenti

Le merle en franchissant l’atelier a parlé de questions d’habitat rapproché

Propos intimement chaleureux

Puis à son tour, la Tardoire a montré l’ivoire de ses dents dans la grande roue du moulin

Derniere herbe

Regain d’un été meurtrier qui retient le retour de l’hermine

L’air saturé de vendanges a du mal à tenir debout. C’est le moment que choisit la pluie pour l’arroser

Niala-Loisobleu – 14 Octobre 2020

VENT D’ANGES


« VENT D’ANGES » – Niala – 2020 – Acrylique s/toile 55×38 -Prix Atelier: 650,00 €

VENT D’ANGES

Le jardin somnole

un peu bourru

l’oiseau est serein

un vent de mer arrose de ses feuilles un dernier soleil or

la saveur du fruit s’assemble pour l’arôme

de l’été reste

la photo des rires d’enfants dans le chant de la vie

ouverte en bouquet

plaine fenêtre.

Niala-Loisobleu – 10 Octobre 2020

TOUJOURS DE M’AIME


TOUJOURS DE M’AIME

De la main qui sans cesse recommence

le contact pileux est un peint saut dès le matin

les visages n’ont d’yeux que pour se croire

agenouillés l’un sur l’autre

pendant que les villages mettent leurs maisons en érection

Quand tu me tiens la barbe

comme le chien je saute

plus joyeux qu’un propos racoleur pourrait promettre

Comme si refaire le m’aime geste est un nouveau à chaque fois…

Niala-Loisobleu – 23 Septembre 2020

A PROPOS DES VISIONS DE L’OEIL


A PROPOS DES VISIONS DE L’OEIL


La dioptrie en convergeant d’un bord du mirage à l’autre ajuste au né la position que j’appelle oasis…te disais-je un instant à peine où rien ne me
ne me pleurait les yeux

Je me corrige faute d’un manque incurable de correcteurs de vision

les ophtalmologues ma bête noire

m’ont bouffé le fond d’oeil à la fourchette à huître

la vie en a prie la noyade au point de mettre du naufrage partout alors que repeigneur de ciels je suis toujours en haut de l’échelle

Le cloisonnement doit être à l’origine de ça dans lla multiplicité de ses faons d’être

Quand je suis né il y avait 3 classes, la condition humaine les a réduite à deux, en augmentant la différence

Ubuesque

La classe comme disait La Fontaine selon que vous serez puissant

Alors comme la mer nous porte mieux que le macadam on se voit mieux en proue d’un Kon-TIki

C’est mieux qu’amphore au fond

mais galère royale entre deux zoos quand même

Mes yeux qui ne m’épargnent rien dans la vague la plus scélérate se font brassières pour l’enfant qui t’aime

C’est pas le choix que préfère la lumière et ses watts pour sortir d’ombre

mais dans la manche à traverser c’est autre chose que couler…

Je te dis ça comme un cheval roi-lion surnommé Ulysse…

Niala-Loisobleu – 20 Septembre 2020


EN ÉTAT DE NATURE

EN ÉTAT DE NATURE

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Dans la vallée de
Gogulcar les norias
Tournent à l’antique avec un bouvier et des bœufs.
Virgile tout attendri contemple ce tableau,
Sourit au temps qui dure et reprend son scooter…

Il vient de loin en loin voir un peu s’il y a
Du bonheur en campagne ou de l’aigreur chez ceux
Qui restent dans les champs à remuer de l’eau,
S’il y a des secrets à ranimer ou taire.

Est-ce un aveuglement que l’harmonie visible?

Les femmes en saris rouges qui ramassent des piments

Ont-elles de la beauté une approche paisible?

Les heures, le labeur, la fatigue, les lourdes charges
Répètent la même pièce où l’on ne sait qui ment
Dans la lumière poudrée d’un Âge d’Or en marge.

André Velter

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LA PIERRE POSEE


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LA PIERRE POSEE

Passe un vol d’hirondelles

reste des nids sous la dalle

le Capitaine à la table d’orientation et la rose aux vents

des bateaux de papier plié

tes seins si attendus qu’ils débordent de mes mains

et au loin toujours plus près, ce piano-mécanique qui tourne l’enfant vers moi

dans le bain sacré du caniveau où l’âne abreuve de fantastique

l’homme dans son jardin de soleil…

Niala-Loisobleu – 23 Mai 2020

D’IRIS EN IRIS, PASSE ET REVIENS


Artists Goli Mahallati Goli Mahallati Art Work

D’IRIS EN IRIS, PASSE ET REVIENS

 

Ciel et ses seins

Ronde lumière

L’arc-en-ciel au spectre enfante blanc

 

Alors les barreaux ne peuvent garder Vincent muet

l’oiseau bleu

nidifie son ventre par la toile

 

Au bout des Alyscamps

la nécropole

ouvre la maison jaune

 

Ex-Voto: Je t’aime, tais-toi

se met en vitrine

comme un cri d’Arles

 

Niala-Loisobleu – 25 Avril 2020

 

 

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