« BLEU-TROTTOIR » – NIALA 01/12/24 – ACRYLIQUE S/TOILE 73X60


« BLEU-TROTTOIR »

NIALA 01/12/24

ACRYLIQUE S/TOILE 73X60

Passé les bornes, mon trottoir s’ouvre les yeux vers le bleu

le cheval dételé s’ébroue dans les brancards au passage d’un putain de like

on peut se faire piéger par une nasse mise entre deux arbres comme par une oiseleuse répandant sa glu à la source

C’est la vie de merde que le pied droit côtoie

Puis les mots et les maux, y-a-t-il une différence ?

Du coup, je les peins pour écarter l’abus de confiance

j’aime tellement la poésie que je tremble à l’idée qu’elle cache la nudité

Petit-Peintre, garde ta couleur de l’Homme

elle met des fruits qui ont du goût dans le verger

et file tisser les phases de la lune en plein soleil, ce sont tes enfants.

que ton âge, comme les vignes et la Charente, continuent de te voir fertile

ceux qui cachent l’amer derrière un pincement de jolis mots, sont plus navigables…

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Niala-Loisobleu.

1er Décembre 2024

« LES YEUX VERS » – NIALA 30/11/24 – ACRYLIQUE S/TOILE 73X60


« LES YEUX VERS »

NIALA 30/11/24

ACRYLIQUE S/TOILE 73X60

Derrière le froncement des hennissements du cheval

avant d’avoir fini de traverser les tiges rigides de la steppe

j’ai gratté les balustres d’un parapet en corniche sur l’à-pic

le ventre face au vertige de l’exil

les lunettes bleues soulèvent une question

Alors l’écope renversant le seau sort la tête

ohé du bateau !

La barre des cailloux à fleur d’eau passée, je vois les poignets de l’île

il n’est pas trop tard, rectifie Barbara

le tant reste

nous y sommes dans cet absolu

ses us et coutumes et son code

les yeux vers la chair de tes mots, Ma

je presse sur les tubes de notre hit-parade de la main-gauche, sans faire glisser le sein que tu as mis dans ma paume.

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Niala-Loisobleu.

30 Novembre 2024

PREMIERS MOTS D’ECUME


PREMIERS MOTS D’ECUME

A la diagonale des premiers mots qui reviennent, l’estran ébranle la coque

cette marée qui s’approche déshiverne le guet du naufragé, une voile apparaît au large

Des cargos sont passés en laissant leur cargaison de containers poursuivre leur mépris

Signe avant-coureur, la hauteur de l’astre solaire s’est élevée de plusieurs étages à la veille d’allumer le phare

Sur le bleu pur du ciel, j’ai senti ton eau douce s’approcher de la cavité sèche que l’espoir avait creusé de ses mains

le Petit-Peintre est monté dans la forêt, cueillir les pigments qui redressent la toile dans les empreintes visibles.

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Niala-Loisobleu.

30 Novembre 2024

A FORCE D’AMOUR


Temoignage, ce tableau s’est fait source de celui en cours aujourd’hui

A FORCE D’AMOUR

Les jours sans et la plage anti-débarquement minée, des années laissent s’emplir toute force de vide

je vis, toujours aussi interloqué, devant cette méchanceté calomnieuse de personnes qui vous doivent tout

mais les guerres se montrent toujours les préférées des hommes. Une avidité chronique est en eux

Ma main a tremblé…aujourd’hui

la peinture allant à l’intérieur de la toile comme un soleil voulant revenir sur ses pas pour ranger le foutoir mis par certains

Le bétail est reparti aux prés, heureux de voir comment les arbres flambaient comme à la St-Jean, pendant que les chevaux pensaient au printemps, raides comme des saillies

Puis des oiseaux en accompagnant le char-à-bancs à la mairie, se sont offerts comme témoins au mariage. Dans la chambre, les draps fleuris d’une nuit nuptiale n’ont pas fermé la lumière en ouvrant le lit. Il aura fallu le temps de laisser à la nature la force de régénérer

Bleu, de la fraise des seins à la source abdominale, ce tableau de toi et moi, Ma, sera ma dédicace au mystère tout entier…

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Niala-Loisobleu.

29 Novembre 2024

SOMMET DE NOUS PAR BARBARA AUZOU


C’est bien là que le sommet des mots, est à sa place, les fourmis montrent par leur nombre, qu’ici l’herbe est un assemblage et non chant de foire

Le silence prend la forme d’un esprit entier, sans avoir à s’exprimer de façon carrée

j’en palpe le relief si différent de ces mornes plaines, où même un arbre est jugé exigeant

L’auto-portait vient d’être touché par ton code, Ma, l’information est entrée au chevalet, comme ce qui procède de l’instinct animal

J’hume le dehors pour oxygéner mes jambes, le tour du vendredi hors de la Chaume pour faire le plein

Ton coudrier greffé à cet ailleurs où te trouver dans ce mystère, sans vouloir le déflorer, bien au contraire

Rien d’étonnant à ce que l’ultra-son parvienne en clair au large de la baleine…

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Niala-Loisobleu.

29 Novembre 2024

NIALA OEUVRE EN COURS

VENTILATION DE TOI


VENTILATION DE TOI

Par la montée des marches, la rosace du plafond en tirant le cordon du baldaquin, laisse le lustre de côté pour te faire apparaître, nue de vérité

Qui aurait pu penser que le lit se tenait en sentinelle au large d’un repli de méandre

Il arrive que des chemins fassent étape dans un coin de l’histoire, le temps de laisser croître les nymphéas

La première grenouille qui sortit de la fosse, exhiba un concerto de violoncelle sans autre geste que celui d’avant la guerre. Comme on laissait porte ouverte aux enfants pour buis sonné leurs humanités

La couleur enjambée, se mit à niveler les trous et les bosses, envoyant Sisyphe au sommet du Mont-St-Michel en accommodant. un traité de paix avec l’estran

J’ai vu le funiculaire emprunter la rue Lepic entouré d’un sentiment aux peaux frottées

C’est « du sacré coeur », taguait un poulbot sur les lamentations du mur des fortifs

Mercredi, en fin sans école, laisse venir du fond de la cuisine , cette odeur croissante que ton ventre tient au four, le beurre et le miel se tartinent sur la langue, ces soupirs à la feuille d’or nappent ta poitrine page après page.

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Niala-Loisobleu.

27 Novembre 2024

CONTOURNEMENT


CONTOURNEMENT

Sous le pont, au départ des voies nouvelles, le bord du cadre s’élargit

Le soleil est pâle, du vent frappe à la porte, de la rue monte l’appel d’un marchand de peaux de lapin

Quelques oiseaux en partance pour une saison décalée se sont posés aux épaules nues du jardin-public. Je regarde dans le kiosque à musique les hauts-bois s’agiter derrière ton sourire

J’ai eu une première sensation de nouvelle peinture quand je t’ai vu traverser la toile toute nue

Ainsi font les marionnettes quand les gisants cèdent la place au rite cérémonial du vivant

Au bout de leur ficelle, tes seins densent du balai…

j’entame une Epoque où du passé, naît la nouvelle marée haute…

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Niala-Loisobleu.

26 Novembre 2024

FENÊTRE SUR VUE


FENÊTRE SUR VUE

Passé le crépuscule, l’aube pousse la porte du vestiaire

je ne mesure pas l’amer, mais j’en connais les effets de tangage

Lancé dans ce nouveau chenal, je tiens le phare côtier à l’aplomb des balises

cale pleine du vivre à manger et de l’ô à boire pour combattre le scorbut

Bertin me chante du plus loin, ta présence offerte, parfumée

voiles larguées à la proue de tes seins, algues marines au bombé de l’aine

Un point d’île marqué à la pointe du pinceau encarte l’amerrissage prochain

Vieille demande en mariage que le mareyage tient sur le banc de la grande pêche, dans cette chanson que les marins sortent de l’accordéon en direction des baleines

Ici, le temps s’entoure de pores qui exhalent la couleur vive des coques pour la formation des mousses

dans cette odeur de saumure amoureusement nichée aux points stratégiques de l’anatomie féminine

Dépassé la barre, l’anémone fixe le corail au doigt, c’est l’heur d’embrasser la mariée…

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Niala-Loisobleu.

26 Novembre 2024

CASSER LA GLACE ET FRANCHIR LES NEIGES


CASSER LA GLACE

ET

FRANCHIR LES NEIGES

La vie et ses transhumances intestinales s’expriment en flatulences tueuses selon le choix du tireur et de sa cible

Trop d’années m’ont imposé un choix contraire sans pouvoir inverser la musicalité du pet

Les boyaux tordus, il faut repartir à l’assaut, comme me disait mon grand-père en me disant l’horreur de son expérience des tranchées

D’un père qui me donna de quoi passer les allégations mensongères de la main gauche, j’ai pris un pinceau pour épée, et ai monté la tour sans souci du sens de l’escalier

Avoir appris de mon fils Patrice, cette malédiction chrétienne, le jour de mes 91 ans, a éclairé le bien-fondé de la résistance d’une enfance qui ainsi s’est ouvert sa sortie de secours du monde du pouvoir du plus fort

Je suis attaché au symbole, cette découverte aura été mon plus beau cadeau d’anniversaire

Au point que ce matin je vois au-delà des caprices du vent d’une mère abusive, complètement désinhibé du jugement accroché au cul d’un ténia qui se nourrit de vous

je lève donc la main-gauche sans jurer

simplement pour me rendre à l’atelier sans modération pour faire ma toilette avec ce Savon Bleu,

ce Juste qui sait ce dont ma peau a besoin, qui elle aime en dehors des griefs de la distance, fidèle au gabarit de ses seins et à la riche verdeur de son herbe.

.Niala-Loisobleu.

25 Novembre 2024

EN CORPS DE LA MAIN GAUCHE


EN CORPS DE LA MAIN GAUCHE

Il se la chante,

« Ne me quitte pas »

le Petit-Peintre de retour à l’atelier

en attendant qu’un de ses fils arrive

avec sa chérie

fêter sa naissance

Les dents desserrées

pour mordre encore ce fruit avant qu’il ne tombe

A travers la tôle ondulée du temps qui passe

ce qui reste ne se compte pas

T’as d’beaux seins la Vie, c’est tout ce qui conte

alors allons-z’y….

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Niala-Loisobleu.

22 Novembre 2024