C’EMOI, UN TROU DE PIERRE POUR LA FENÊTRE, CLEF SUR L’APPORTE


C’EMOI, UN TROU DE PIERRE POUR LA FENÊTRE, CLEF SUR L’APPORTE

Morceaux de crayons usés, des bouts de ficelle , un reste de craie pris à la falaise, beaucoup de nids-de-poules creusés en couvées par débords de mer parachevés avec soin ou erreur égales par les porteurs du nom , le bateau et les rugissants mes Bermudes, scoumoune du triangle. A faute à qui ? Sans aucun doute à roux sauts .L’enfant est resté pur sans angélisme, la dure c’est auprès de celles qu’on aime qu’on l’apprend. Ma foi s’est toujours tenue à l’écart des bénitiers ce qui forme au contact de l’exceptionnelle générosité d’exploitées du maquereau au vain rouge. Le coeur gîte sans dessaler plus en petite vertu qu’au Couvent des Oiseaux.. Peindre, ceux qui m’y ont formé savaient de quoi y parlait. Avec le sens du carré dans la phrase. De leurs couilles ils savaient la syntaxe sans avoir le moindre diplôme. C’est plus formateur pour l’humain. Aussi partir de l’homme pour y aller jusqu’au bout du possible, ça élève plus la femme que l’entretien du mépris par le rabaissement du genre opposé. Quand la baleine promène son baleineau à travers les ô séants elle lui dit pas que son père vaut pas un parapluie, ils nagent dans leur eau sans rêver d’aller voir sur Mars si y a de quoi se baigner.

Niala-Loisobleu – 26 Février 2021

A PIED-D’OEUVRE EN NOUVELLE LOGE


A PIED-D’OEUVRE EN NOUVELLE LOGE

Niala, devant l’ébauche de « LA VIE, POUR L’AMOUR MAINS TENANTS…», en dialogue pictural avec « l’Homme de Clarté » toutes ailes déployées.

Rien de ce qui fait nuit n’obstruant son Jour

je n’ai pas retenu ce qui tire ma main au chevalet

« Ainsi commence la Clarté »

entendis-je

les oiseaux chanter en entrant dans l’ébauche

Le perçant de son regard ne pourra plus jamais descendre

l’effet plume

au ras de l’existence

De ce qui s’élève il est l’entité

Confondus en une m’aime sincérité

l’Enfant et moi

faisons le premier mouton d’un troupeau

qui tire mon âme du précipice

haut vers l’alpage

à l’escalade du Bleu Nouveau

Niala-Loisobleu – 25 février 2021

AU CHEVALET ET TENDRE


AU CHEVALET ET TENDRE

L’ajout celui qui porte et soulève jusqu’au mirage sans en posséder les menteries ensorceleuses

A-t-on jamais vu un enfant dessiner un mensonge ?

Tellement vrai que les psychologues s’en font le moyen de les faire parler quand le drame les a bloqué

Les sales histoires sont le pain quotidien d’une triste chaîne alimentaire que mes arbres refusent de porter en fruits. Mes petites maisons-blanches veulent garder l’accent du sud sans la jalousie criminelle d’une Carmen égocentrique. Dans le bas de l’encaissement du fleuve le fil de Tolède aiguise les arcs juifs à côté des fontaines des jardins arabes

L’amour de l’art ouvre grand sa porte aux sens de l’âme malgré le seul attrait de commerce qui s’en dégage chez certains.

Niala-Loisobleu – 25 Février 2021

SORTI DE L’EPOQUE/2021 VOICI LE N°5 « CONFINEMENT


SORTI DE L’EPOQUE/2021 VOICI LE N°5 « CONFINEMENT »

L’Atelier sous le masque rue contre le vide

Expositions fermées

La fin de l’art pratiqué

Indigence

Lutte inégale

Mal interne ressenti

L’indifférence s’épanouit

Sauf que l’artiste refuse l’état de légume

Il est la parole portée

L’écho lancé

La fibre communicante

Le lien de l’apporte

Le souffle

L’expression vivante

L’amour qui veut vivre….

Niala-Loisobleu – 23 Février 2021

« CONFINEMENT »- Niala- 2021 – Acrylique s/toile 65x50

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UN JOUR DE VOIR ET FAIRE


UN JOUR DE VOIR ET FAIRE

L’oeil sorti d’un doigt franchit la friche

il a entendu le pas de la rivière et vient à quai

Toucher, palper, reconnaître, découvrir

jeter l’arrêt sur image

la mise sur voie de garage comme un wagon-bétail qui regarde défiler le qu’on voit

pour peindre de la toile à t’hisser dans la clarté.

Niala–Loisobleu – 16 Février 2021

CONTREBANDE


CONTREBANDE

L’écharpe d’enrouement glisse de son cravatage de mots qui seraient étrangers à la définition qualitative du cou. Nous étions une île. Un tsunami en a fait un in-continent

Entre le calice sacré et la partie florale d’un jour qui se fête comme aujourd’hui à grand frais et beaucoup moins d’amour, se balade une littérature de détournement

J’aime la verticale qui part du noyau vers la peau sans se fourvoyer dans l’appeau en embuscade

Être fendue est bien plus grand que de se vanter d’un appendice – ça ne s’arrête pas à la débandade après cocorico

Dire que des femmes s’en plaignent comme d’une infirmité ablative au couteau m’a valu dès ma prime jeunesse à aujourd’hui une incompréhension plus souvent méchante que comprise

Tiens je vois des tons francs se manifester

la palette donne des signes de métamorphose

Ceux qui échappent à toute imperméabilité de l’âme

Mourir d’amour ça n’existe pas on ne meurt que de sécheresse

Donner nourrit avec équilibre au contraire de prendre

Niala-Loisobleu – 14 Février 2021

L’EPOQUE 2021/4 – « APPAREILLAGE »



Voici le N°’4 de la nouvelle EPOQUE 2021 en collaboration avec BARBARA AUZOU : « APPAREILLAGE » Merci de considérer que le poème est indissociable du tableau et vice-versa…

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est IMG-5916-rotated.jpg.

L’EPOQUE 2021/4 – « Appareillage » – Niala – Acrylique s/toile 65×54

APPAREILLAGE

flottant

flottant 

la morphologie du quotidien

avec ses blessures que l’on observe

couchées crues sur un tapis roulant

on peine à y comprendre le pays

on tend un bec une aile

on se fait un troisième oeil sur les reins

attendant tête en bas la réponse d’en haut

qui viendrait avec la tulipe caressée du cerveau

ou le lys soyeux d’un sein

on veut habiter l’éclaircie

dont on ne voit que les épaules

derrière des portes peintes 

où l’on est admis que trop rarement

on accorde un piano ancien luisant

de marques fauves pour jouer

quelque chose comme une embellie

Barbara Auzou.

A CIEL DES COUS VERS


A CIEL DES COUS VERS

Des crus je garde le rêve pour archétype

un mental acquis en 1982 quand j’ai vu partir le temporel à l’eau

Aujourd’hui me voici sortant mes yeux vers comme lâchant le pigeon qui va porter le message d’espoir, pour faire taire une réalité sans recours autre

Vivre dans sa condition existentielle en récupérant ses bleus pour monter l’écran de jouvence

monté à cru tout nu le pouls cognant

à la fourche des cuisses

les maisons décrochées de tous les malheurs climatiques, aux clochers les glas délestés, la volée d’orgues en marche nuptiale avec le char-à-triple-ban des oiseaux tapant dans leurs mains, la lumière zygomatique dans les ruts, l’enfant et ses billes sorties du sac à merde, le méchant juste pour inspirer Guignol à faire rire les enfants

Et tes seins

vastes

ton ventre de haute-herbe

crinière de lion potagère

rugissant…

Niala-Loisobleu – 8 Février 2021

CEREMONIE DE DISTINCTION DE L’ARBRE


CEREMONIE DE DISTINCTION DE L’ARBRE

A proximité d’oiseaux tenant le chaud de leurs couleurs au terne d’un ciel chagrin,

L’Arbre est contre son cheval paré de blanc

Un genou exceptionnellement en terre

La grande épée sortie du rocher vient se poser aux épaules, l’adoubant Chevalier

Aux rives de son cou, lèvres ouvertes, jusqu’à la racine, il sent glisser l’égrégore en lui

Toute entière réunie en lui la forêt joint les fruits de ses essences, sa force, sa tolérance, sa beauté en une seule union sacrée du Ciel et de la Terre

S’élève le chant des oiseaux sur la canopée hors-d’eau en pleine lumière

Niala-Loisobleu – 8 Février 2021

ELLE EN APPELLE AU CERISIER


ELLE EN APPELLE AU CERISIER

La partie sombre éclairée sur son sein

migre les canards pour mettre l’embuscade au pilon

Le chien tourne autour de l’arbre et fait le nettoyage pour que l’herbe redresse le courant

Dans ses yeux fermés elle conduit l’oiseau sur sa branche

les rouges roses du grimpant, parfument l’écran en 3 D sous les crayons de couleur de l’enfant préposé à la projection du faisceau au Cinéma Paradiso

On sait déjà qu’elle a relancé le pouls du cerisier par sa concentration décuplée.

Niala-Loisobleu – 4 Février 2021