
ET VEILLE AU VERSANT
Des cordes que gratte la pierre plate
Se loge une lumière de coin de lune
Le feu tient ce qu’il faut de braises
En balises animées tapies au tissage
Un bonjour paisible s’élève aux mains du village
Niala-Loiobleu – 30 Mars 2021

ET VEILLE AU VERSANT
Des cordes que gratte la pierre plate
Se loge une lumière de coin de lune
Le feu tient ce qu’il faut de braises
En balises animées tapies au tissage
Un bonjour paisible s’élève aux mains du village
Niala-Loiobleu – 30 Mars 2021

EMPREINTES PRISES DANS LE CARTON A CHAUSSURES 3
Quand plus lourd qu’une pierre à porter de légende mytho, ton jour se prend lui-même en filature, que pourrais-tu espérer qu’il en sorte ? Un proverbe dit qu’il faut commencer par balayer devant sa porte.
Et ça porte.
Le faux est devenu une telle vérité, que plus rien ne lui échappe.
On vit un mensonge.
Enorme difFérence avec la forme mensongère connue depuis toujours. A présent quand c’est pas leurre c’est encore leurre. Evidemment ça corrompt autrement qu’une chanson de Bachelet. Pire qu’une usine éco-musée, un terril de campagne aménagé en remonte-pente pour la déprime. On te pique à gogo, l’addiction se fait lourde (sans miracles). Le climat atteint le mental dans sa dégradation. Basta !
Les abus d’amour en tous genres, preuves à l’appui de conduite strictement intêressées font florès.
A tout ce qui aurait du me pourrir la vie – faut dire que depuis un an, l’entreprise a été menée avec une volonté étonnante – je dis ramassez vos billes j’vais continuer à vivre le plus longtemps possible. Quelque soit la durée qui me reste, sachez que je vais la faire plus belle qu jamais. D’une propreté d’autant plus grande qu’elle sera sans vous, les gales, morbacs de dessous sales, chancres mous, rats dégoût. D’autant que chaque jour sera plus dur avec le Macron que vous nous avez scotché pour cinq ans, voilà un motif qui pourrait se suffire à lui-même. Mes faux-amis, faux-témoignages d’attachement, je vous quitte sans regrets, j’ai donné plus que vous avez pris.
L’Amour ne baisse en rien de son grand A
Bien au contraire il grandit
il s’élève
Lumineux
Sacré
Présent au seul endroit qui ne s’étale pas comme un trottoir où l’on racole. Mon Coeur te garde ma Muse, ton jardin est fertile parce que mieux que bio, nature.
Niala-Loisobleu – 31 Août 2017


DES RIVEES MUSICALES
A peine au fait de la lanterne, sur l’appui du sommet , le phare fit jour à l’écume par balaiement circulaire en se tenant le Centre comme racine de rambarde
Comment vous dire la densité du ressenti ?
Le monde marin débordant la fosse mit le chef debout face à l’orchestre
seins phoniques en bal populaire au carrefour d’une révolution lunaire, hanches en bouche des hauts-bois, violons de l’alto de la chanteuse à voix grave aux mandolines vénitiennes profitant d’un arrêt paquebot
pipeaux mis en quarantaine pour un jazz-band sans remontant
peau à peau comme à l’origine de la découverte de la grotte, les tambours sont allés au plus profond quérir
les cuivres en astiquant à la mode de quand on cuisinait à l’ancienne
J’aime le baroque
c’est inspiré
créatif
sacré
imaginatif
possiblement prêt à jouer partout sans se tenir aux fins de semaine tombant à la paye
Ah sous les voûtes d’un roman abandonné en pleine campagne
quand ça gagne la flèche du tympan
ça me retourne pareil que cette Musique que m’a composée Ma, ce Dimanche
Au point qu’à l’atelier où elle m’attendait j’ai peint comme un manuel participant au changement planétaire, lâchant le renouvelable tel un Magicien mettant le 8 au monde.
Niala-Loisobleu – 28 Mars 2021
Voici le N°7 de la nouvelle EPOQUE 2021 en collaboration avec BARBARA AUZOU : « MUSIQUE » Merci de considérer que le poème est indissociable du tableau et vice-versa

L’EPOQUE 2021/7 « MUSIQUE »
Niala
Acrylique s/toile 55×38
L’EPOQUE 2021/7 « MUSIQUE »
je garderai
en ton mineur
ta petite main de pluie
qui gratte l’idée d’un autre monde
et l’espoir de la rose de mai
tes mots qui brûlent à feu doux
douces veilleuses et petit-lait
larme sur le nord des jardins qui fait
l’eau concave et les projets propices
à l’ipomée
dire que tu écris pour réparer l’enfance d’une injustice
serait réducteur
c’est une composition
une totalité
l’atout majeur les seins les sens et le destin
l’animal arrivé tout entier
Barbara Auzou.

AUTAN EN GARDE L’EVENT
Ou l’on apprend plus tard que l’embouteillage d’une route pour gagner le soleil devait voyager plus loin pour initier le rire profane en montée aux sphères. Comme si le pays cathare tendait son pic à la base
Epreuve initiatique
qui franchit et affranchit sur le pointillé d’une frontière occitane
Un seoir poésie à l’accent chaud qui roule au-devant d’un mauvais virage
Autan le dire voilà un silence qui brasse à la montée de ses pierres comme un raisin foulé aux pieds dont le cru finira par exprimer la quête de l’abeille dans les tentatives du serpent au débusqué de son caillou
Autan ne pas oublier…
Niala-Loisobleu – 27 Mars 2021

EXAMEN DE CONSCIENCE
A Barbara AUZOU
De lire que je serais au point de m’apercevoir de la beauté de ta poésie aurait pu me mettre à terre, si je ne voyais pas là l’énormité du différent stupide qui a causé un dommage qu’il faut réparer. Jamais je n’aurais pu illustrer Les EPOQUES 18/19/20 ET 21 sans être inspiré par la grandeur qui fait la beauté de ta poésie.
Je ne peux , à moins d’accepter de ne plus vivre comme je l’ai fait durant ma longue existence, laisser cette oeuvre sur le bord de sa route. Elle n’a rien de commun avec nos créations séparées. C’est l’absolu que nous avons voulu atteindre ensemble.
Alors pour lever ce quiproquo, je déclare que ton art poétique est puissant.
Qu’il est d’une beauté totale qui ne peut se révéler qu’en face d’un silence où les mots voyagent à la conquête de cet espoir que le quotidien refuse mais que nous atteignons par symbiose.
Aussi il faut dire cette complétude n’existerait pas sans amour.
C’est amplement significatif.
Niala- Loisobleu – 27 Mars 2021
Sur le fil du désir nous marchons vers un dieu. L’Éternité s’invente à chaque galaxie. Il faudra piétiner les banquises du songe, les vallées de l’espace, les
mondes attiédis et les étoiles rouges où l’agonie s’installe, avant de parvenir au cœur d’un tourbillon, originel chaos préparant le cosmos. L’avenir quotidien saura
peser nos âmes.
Sous l’écorce nous aimions l’arbre et sous l’arbre le vent. Ils voyageaient ensemble et traversaient les fleuves qui offriraient au loin l’élan de leur vigueur. Parfois leur ambition
se perdait dans les sources pour mieux régénérer quelque très vieux désert où s’évaporaient des batailles dont les cris malgré tout étaient encore
humains.
Quelquefois une étoile noire macule nos livres d’images, conférant à la maladresse une saveur d’infini comme ces portulans dont l’imprécision même faisait parfois
surgir tout l’or d’un continent. Lorsque les galions de nos enfances grises auront pillé l’azur et vaincu l’ouragan, nous rentrerons chez nous pour créer des empires au fond de ces
jardins qui nous faisaient si peur.
Bec, ongle, pince et griffe au partage du jour. Un règne lacéré s’installe en nos mémoires où le passé vacille au profit d’un futur à peine immunisé des
à-coups de l’Histoire. Serons-nous les mutants des ruines ou du bruit que font la mort violente et le crime lucide ? Notre goût du bonheur serait-il perverti au point de maquiller
toute vie en suicide?
Cherchant à expliquer comment naît un désert, nous avons commencé par le feu et la pierre, poursuivi par le vent, la silice et le quartz, pour nous perdre en chemin, à
mi-genèse presque, en un autre désert plus vide et plus ancien, bien établi déjà dans son horreur parfaite. Désert civilisé, techniquement au point pour
suicider le rêve et flouer la mémoire.
Mannequins effacés, pâles sorciers du doute, l’alchimie du futur envahit votre nom en diluant la mort dans le sang des vivants. Vous devrez affronter votre substance même où
le poison se mêle à l’élixir du temps. Devien-drez-vous robots, golems ou androïdes assoiffés de revanche en vos corsets de fer ou cellules à venir d’un homme
déjà mûr qui saura, mieux que vous, apprivoiser l’énigme?
Le froid sculpte au hasard des soleils de banquise montés dans le dernier carré d’un ciel vaincu. Un désespoir nous gagne aux fruits mal défendus, certitudes glacées
des vérités acquises. Les planètes balancent en un cosmos qui enfle et nous nous épuisons à le suivre en secret vers les confins d’un dieu surgi de l’improbable,
instant zéro d’un monde ou trop jeune ou trop vieux.
Un cerveau de roi fou boit chaque ciel qui passe au-dessus du chaos mis sur ordinateur. Le progrès bien nourri programme les famines, résiste quelquefois à la greffe du
cœur. Nous autres, courtisans d’un souverain de plume, nous nous habituons aux bonbons de la peur, et quand il nous promet des rasades de lune, notre roi fou se trompe, et de siècle,
et de mœurs.
Nouer le maillon d’eau à son maillon de sable fut longtemps le projet de ces minces pêcheurs qui croyaient au bon vouloir des vagues. Cette harmonie factice et corrodée de sel,
nous l’avons éloignée sur ces bateaux en flammes porteurs de chefs vikings que dissoudrait la nuit. Leur âme calcinée flottait entre deux règnes où se distinguait
mal le présent du futur.
Le temps voyage seul, oubliant les saisons que les grands migrateurs s’échinent à poursuivre en leurs dérives hauturières, poussés par la loi de l’espèce. Le temps
voyage seul, faisant de notre vie une gravitation sans escale. Nous-mêmes deviendrons oies sauvages, cigognes, toujours entre deux nids, entre deux continents, mais notre unique loi sera
la chute libre sur une orbite calculée pour nous maintenir en éveil dans notre rêve de vivants.
Des puits se sont creusés sous nos pas délébiles et nous ont digérés en un silence noir. Depuis, nos voyageons dans les boyaux du monde, sans savoir si le vide ou
l’enfer sont au bout. Cette vie souterraine a collé nos paupières, érodé nos genoux, palmé nos maigres doigts. Nous sommes devenus taupes, racines, larves d’un royaume
inversé où la mort a le temps.
L’oeil d’un dieu est inscrit sur l’iris de nos songes, nous évitant ainsi de mutiler le jour. Statues, temples, autels des religions plausibles continuent de bercer notre fuite en avant.
Nous nous voulions chasseurs et nous sommes la cible d’étranges microscopes aux lentilles de vent. L’examen est clinique et la conclusion vague: on n’apprivoise pas les bacilles du
temps.
La paupière des jours s’est fermée sur la ville, œil cyclopéen soudé au terreau de l’Histoire ou reliefs de festin laissés par les pillards. Nous ne
témoignerons ici que de vestiges arasés par le soc, aplanis par le vent. Si des trésors existent, ils sont noyés d’oxyde et si la vie revient, ce sera en secret. Le
laboureur triomphe en restant immobile de tous les cavaliers jadis maîtres en ces lieux.
Nous tous éparpillés en atomes de glaise croyons à ce noyau qui nous maintient debout, mais tout en ignorant au centre de quel fruit il affermit sa coque et nourrit sa
matière. Certains furent tentés de briser ce noyau afin de déchiffrer le nom et le message. Un éblouissement leur tient lieu de cercueil. Pourtant c’est leur orgueil qui
nous permet de vivre.
L’argile du rempart ne résistera guère au limon de l’Histoire amassé par le Vent. Votre sécurité tombera en poussière, peuples nés de la nuit avec du rouge au
front. Le fleuve coulera sur vos années-lumière, vos enfants, votre blé garniront les tombeaux et l’or de votre foi ne servira, en somme, qu’à creuser un peu plus notre
destin de sourds.
Cette géographie des taches de vieillesse, que nous nous surprenons à lire, quelquefois, sur le dos de nos mains bien à plat sur la table, est semblable, plutôt, à la
cosmographie d’étoiles disparues dont la lumière encore est le paradoxal témoignage de vie. Il faut prendre le temps de mourir en avance pour mieux tendre nos mains aux
tâches du futur.
Un serpent prisonnier du temps devenu pierre savait encore muer, complice des glaciers quand leur fleuve immobile inondait la matière. Il parvint jusqu’à nous ce reptile en dentelles,
mordit notre présent de son venin usé, puis, malgré le sérum que notre ego distille, nous fûmes pétrifiés serpents à notre tour, affublés d’une peau
qui ne convenait guère à cette chair à vif dont nous étions sculptés.
Dans une fête ancienne où l’irréel se danse, sous son masque éborgné d’un regard qui balance, une vérité bouge, une fuite prend corps. S’il fallait peser
l’âme à l’aune de la mort, nous serions, au matin, ou démons ou prophètes. Mais l’âme a soif d’abîme et l’ange mord la bête. Visage tiraillé entre vide
et paroi, nous ne perdrons la vie qu’en sauvant notre tête.
Nous labourions la vie avec plus de rigueur. Il fallait un ordre à nos rêves, une conscience aiguë de nos ahgne-ments. Le temps nous contemplait d’un œil géomètre
quand nos calculs humains, que nous voubons exacts, se voyaient engloutis par des coulées de lave. Une ville sombrait dans un magma mortel, sépulture éblouie de nos consciences
nettes, abbi pour notre rachat.
Un cerveau d’ouragan s’appropria le monde et le remodela selon ses tourbillons pour transformer la mort en sujet de légende. Le prix du sacrifice à la mémoire fut
élevé. Vivre restait le but, avec ce goût du cataclysme que nous portions en nous. Les statues de sel se retournaient sur nos écarts et dans leurs yeux figés un dieu
tremblait encore.
Dépositaires des secrets du ciel, comptables des apocalypses, ils étaient les veilleurs, ces anges du refus. Leur orgueil produisit des géants malhabiles, contraints de plier,
à la fin, sous le poids du monde avant de gagner l’autre versant de l’éclair. Depuis, sur une terre lasse et repue de cadavres, nous tentons de rêver des genèses plausibles
afin de déchiffrer l’écriture du dieu. Nous mitraillons la nuit de déluges en herbe, mais en ignorant tout de ce qui crée la main.
D’une liturgie vague ils célébraient leurs dieux sur
des autels usés par trop de paraboles.
Offrandes-bouquets secs, dons d’aliments moisis
deviendraient le viatique au voyage immobile.
Un néant casanier serait le substitut à leur éternité
enlisée dans le doute.
Respirez fort, ouvrez les yeux,
surveillez l’huile de la lampe,
La nuit des autres nuits envoie ses messagers.
Vous m’aviez indiqué le chemin
avec des portées de musique,
un soleil, une dent de narval.
Je suis venu malgré le poids du monde
et le feu qui nourrit le sang.
J’ai passé avec vous
tant d’années secrètes
que nos rides ont fini
par contraindre la peur à l’exil.
Elle reste avec son secret
tisse autour de sa tristesse
une toile d’aurore légère
que jamais le jour n’atteindra.
Les angles de son visage s’émoussent
dilués dans un désert doux.
Elle aurait voulu être aimée
pour le duvet de ses paupières.
Les vagues de l’espace ont rejeté nos dieux sur ces continents de l’esprit où le temps a changé de signe. Ils vivent en sursis leurs genèses salées, pèsent mal les
apocalypses. L’enfer bout à leurs lèvres et leur œil ne voit plus qu’un univers-volcan dont tous les cerveaux fondent en purs diamants de deuil, noire immortalité. Nous
balayons l’espoir infatigablement sur le seuil délité de nos consciences floues mais, sachons-le: l’enfer aussi a ses lois.
Nul ne voulait encore y croire:
les déserts se peuplaient de traces familières
semblables à des moments de bonheur.
Une eau pure irriguait la mémoire et des plantes
poussaient sur les cailloux du ciel.
C’était notre futur; il aurait l’expérience du passé
embelli par un regard d’enfant.
Repue de ciel, de vent, la mer était silence. Elle baignait ma nuit, l’immobilisait presque au fond d’une mémoire où des trésors durcis resteraient inviolés. Elle avait
fait passer son souffle dans le mien: je glissais doucement vers l’éveil de ma race, redevenais poisson, paramécie, plancton. J’atteignis le grand large où rôdent les
abysses pour y couler enfin dans un rêve éclaté d’où j’allais prendre forme et marcher vers le jour.
Vous aurez de la craie pour dessiner mes fuites sur
l’horizon poudreux qu’enflamme un cavalier
Je vous attends
Vous aurez de la mousse à calfeutrer les vides au creux
de mon cerveau en pleine hibernation
Je vous attends
Vous aurez un nuage où le ciel s’emmitoufle quand il
veut adoucir un soleil d’oeuvre au noir
Je vous attends
En compagnie de mes licornes familières
de mes Pégases quotidiens et pour aller chasser
le dragon ou la puce
Je vous attends
Notre ultime forêt il faudra la chercher parmi les algues bleues qui boivent le soleil au temps durci des grottes. La calcite et l’argile dressent là des colonnes dont le style
appartient au seul hasard des pluies. Des traces de pieds nus y sont parfois visibles, des empreintes de mains: celles de ces chasseurs voulant signer les gouffres d’une terre d’éveil dont
la foudre et l’aurochs se disputaient le poids.
Il y eut un nuage rouge et puis plus rien sur une terre
gaspillée par l’aigu des conquêtes. Les totems, qui
avaient fondu, ressemblaient à des bornes indiquant
l’improbable.
« Légende » était le mot que tous avaient perdu.
Jean Orizet
lI

LES YEUX ENTRE CABANE ET BRANCHES
Sortis du roulement automobile au-delà des dits kilomètres
l’aiguille du peint amortit la brûlure des yeux et l’acide barbelé
Par la fenêtre ouvrir la sonorité
du ronronnement régulier du souffle rejoint
Là où l’oiseau multiplie la couleur de la plume sur la palette, perché à la fourche un chant de la meule aiguise
Dans l’intime feuillu en surplomb des veinules d’une saison se voulant clémente
dont les roseurs chapeautent le plus vieil arbre en reconnaissance du jus qu’il transporte en tri-porteur
La poitrine du fruit palpite et gonfle à l’aqueux de cette cérémonie au silence rituel le plus expressif de l’éternel retour
Déjà les femmes des pêcheurs tressent les voiles pour Dimanche
un nu à coucher au Répertoire
sur la tête des couronnes d’églantines, elles montent élever le tertre pour l’Arbre de Vie, chevaux attelés aux cordes des guitares
Niala-Loisobleu – 26 Mars 2021

ET MAIN TENANT ?
Les lises s’insinuent dans une pandémie qui hésite à se reconnaître dans son état réel
L’administration ouvrant et fermant l’écluse sans regarder où en est le navire
Quand prise mon oasis sortit ma main fruitière de sa libre-expression culturelle pour un changement en état de mendiant disparut la perspective de montre aux expositions
Amputation sans remède à la gangrène
Alors
ET MAIN TENANT
que va-t-on faire ?
Mourir pour des idées quand en plus il n’en existe aucune c’est pas mon choix.
Niala-Loisobleu – 23 Mars 2021

JARRE D’UN ESTRAN 7
Les mots s’emmêlent poussés par un vent de sorcière allant en tous sens
A qui vont-ils en blanc et noir
au passé du présent qui nostalgise ou à l’à venir qui se taire ?
Zèle rond dans l’amer ou nageoires d’ouïes en stase ?
Aujourd’hui l’un dit ce que l’autre s’empresse d’ô poser pareilles les initiales écrites à l’extérieur du coeur
J’ai vu le Nil nourrir de ses alluvions encerclé par le désert
parce que le point solaire est immuable en son point d’ancrage
Fondre la glace aujourd’hui sépare plus que rapprocher
Mais le double-sens n’est que ce Minotaure qui encorne pour bloquer dans son labyrinthe
Je viens de redonner vie à ma main pour ne pas succomber à la lâcheté
ce tableau ne pouvait parler d’autre chose que de ma main
alors je l’ai intitulé
« Et main tenant ? »
Je le posterai de main.
Niala-Loisobleu – 22 Mars 2021

Ta poésie Jacques, collée aux semelles, tu me chantes chaque brin d’herbe battant le chant de ma vie. Voici un autre printemps à l’aurore approchée du couché. Soleil à saute-mouton au levé blessant d’un étoc en embuscade. Qu’attendre du silence assiégeant qui force derrière le rapt des fruits de son coeur?
Ils étaient trois les garçons, deux les filles. Ajoute à ça leurs multiples ça gonfle le sac à faire corps-mort et couler au fond à étouffer les vents-porteurs.
Sans échanges l’Art dans toute sa signification n’est plus l’Art
La couleur pourra-t-elle prendre sur le jour en négatif ?
La main à quai ne sait que tremper le pinceau, lui laisser que le mouchoir, quel mauvais tableau ça fée
Imagine un amour sans rien en savoir, quel bluff impossible pour le symbole de l’oiseau
Voilà j’ai eu le ressortir d’images décollées qui m’a pris quand le coq à chanté, c’est mains tenant à toi Bertin d’en chanter la résurgence pour que le cerisier meurt pas de stérilé.
Niala- Loisobleu – 21 Mars 2021
La Nuit On Ne Peut – Jacques Bertin
La nuit on ne peut vraiment plus échapper
On rentre dans une grange à la charpente
Inquiétante comme l’éternité
Les amis d’enfance dorment dans le foin,
Quelquefois l’un d’eux s’éveille
Et me regarde, et se rendort
Il y a de très jeunes filles, dont je suis éperdument
Amoureux
Un peu de leur neige sur mon épaule est restée
Il y a si longtemps et la neige est restée
La nuit on ne peut vraiment plus échapper …
Je sors en douce de ma vie par la porte du fond
Ou êtes vous, ou êtes vous, la nuit vous découvre et vous couvre ou êtes vous
Est ce que vous me cherchez aussi, dites si nous allions,
Comme autrefois dormir dans des décors de hasard avec de bons feux d’odeurs
Est ce qu’on nous permettrait d’y mourir
Enfant perdu, enfant puni, est ce que vous rodez autour du parc interdit
Où le jour et la nuit Dieu vous accueille juste pour vous donner l’avant goût du retour
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