DOS A DO


DOS A DO

Les marches étirent la perspective ouverte des escaliers sur l’illimité du large

Calme est la mer au bord de sa volée principale

L’ombre dans sa diagonale montre le doigt qui ne précède pas

J’ai laissé mon mauvais côté pétrifié au sein du chant des mines désagréables pour le diapason

Quand je suis allé ouvrir l’atelier La Chaume en sortant du lit me tendait ses seins avec son ventre herbu tout découvert pour que je sache quelle Femme je devais peindre tout à l’heure. La vertu qui ne se met pas en devanture comme un produit. La fondation du puits

Le cintre porté par les colonnes en mettant la rue en arcades tient la plume à l’abri des coulures d’ancre.

Niala-Loisobleu – 7 Mai 2021

SYBILLE TRAME OUAIS


SYBILLE TRAME OUAIS

A chanvre noué un ciel se toile paral’Elle

Que la grande caténaire balaie de l’hanche de la baie

A la crique des tamaris

J’ai retenu la paix de son regard

Quand le bombé de son corps est venu s’aplatir au mien sans rien perdre de sa part d’orgueil

Chose que je n’avais peint jusqu’alors

La pluie gifle l’éteint d’une peau morte au tournant du chemin

Je Muse

Ces blancheurs au feu ardent encadrent la tige du pinceau

Irradiant de tâches de rousseurs les ocres siennes d’un sang gonflant les lèvres

Je pressens dans la grâce de son geste un certain soleil s’accrocher en tête de rame

Je n’ai pas interrogé l’horaire ni les gares d’arrêt, je roule l’en vie à la main à l’horizon de la prochaine toile.

Niala-Loisobleu – 6 Mai2021

ROSÉE DOCRES – NIALA 2021- ACRYLIQUE S/TOILE 61X46


ROSÉE DOCRES

NIALA 2021

ACRYLIQUE S/TOILE 61X46

Les oiseaux ont tire’d’Elle la tendreté printanière

Elle

La fontaine de l’Axe

Centre humide

Feuillu de ses prochains fruits

Du roulement des vagues

Elle remonte l’espoir englouti à Àlexandrie

Bleu sang des coqs aux crêtes des clochers

Les maisons blanches à l’arc en cortège épaulées

Marguerite née des bouses.

Niala-Loisobleu – 6 Mai 2021.

DES OCRES AUX SIENNES


DES OCRES AUX SIENNES

Incontournables du printemps la terre gonflée de sang monte ses chaudes nuances en cordée

Le visage des bistres du froid s’adoucit

Roseur d’une joue que le baiser oblitère

Depuis l’au-dessus du genou d’où la cuisse se montre approche la fourche du lance-pierre évolutif

Dans le vent des vergers mille blancheurs hissent la voile de fruits prometteurs

A l’ouverture de la porte le chien bondit poussé par le remous d’une chaleur qui dresse son sexe au mât de cocagne

En contrebalancements les nuances développent une harmonie constructive

Partout l’insecte s’agite

L’oiseau couve

Le poisson fraie

A portée du lotus en position

Dans ce calme une valeur fauve passe sa rosée dans les hautes-herbes

Je reçois un autre regard de la Femme

Niala-Loisobleu – 6 Mai 2021

J’Y VOIS PLUS CLAIR


J’Y VOIS PLUS CLAIR

Sais-tu comme l’acanthe de pierre arbore cette odeur que l’on croirait perdue devant la vue des nitres ?

Alors que dans la blancheur de houille des rues toujours en rupture d’un fluide les réverbères sont privés du premier reflet de soi qui navigue

L’air mite le refuge pulmonaire au coeur des jardins amazoniens vers le solitaire

Anaconda River

Le monde mis sous le masque je ricochais entre les pierres à la suite de la dernière truite sauvage

Cézanne trempait ses baigneuses sans crier victoire

Ni dire j’accuse avec Zola

Me suis assis à leur table

Ai épluché ma nouvelle vision de la femme à partir de l’ancienne recette gardant la vessie à la place des lanternes

C’est fou d’y voir plus clair en sachant sa cornée foutue l

A croire que la pierre de Sisyphe a roulé de l’ôte-côté

Niala-Loisobleu – 5 Mai 2021

« MIMETISME » – NIALA 2021 – ACRYLIQUE S/TOILE 55X46


« MIMETISME »

NIALA 2021

ACRYLIQUE S/TOILE 55X46

L’assaisonnement se relève dans le profond décolleté du matin

L’aube ne retire pas l’anathème à l’encontre des retranchées des feux de l’amour

Dans la palette du peint d’épices les cigales restent en boucle

Noir d’y voir l’oeil du chien de garde y veille

Le phéromone de ma nature diffuse sa substance comme le message de la bonne ordonnance

Ce qui est d’un tant tient registre à l’inconnu d’un lent demain

Main tient du comportement du sol de toute la gamme

L’amor est bien vivant dans la physiologie de son escadre

Ô mon Capitaine mon bateau-amiral !

Niala-Loisobleu – 5 Mai 2021.

NOUVELLE PAGE MISE A FLOT


NOUVELLE PAGE MISE A FLOT

Lavé le ciel poudre de rire

plus jeune d’entoilage

l’humus à la vague des mousses d’une autre écume

velue d’algues longues

en grand pavois

sur les jambes ouvertes du miserere

blue anemone

cuivres et percutions débouchés

l’oiseau sur la main

d’un des seins de taire promise à découvert

rabattant l

les lèvres à la jetée du pont

culées vastes tenant le renouveau à quai

Niala-Loisobleu – 5 Mai 2021

PEINTURE LUMINEUSE


PEINTURE LUMINEUSE

J’allume ma vision de la femme

la fait apparaître

telle qu’elle m’était cachée

Pour mon âme

un retour en Grasse plein de fragrances

L’étoile de lin

se repose sur sa foi amoureuse

tenue en mes mains

et portée aux lèvres tout sourire.

Niala-Loisobleu – 5 Mai 2021

MARE NOSTRUM


MARE NOSTRUM

La chapelle aux parvis du baroque se laisse hâler aux doigtés des vagues

Les gitanes fument au feu de la danse qui les allume à la corde

L’archet d’airain galopant les vertèbres

Notre mer est au cieux du plus vieil instrument

Sur les fesses des dunes glisse le piquant dressé de l’oyat

Accroche-toi aux palisses ça n’écorche pas

Puis garnis mon oeil de l’ondulation de ce sel

Cônes d’un marais que je dresse à la pelle de la musique la plus ancienne

Allongée du profond murmure des grottes

Tambourins de la peau des calanques livrés à la parole de ce silence marin enfoui dans les abysses d’un tant préservé

Roule bord à bord

La lampe sourde écrasée des talons

Au-devant du rostre de bronze de sa proue qui conduit à l’enfant sans en être marri

Et suis la traversée séculaire de cette épopée en renaissant de tes morts.

Niala-Loisobleu – 4 Mai 2021

PERCHOIR


PERCHOIR

En bocal les manches dressent leurs poils

quelques jeux de loutre en tête dans l’eau d’une prochaine peinture

L’oiseau sait dire à partir du ressenti

des fleurs le caractère de la femme qui va éclore

Son aile écrit

par-delà

les apparences qui traînent

Quand du gris un bleu pointe par exemple

comme le changement d’attitude du sein côté-gauche

le pli tombe à la poste avec plus ou moins d’éclat

Niala-Loisobleu – 4 Mai 2021