LE BAISER SOUS LA PORTE


LE BAISER SOUS LA PORTE

La cage d’escalier en mettant ta main sur la rampe, t’a mené à mon palier

Au dernier étage on peut entendre les oiseaux marcher sur le zinc qui assure la piste d’atterrissage du Toi

Passé le froid du marbre de la première volée, la vanité du premier étage fait place à l’humilité des hautes branches

Encore assis sur ma couche, j’ai senti le vestibule trembler lorsque tu as glissé l’enveloppe sous ma porte

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Niala-Loisobleu.

30 Décembre 2024

DE MA MAIN, PUISÉE


DE MA MAIN, PUISÉE

Elle prolonge mon coeur parle bras

ma main-gauche

alors pour saluer son retour

au sein d’une sécheresse d’hiver

je la prénommerai

« FONTAINE »

ce soleil liquide d’où nous vient

l’accès à tous les oiseaux de l’éternité arboricole…

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Niala-Loisobleu.

20 Décembre 2024

UN TOUR SUR LE PERRON


UN TOUR SUR LE PERRON

C’est aux circonstances que l’on ajuste les clefs de sa demeure

je me rends compte que j’ai dû revoir le mode d’emploi à partir du jour où je me suis retrouvé seul dans toutes les pièces

et ça bouleverse la façon dont on vit en société

La pensée d’aller revoir le passé ailleurs se revêt de sensations contradictoires

surtout dans l’état dans lequel le monde se trouve, qui ajoute à la sensation déroutante

le temps a fait revoir les choses sans les faire disparaître, je sais que certaines d’entre elles vont revenir au devant de la scène

On aménage son coin comme on rend un chemin carrossable, sans pour autant le sortir des lieux par lequel il passe

A partir de l’évolution, le moyen adapte son action

mais ce qui manque garde son visage

C’est fou comme la vie s’attache à certaines choses alors que d’innombrables parties du vécu passent sans s’arrêter.

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Niala-Loisobleu.

19 Décembre 2024

D’ÉPOUSAILLES EN COURONNE


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D’ÉPOUSAILLES EN COURONNE

Dans la chambre, tout de suite après le pillage

le globe et sa couronne sont restés sur la console

du réchauffement venu de si loin, que la poussière est toujours en suspens

Dans le bois, on dit que la biche a vu le loup

et que de l’écluse se demande où trouver la rivière

Dans ce barrage d’étroncs, la forêt envoie les motos ramasse-merde sur les orées

il est si faible l’orifice qui navigue dans l’épaisse couche de nuages, que d’aucuns avancent le terme de cyclone

Lundi je sauterai en parachute dans le Gers, j’espère avoir assez de mémoire du temps où je peignais sans confinement. Mais je monterai en altitude, oser reste mon seul espoir

Les noces d’où la couronne provient ne prédisent rien qui puisse être opposable

je me laisserai transporter, en pensant que la mariée est un cerf-volant imprimé des couleurs du tant..

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Niala-Loisobleu.

19 Décembre 2024

LE VOEU D’ADRET


LE VOEU D’ADRET

Une lèpre au bout des doigts

rongerait la lumière

s’avance l’ubac en coup de force

désordre de l’état de faiblesse

Revoyant mes dernières feuilles

je ne veux rien raturer

Vers le mas l’oiseau ne descendra pas

ses pierres ne sont que le cri du langage humain

elles doivent rester hôtes

Bien sûr, la terre perd la boule

mais le naufrage ne craint rien de là

c’est la déraison d’une ambition insane qui demande la purge

Voilà quelques jours que le bleu ne pouvait plus s’exprimer

je le hisse dans le flux aquarelle

de ma dernière fontaine

comme la goutte salvatrice

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Niala-Loisobleu.

18 Décembre 2024

SEVRAGE EN VIE A VIS


SEVRAGE EN VIE A VIS

A l’angle rendu, où la tournure des choses arrive à bout de souffle, le tourbillon qui aspire dans un vide auquel on a jamais participé, mais qui enferme sans issue la nature créative, monte son rempart au point que l’échelle se montre trop courte

Les joues pâles et les doigts gourds, passent sans pouvoir s’arrêter au chevalet, comme séparés d’air, sans force, éteints, l’ombre d’un convoi funèbre coincée dans le regard. Qui a pu anesthésier une énergie que rien n’avait pu faire fléchir jusqu’ici ?

Oh, c’est plus simple qu’on le dit

Il s’agit juste d’un sevrage de racines

La communication souterraine a rencontré un éboulement cyclonique à même de faire douter de la poésie

Tout ce qui venait de la centrale de l’espoir s’est trouvé mis hors du pont aérien, derrière de fausses promesses, le gouffre qui s’ouvre, avale tout ce qui ne pouvait qu’être amour d’aimer, peindre, écrire, échanger et cherche les mains en vain

La cruche est allée trop à l’ô

se servir de Noël comme un symbole

dépasse aujourd’hui les limites autorisées, à tel point que le Pape bifurque de Notre-Dame

Prendre chaque jour comme absent devient la reconnaissance du néant, ce qui m’est incompatible

Je tends l’oreille à l’angle de ces deux tableaux, pour tenter une foi en corps, de rejoindre l’impossible étoile et le feu sacré, afin de chasser la sensation de nager pour rien

Sortir de l’énergie, un bout de planche, je ne pense qu’à ça, mais il ne faudrait pas que ça soit celle d’un cercueil qui se montre

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Niala-Loisobleu.

17 Décembre 2024

« POINT DU JOUR » – NIALA 2024 – ACRYLIQUE S/PANNEAU 65X54


« POINT DU JOUR »

NIALA 2024

ACRYLIQUE S/PANNEAU 65X54

La mer roule à croire que c’est une sorte d’euphémisme, tant d’un endroit à un autre, l’immobilisme règne. Et ce mercredi, de penser que cet éléphant de Pau, pourrait revenir au gouvernement, ne me fait pas croire que ça permettrait de franchir le col.

La pierre qui a roulé comment aurait-elle pu faire mousse en étant partie d’un détournement d’argent ?

J’ai blanchi sous le harnais de labours dans une vie où le calcaire se faisait fort de couper l’eau

Aussi penser que Notre-Dame pourrait être le levier qui ferait rouler le pavé d’asphyxie , me paraît à côté de la plaque tectonique. Ce matin, en changeant la paille du cheval, j’ai séparé les bouses du crottin en retenant ce que le géranium préfère dans cette grande évasion

Le jardin est tellement suspendu, que si t’encorde pas les pots sur le balcon, la défenestration menace

C’est la raison pour laquelle, après avoir bu ma tasse, j’ai gratté les miettes pour retenir la lumière à portée de fenêtre

Sage précaution pour tenir debout quoi qu’il arrive

je n’ai pas besoin faute d’espoir naturel, de me masturber pour compenser le désamour actuel, tes seins sont de nature à repousser le tigre quand ils se mettent en garde, tout comme ton déni des petites-culottes est un bonnet phrygien plus efficace contre une nouvelle pandémie, qu’une nouvelle méthode de bonimenteur

Je reste demandeur d’aube.

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Niala-Loisobleu.

11 Décembre 2024

HIER EST LA


HIER EST LA

L’horizon monte pour satisfaire la faim de ses yeux

l’herpès n’est pas encore entré dans mon oeil droit

Du premier plan, l’oiseau, s’envole loin sans détacher le chien

de ce creux de la main-gauche, plus bref qu’une rencontre de comptoir

Quand la ligne passe par les petites gares, il pose assez de jours pour déblanchir les pages, sans abaisser le niveau des passages

C’est à Paris, tout contre la rive-gauche que tout a commencé

corsage ouvert dans la chaleur des repasseuses,quatre-saisons, leurs fleurs et leurs légumes au bord du trottoir

le cochon des Halles, Balthazar, le grand bassin des Tuileries initiant un goût de la Femme, sans perdre un seul poil

De la rue de Verneuil, bras tendu, vers la Beauté sans fard, à saute-mouton sur le monde pour faire résidence, ça finira dans les deux Charentes, sur une plage naturiste qui ne perd pas de temps à trouver le genre. cet estuaire écluse la lumière de la Seudre aux bambouseraies d’Asie du Sud-Est.

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Niala-Loisobleu.

10 Décembre 2024

EMETTRE SON SOLEIL COMME DU PEINT FRAIS


EMETTRE SON SOLEIL

COMME DU PEINT FRAIS

C’est si loin derrière moi, que devant ce vide, le besoin de tirer une santé, appelle le cheval à revenir au sillon

Alain Denèfle a engendré Niala, grâce à toi

Ô, Grand-Mère Marthe es-tu là ?

Ton Petit-Peintre, vomit le naufrage comme tu le lui a appris

Ai-je eu tort ou raison d’aimer l’impossible en déshabillant la distance ?

D’insérer tant de chair dans l’absence, que les blés des jachères ont pris la pluie pour en faire des rivières navigables

Des faucheuses ont bien tenté de tondre les planches, mais sans plus savoir où était passée l’île, j’ai nagé à travers les nuages

Il faut juste éviter de suivre l’appel des Méduses au passage ? disait Ulysse

voilà ce que marque la bonne carte. Je vais m’asseoir sur cette borne le tant qui reste

Apercevoir du nouveau sur l’usé du pouvoir ça n’appartient qu’à soi

ma façon d’aimer est si loin du contradictoire, qu’en plein hiver, elle est capable de se mettre en ménage avec l’éternel printemps

les doctrines des sectes dites de fraternité, sont des Mélusines de trottoir, là que pour racoler

Cherche la porte par où fuir la rue St-Denis , ce coin d’abattage de la Beauté, Notre-Dame porte une virginité au départ que l’Insoumis ignore et qui retrouvera son image sans miroir aux alouettes

Sans sales, je peux continuer à exposer.

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Niala-Loisobleu.

8 Décembre 2024

LA LEÇON DE CHOSES


LA LEÇON DE CHOSES

Des années durant, à chercher les disparitions non résolues, ramènent toujours sur les lieux de la dernière trace laissée

je me souviens de cette chanson qui passait par le Triangle des Bermudes sans qu’on la voit ressortir

et creusant les abysses, on écope le fond de l’épave à la recherche de vestiges propres à expliquer le naufrage

La voix haute je lis et relis

puis notifie l’impression ressentie d’un commentaire avant de passer à table

Seuls les glaciers fondent, car en enfonçant le piolet, je ne trouve rien de mon écrit, les mots ont fondu de neige au soleil imaginé

Les remontées de plongée pour renflouer l’Époque boivent tant de tasses que les Ponts-et-Chaussées suppriment le pont comme le Mont-St-Michel coupe l’accès quand la marée haute arrive aussi vite qu’un cheval emballé

L’homme revient en pèlerinage sur la jetée, non comme on vient mettre des fleurs à la Toussaint, pour calmer ses remords

Juste pour réchauffer son coeur, tel un ex-voto suspendu aux poutres de la Chapelle des disparus en mer

Il repart à cheval vers l’énergie qui tient sans mourir, non-coupable d’avoir cru à l’impossible étoile…

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Niala-Loisobleu.

3 Décembre 2024