QUELLE VERITE ENSOLEILLANTE !


QUELLE VERITE ENSOLEILLANTE !

De la pénombre qui arrivait au moment où les oiseaux étaient rentrés dans leur chambre à ce Dimanche qui se frotte les yeux, il me semble que rien autour n’est plus tout à fait pareil

Oui c’est différent d’atmosphère, il pleut toujours, seulement je n’ouvre pas de parapluie pour sortir

Je suis imperméable aux pannes de secteur

De l’atelier m’arrive un autre bord de mer que celui que les affolés de la route se sont inventés pour répondre à la rumeur de Pentecôte

Le visage qui m’a dit bonjour quand j’ai croisé le chevalet, pas de doute, c’est celui du « POUR AILLEURS »

Comme tes mots l’ont commenté:

-Oooh…

Le regard vers la seule fenêtre qui n’est pas de ce monde…

Voilà le bien-être qui vous ouvre la journée

Quelle vérité ensoleillante !

Niala-Loisobleu – 23 Mai 2021

Les cris d’écoliers dans les cours (Lucien Massion / Philippe Bizais)- Jacques Bertin


Photo de Robert Doisneau

Les cris d’écoliers dans les cours (Lucien Massion / Philippe Bizais)- Jacques Bertin

Les cris d’écoliers dans les cours
La pierre blanche au carrefour
Ce signe tracé dans le sable
L’étoile posée sur la table

Ce regard dans la foule hostile
Ce jardin doux des trèfles tendres
Ce printemps du mois de novembre
Cet été dans l’hiver civil

Femme inconnue aux cent visages
Mystérieux livre d’image
Le vol au loin des grands oiseaux
Le chant glissant sur les roseaux

La nuit toute mouillée de roses
La soie des matins vénéneux
Ces îles blanches dans mes yeux
Et ce printemps des ecchymoses

Le soleil dans les rues barrées
Et la rhapsodie des marées
Ma part de pain ma part de rêve
Ce point d’aube au bord de ma lèvre

Femme inconnue aux cent visages
Mystérieux livre d’image
Le vol au loin des grands oiseaux
Le chant glissant sur les roseaux

Septembre 2016
Prologue à Dans la vitre de l’aube, recueil de Lucien Massion
C’est beau, ce qu’il fait, Lucien…

On s’était croisés à Nantes, en 1977. Mais on s’est vraiment connus « à la Sainte-Baume », quelques années plus tard. Fondées par Pierre-Georges Farrugia, ces Rencontres de La Sainte-Baume furent pendant une dizaine d’années un extraordinaire consistoire, congrès, colloque, pot de confiture de l’amitié. Dans cet ancien monastère dominicain du Var, chaque été, 120 enthousiastes passaient dix jours à écouter, apprendre, travailler la chanson. La Chanson. Nous en fûmes tous deux ; lui, comme stagiaire ; moi, comme animateur.

C’était un Nantais. Fervent, discret, intègre. Il fut chanteur – avec Philippe Bizais, un Nantais comme lui, qui mettait ses textes en musique et l’accompagnait au piano. Il publia un disque (L’ombilic, 1987), enregistré dans un des meilleurs studios de la capitale et orchestré par Michel Devy, briscard talentueux de la profession. Il eut pour parrains quelques-uns des grands de la Chanson Française.

Puis et mais, on regretta qu’il arrêtât…

Aujourd’hui, il se décide à publier. Pas trop tôt ! C’est beau, ce qu’il fait, Lucien. Il est loin des modes de la poésie française « contemporaine » (l’officielle, que personne ne lit) ; tant mieux. Lui, c’est le vers qui chante, l’urgence des sentiments à dire, le désir de fraternité.

Voyez comme ces textes sont utilitaires : dédiés à celui-ci, à celui-là, des proches, des amis, des silhouettes dans le grand beau paysage de l’amitié… Juste de la poésie utile. De celle qu’on aime.
 
Jacques Bertin
Ce livre est disponible à la Librairie Mollat
Janvier 2012 Philippe Bizais 
Notre ami Philippe Bizais est décédé le 23 décembre 2011, à Nantes, à l’âge de 57 ans.Pianiste et compositeur (notamment de chansons avec Lucien Massion, pour le disque l’Ombilic, en 1987), il avait été l’accompagnateur de Gilles Servat, ainsi que du duo Hélène et Jean-François ; il avait participé activement jadis aux rencontres de la Sainte-Baume ; il accompagnait l’atelier d’interprétation de Jacques Bertin depuis le début, en 2005.Notre affection lui fait une bonne place dans notre mémoire
.Jacques Bertin

ELLE LA POULINIERE


Daria Petrilli http://www.tuttartpitturasculturapoesiamusica.com

ELLE LA POULINIERE

Aussi loin que la vue dépasse très largement

Malgré la déficience de l’oeil malade

Par tous les temps de merde

Hâler le bon tant

Comme tirant à soie de l’arbre l’esprit dans sa lettre

Sans rémission sensuelle

Elle émoi

Hennie son

Toujours là au fil du rasoir du pavé mosaïque

Janus mis au dehors de notre bateau de papier

Niala-Loisobleu – 22 Mai 2021

PREMIER REGARD – NIALA 2021 – ACRYLIQUE S/TOILE 46X38


« PREMIER REGARD »

NIALA

2021

ACRYLIQUE/TOILE 46X38

BOUQUET SUR LA BRANCHE

Bouquet sur la branche cherche un cœur
Amoureux. Lui faire honneur
S’offrir simplement comme un rare trésor
Que l’on ne désire pas à tort

Sur la branche le bouquet cherche un cœur
À prendre, au premier regard
Le choisir avec la plus délicate des égards
Une attention susurrée comme une rumeur

Bouquet printanier sur la branche cherche le
Rituel que seuls ses adeptes aiment
Sèment des pouls qui battent la chamade
Et s’émerveillent à résoudre ses charades

Bouquet sur la branche cherche à chérir
Aussi longtemps que l’amour sera
Sans trop longuement réfléchir
Tu le lui porteras quand tu la rencontreras.

Ameyi Essi

Prérequis

l’acte de bout de nuit

fait l’aube

L’oiseau transporte par voix d’air le cri de la mère

Amoureuse nage animale

rose écaille portée sur la vague

pore à pore à vivre

à bord du sourire espoir.

Niala-Loisobleu.

18 Mai 2021

https://lejardindabeillesdelagardienne.wordpress.com/

LA MAIN OUVERTE


LA MAIN OUVERTE

De tous côtés l’arbre déploie

respirons

la paume ouverte

tes fruits sont toujours de saison

Le vent bat

je garde le front dans tes mèches

en pleine révolution

Aspirant à réduire l’espace

au contact

Tout autour l’oiseau

peint

à main ouverte des fenêtres.

Niala-Loisobleu – 17 Mai 2021

DE L’AIR SOUS L’APPORTE


DE L’AIR SOUS L’APPORTE

La main gauche

Droite de vent

Le tube se presse à deux doigts d’y passer la main

L’oiseau dans le ventre ouvre les feuilles jusqu’au créneau du rempart

Le délire de l’audace avance sans reculer du dessus de Je Nous

A voir la gueule du chien la laisse et la niche ne sont pas sur la liste des commissions

Déjà l’héron cendré braise la cheminée pédestre d’un battement de pieds.

Niala-Loisobleu – 14 Mai 2021

JUS DE PAUMES


JUS DE PAUMES

Pressant le jardin par le tronc de son verger

la tête retournée et les pieds dans les pédales wouah-wouah

d’un califourchon à travers seins

l’ô rayé bataille

-Sauve-moi la vie, crie un ver solitaire mis la tête dans le seau

-Mais pour quoi je te nourrirai à mes dépens quand remontant la rivière en dehors de la source je me propulse au large par l’estuaire en archipel

Musique de saxophone sensuelle

Ondule

Le raide

Ce que je peins sent le raille de traverse pour rouler au pré des herbes magiques.

Niala-Loisobleu – 12 Mai 2021

SMILE


SMILE

Au long du do l’échine tire du dos les herbes voraces d’un bord de ronces

c’est vrai qu’à l’abandon le jardin perd la souplesse que l’amour garde au corps

L’iris ouvre largement la fenêtre du sourire étalé sur l’herbe

C’est sensible

Penche-toi que tes seins ramassent pour toi la douceur à rendre aux reins

Sur le bord de La Chaume

une femme a sorti les grandes vanneries de la grange puis a tiré le cheval vers l’est rajeuni

qui penche la tête de ses arbres dans le ventre de la mare

De quoi peindre du frisson le moment où rien ne peut s’avancer en douleur

Niala-Loisobleu – 11 Mai 2021

Smile

ISouris, même si ton cœur te fait mal
Smile, though your heart is aching

Sourire, même si ça se brise
Smile, even though it’s breaking

Quand il y a des nuages ​​dans le ciel, tu t’en sortiras
When there are clouds in the sky, you’ll get by

Si tu souris à travers ta peur et tes peines
If you smile through your fear and sorrows

Sourire et peut-être demain
Smile and maybe tomorrow

Tu vois le soleil briller pour toi
You see the sun come shining through for youIllumine ton visage de joie
Light up your face with gladness

Cachez toute trace de tristesse
Hide every trace of sadness

Bien que nos larmes soient toujours si proches
Although our tears may be ever so near

C’est le moment où tu dois continuer d’essayer
That’s the time you must keep on trying

Sourire, à quoi ça sert de pleurer
Smile, what’s the use of crying

Vous constaterez que la vie vaut toujours la peine
You’ll find that life is still worthwhile

Si tu souris juste
If you just smileSouris, même si ton cœur te fait mal
Smile, though your heart is aching

Sourire, même si ça se brise
Smile, even though it’s breaking

Quand il y a des nuages ​​dans le ciel, tu t’en sortiras
When there are clouds in the sky, you’ll get by

C’est le moment où tu dois continuer d’essayer
That’s the time you must keep on trying

Sourire, à quoi ça sert de pleurer
Smile, what’s the use of crying

Vous constaterez que la vie vaut toujours la peine
You’ll find that life is still worthwhile

Si tu souris
If you smileQuand il y a des nuages ​​dans le ciel
When there are clouds in the sky

Vous vous en sortirez
You’ll get bySi tu souris, souris
If you smile, smile

Vous constaterez que la vie vaut toujours la peine
You’ll find that life is still worthwhile

Si tu souris juste (sourire)
If you just smile (smile)Vous constaterez que la vie vaut toujours la peine
You’ll find that life is still worthwhile

LE JARDIN D’ABEILLES DE LA GARDIENNE


LE JARDIN D’ABEILLES DE LA GARDIENNE

La peinture a voulu présenter le jardin dans la promenade où la journée claire et sereine s’est déroulée

Changement de temps, le soleil grimpe la montagne à la place de la boule de Sisyphe

La gardienne a retrouvé la vieille grange où l’églantier attendait que le cheval revienne avec l’oiseau remis dans le bon arbre de l’absolu

Un peint frais

Sauvage de vérité

Défait de cette mue

Né d’Epoques non révolues mais du chemin vertical qui en est issu

Une deux voies

En confluent

Canal de suées élargissant l’estuaire aux cerfs-volants

Rosée d’hibiscus à l’assaut des barbaries en circulation aux cordes vocales philosophiques.

Cette peinture ouvre une nouvelle série :

LE JARDIN D’ABEILLES DE LA GARDIENNE

Niala-Loisobleu – 10 Mai 2021

« LA GARDIENNE DES ABEILLES » – NIALA 2021 – ACRYLIQUE S/TOILE 65X54


« LA GARDIENNE DES ABEILLES »

NIALA 2021

ACRYLIQUE S/TOILE 65X54

Ces fleurs sans lesquelles le pouls de ma couleur s’éteindrait promènent leur souffle de la Normandie jusqu’aux débords de la terre en absolu

Les trains que le regard des meuhs pose de gare en gare sont de voix universelle

Aux falaises des bordures le bleu dispense sans limites

Parfums charnels en résidence aux vents se déplacent à dos de plume de l’oiseau nidifiant

Sauver l’abeille est le bon soldat

Je t’en fais gardienne toi ma parolière sensible qui déplace l’inutile au sites de consommation de l’artificiel bête et m’aime pas animal

Du silence né l’intelligence est naturelle

Suc de fleur pour la trompe seul à ne pas mentir

Volons de concert.

Niala-Loisobleu – 10 Mai 2021