A LA RAMASSE DES TOILES 2


A LA RAMASSE DES TOILES 2

Du chant de lin monte

« L’étreinte Bleue »

Chaleur au frais d’un été qui se rappelle plus le beau

Ma peau nue trinque à la tienne

Retour ailleurs sidéral

d’oiseau à cheval sur la marguerite

épelée…

Niala-Loisobleu – 8 Juillet 2021

A LA RAMASSE DES TOILES 1


A LA RAMASSE DES TOILES 1

Sur mon grand fleuve passe un chaland qu’on voit

enfin si on peut dire..

c’est l’histoire d’un lapin au rendez-vous du monde « artistique internaute »

Il était une foi

plein d’enfants

et du poêle autour pour le froid des nouveaux étés

ventés à grands écarts de langage

Le peintre et la poétesse

un jour au coeur des nuits, récoltant l’émoi son…

Niala-Loisobleu – 7 Juillet 2021

ACCROCHE-COEUR


ACCROCHE-COEUR

La Chaume et l’Atelier préparent les valises de l’Expo qui occupe toute la place

Entre le temps alternatif, ses humeurs, fatigues et caprices

ce vent des pauvres qui ne trouvent qu’à se plaindre pour vivre à tous propos

Ma vieillesses se porte tellement bien qu’elle accepte les douleurs d’un corps prêt à vivre

pourquoi ma peinture laisse les commentaires froids te demandes-tu Ma ?

C’est simple parce qu’elle loue l’amour sans concession de vie

L’enfant et le vieux font un seul qui s’émerveille au sein de la plus vaste horreur qui puisse exister

Et ce point de vue est hors de règle parce qu’il n’affleure pas l’existence, il faut creuser pour s’en approcher

L’oiseau lutte pour sauver l’arbre

Le cheval tire pour quitter l’ornière

J’expose ma jouissance d’aimer.

Niala-Loisobleu – 7 Juillet 2021

LA SALAMANDRE – THÉÂTRE PAR YVES BONNEFOY


LA SALAMANDRE – THÉÂTRE PAR YVES BONNEFOY

I

Et maintenant tu es Douve dans la dernière chambre d’été.

Une salamandre fuit sur le mur. Sa douce tête d’homme répand la mort de l’été. « Je veux m’abîmer en toi, vie étroite, crie Douve. Éclair vide, cours sur
mes lèvres, pénètre-moi !

« J’aime m’aveugler, me livrer à la terre. J’aime ne plus savoir quelles dents froides me possèdent. »

II

Toute une nuit je t’ai rêvée ligneuse. Douve, pour mieux t’offrir à la flamme. Et statue verte épousée par l’écorce, pour mieux jouir de ta tête
éclairante.

Éprouvant sous mes doigts le débat du brasier et des lèvres : je te voyais me sourire. Or, ce grand jour en toi des braises m’aveuglait.

III

« Regarde-moi, regarde-moi, j’ai couru ! »

Je suis prés de toi, Douve, je t’éclaire. Il n’y a plus entre nous que cette lampe rocailleuse, ce peu d’ombre apaisé, nos mains que l’ombre attend. Salamandre surprise, tu
demeures immobile.

Ayant vécu l’instant où la chair la plus proche se mue en connaissance.

IV

Ainsi restions-nous éveillés au sommet de la nuit de l’être. Un buisson céda.

Rupture secrète, par quel oiseau de sang circulais-tu dans nos ténèbres ?

Quelle chambre rejoignais-tu, où s’aggravait l’horreur de l’aube sur les vitres

Quand reparut la salamandre, le soleil

Était déjà très bas sur toute terre,

Les dalles se paraient de ce corps rayonnant.

Et déjà il avait rompu cette dernière

Attache qu’est le cœur que l’on touche dans l’ombre

Sa blessure créa, paysage rocheux, Une combe où mourir sous un ciel immobile. Tourné encor à toutes vitres, son visage S’illumina de ces vieux arbres où mourir.

Cassandre, dira-t-il, mains désertes et peintes, Regard puisé plus bas que tout regard épris, Accueille dans tes mains, sauve dans leur étreinte Ma tête déjà
morte où le temps se détruit.

L’Idée me vient que je suis pur et je demeure Dans la haute maison dont je m’étais enfui. Oh pour que tout soit simple aux rives où je meure Resserre entre mes doigts le seul
livre et le prix.

Lisse-moi, farde-moi. Colore mon absence. Désœuvré ce regard qui méconnaît la nuit. Couche sur moi les plis d’un durable silence, Éteins avec la lampe une terre
d’oubli.

Yves Bonnefoy

« ANEMONE » – NIALA 2021 – ACRYLIQUE S/TOILE 116X81


« ANEMONE »

NIALA

2021

ACRYLIQUE S/TOILE 116X81

Sirène-Anémone

Qui donc pourrait me voir
Moi la flamme étrangère
L’anémone du soir
Fleurit sous mes fougères

Ô fougères mes mains
Hors l’armure brisée
Sur le bord des chemins
En ordre sont dressées

Et la nuit s’exagère
au brasier de la rouille
Tandis que les fougères
Vont aux écrins de houille

L’anémone des cieux
Fleurit sur mes parterres
Fleurit encore aux yeux
À l’ombre des paupières

Anémone des nuits
qui plonge ses racines
Dans l’eau creuse des puits,
Aux ténèbres des mines

Poseraient-ils leurs pieds
Sur le chemin sonore
où se niche l’acier
Aux ailes de phosphore

Verraient-ils les mineurs
Constellés d’anthracite
Paraître l’astre en fleur
Dans un ciel en faillite

En cet astre qui luit
S’incarne la sirène
L’anémone des nuits
fleurit sur son domaine

Alors que s’ébranlaient avec des cris d’orage
Les puissances Vertige au verger des éclairs
La sirène dardée à la proue d’un sillage
Vers la lune chanta la romance de fer

Sa nage déchirait l’hermine des marées
Et la comète errant rouge sur un ciel noir
Paraissait par mirage aux étoiles ancrées
L’anémone fleurie aux jardins des miroirs

Et parallèlement la double chevelure
Rayait de feu le ciel et d’écume les eaux
Fougères surgissez hors de la déchirure
Par où l’acier saigna sur le fil des roseaux

Nulle armure jamais ne valut votre angoisse
Fougères pourrissant parmi nos souvenirs
Mais vous charbonnerez longtemps sous nos cuirasses
Avant la flamme où se cabrant pour mieux hennir

Le cheval vieux cheval de retour et de rêve
Vers les champs clos emportera nos ossements
Avant l’onde roulant notre cœur sur la grève
Où la sirène dort sous un soleil clément

L’anémone fleurit partout sous les carènes
Déchirées aux récifs dans l’herbe des forêts
Dans le train des miroirs sur les parquets d’ébène
Et surtout dans nos cœurs palpitant sans arrêt

C’est le joyau serti au vif des nébuleuses
L’orgueil des voies lactées et des constellations
La prunelle qui met au regard des plus gueuses
Le diamant de fureur et de consolation

Heureuse de nager loin des hauts promontoires
Parmi les escadrons de requins fraternels
La sirène aux seins durs connaît maintes histoires
Et l’accès des trésors à l’ombre des tunnels

Mais ni l’or reluisant dans les fosses marines
Ni les clefs retrouvées des légendes du port
Ne la charment autant que d’ouvrir les narines
Aux vents salés plus lourds des parfums de la mort

C’était par un soir de printemps d’une des années perdues à l’amour
D’une des années gagnées à l’amour pour jamais
Souviens-toi de ce soir de pluie et de rosée où les étoiles devenues comètes tombaient vers la terre
La plus belle et la plus fatale la comète de destin de larmes et d’éternels égarements
S’éloignait de mon ciel en se reflétant dans la mer
Tu naquis de ce mirage
Mais tu t’éloignas avec la comète et ta chanson s’éteignit parmi les échos
Devait-elle ta chanson pour jamais
Est-elle morte et dois-je la chercher dans le chœur tumultueux des vagues qui se brisent
Ou bien renaîtra-t-elle du fond des échos et des embruns
Quand à jamais la comète sera perdue dans les espaces
Surgiras-tu mirage de chair et d’os hors de ton désert de ténèbres
Souviens-toi de ce paysage de minuit de basalte et de granit
0ù détachée du ciel une chevelure rayonnante s’abattit sur tes épaules
Quelle rayonnante chevelure de sillage et de lumière
Ce n’est pas en vain que tremblent dans la nuit les robes de soie
Elles échouent sur les rivages venant des profondeurs
Vestiges d’amours et de rivages où l’anémone refuse de s’effeuiller
De céder à la volonté des flots et des destins végétaux
À petits pas la solitaire gagne alors un refuge de haut parage
Et dit qu’il est mille regrets à l’horloge
Non ce n’est pas en vain que palpitent ces robes mouillées
Le sel s’y cristallise en fleurs de givre
Vidées des corps des amoureuses
Et des mains qui les enlaçaient
Elles s’enfuient des gouffres tubéreuses
Laissant aux mains malhabiles qui les laçaient
Les cuirasses d’acier et les corsets de satin
N’ont elles pas senti la rayonnante chevelure d’astres
Qui par une nuit de rosée tomba en cataractes sur tes épaules
Je l’ai vue tomber
Tu te transfiguras
Reviendras-tu jamais des ténèbres
Nue et plus triomphante au retour de ton voyage
Que l’enveloppe scellée par cinq plaies de cire sanglante
Ô les mille regrets n’en finiront jamais
D’occuper cette horloge dans la clairière voisine
Tes cheveux de sargasse se perdent
Dans la plaine immense des rendez-vous manqués

Sans bruit au port désert arrivent les rameurs
Qui donc pourrait te voir toi l’amante et la mère
Incliner à minuit sur le front du dormeur
L’anémone du soir fleurie sous tes paupières

Baiser sa bouche close et baiser ses yeux clos
Incliner sur son front l’immense chevelure
Bérénice de l’ombre ah ! retourne à tes flots
Sirène avant que l’aube ouvre ses déchirures

Une steppe naîtra de l’écume atlantique
Du clair de lune et de la neige et du charbon
où nous emportera la licorne magique
Vers l’anémone éclose au sein des tourbillons

Tempête de suie nuage en forme de cheval
Ah malheur ! Sacré nom de Dieu ! La nuit naufrage
La nuit ? Voici sonner les grelots ! Carnaval
Ferme l’œil ! En vérité le bel équipage

Et dans ce ciel suintant des barriques des docks
Soudain brusquement s’interrompent les rafales
Quand la sirène avec l’aurore atteint les rocs
L’anémone du ciel est la fleur triomphale

C’est elle qui dresse au-dessus des volcans
Jette une lueur blafarde à travers la campagne
C’est l’aile du vautour le cri du pélican
C’est le plan d’évasion qui fait sortir du bagne

C’est le reflet qui tremble aux vitres des maisons
Le sang coagulé sur les draps mortuaires
C’est un voile de deuil pourri sur le gazon
C’est la robe de bal découpée dans un suaire

C’est l’anathème et l’insulte et le juron
C’est le tombeau violé les morts à la voirie
La vérole promise à trois générations
Et c’est le vitriol jeté sur les soieries

C’est le bordel du Christ le tonnerre de Brest
C’est le crachat le geste obscène vers la vierge
C’est un peuple nouveau apparaissant à l’est
C’est le poignard le poison ce sont les verges

C’est l’inverti qui se soumet et s’agenouille
Le masochiste qui se livre au martinet
Le scatophage hideux au masque de gargouille
Et la putain furonculeuse aux yeux punais

C’est l’étreinte écœurante avec la femme à barbe
C’est le ciel reflété par un œil de lépreux
C’est le châtré qui se dénude sous les arbres
Et l’amateur d’urine au sourire visqueux

C’est l’empire des sens anémone l’ivresse
Et le sulfure et la saveur d’un sang chéri
La légitimité de toutes les caresses
Et la mort délicieuse entre des bras flétris

Pluie d’étoiles tombez parmi les chevelures
Je veux un ciel tout nu sur un globe désert
où des brouillards mettront une robe de bure
aux mortes adorées pourrissant hors de terre

Adieu déjà parmi les heures de porcelaine
Regardez le jour noircit au feu qui s’allume dans l’âtre
Regardez encore s’éloigner les herbes vivantes
Et les femmes effeuillant 1a marguerite du silence
Adieu dans la boue noire des gares
Dans les empreintes de mains sur les murs
Chaque fois qu’une marche d’escalier s’écroule un timide enfant paraît à la fenêtre mansardée
Ce n’est plus dit-il le temps des parcs feuillus
J’écrase sans cesse des larves sous mes pas
Adieu dans le claquement des voiles
Adieu dans le bruit monotone des moteurs
Adieu ô papillons écrasés dans les portes
Adieu vêtements souillés par les jours à trotte-menu

Perdus à jamais dans les ombres des corridors
Nous t’appelons du fond des échos de la terre,
Sinistre bienfaiteur anémone de lumière et d’or
Et que brisé en mille volutes de mercure
Éclate en braises nouvelles à jamais incandescentes
L’amour miroir qui sept ans fleurit dans ses fêlures
Et cire l’escalier de la sinistre descente
Abîme nous t’appelons du fond des échos de la terre
Maîtresse généreuse de la lumière de l’or et de la chute
Dans l’écume de la mort et celle des Finistères
Balançant le corps souple des amoureuses
Dans les courants marqués d’initiales illisibles
Maîtresse sinistre et bienfaisante de la perte éternelle
Ange d’anthracite et de bitume
Claire profondeur des rades mythologie des tempêtes
eau purulente des fleuves eau lustrale des pluies et des rosées
Créature sanglante et végétale des marées

Du marteau sur l’enclume au couteau de l’assassin
Tout ce que tu brises est étoile et diamant
Ange d’anthracite et de bitume
Éclat du noir orfraie des vitrines
Des fumées lourdes te pavoisent quand tu poses les pieds
Sur les cristaux de neige qui recouvrent les toits

Haletant de mille journaux flambant après une nuit d’encre fraîche
Les grands mannequins écorchés par l’orage
Nous montrent ce chemin par où nul n’est venu

Où donc est l’oreiller pour mon front fatigué
Où donc sont les baisers où donc sont les caresses
Pour consoler un cœur qui s’est trop prodigué
où donc est mon enfant ma fleur et ma détresse

Me pardonnant si des brouillards bandent mes yeux
Si j’ai l’air d’être ailleurs si j’ai l’air un autre
Me pardonnant de croire au noir au merveilleux
D’avoir des souvenirs qui ne soient pas les nôtres

Pardonnant mon passé mon cœur mes cicatrices
D’avoir parcouru seul d’émouvantes contrées
D’avoir été tenté par des voix tentatrices
Et de ne pas l’avoir plus vite rencontrée

Saurait-elle oublier mes rêves d’autrefois
Les fortunes perdues et les larmes versées
L’étoile sans merci brillant au fond des bois
Et les désirs meurtris en des nuits insensées

Et ces phrases tordues comme notre amour même
Et que je murmurais lorsque minuit blafard
Posait ses maigres doigts sur des visages blêmes
Séchant les yeux mouillés et barbouillant les fards

Dans ces temps-là le ciel était lourd de ténèbres
Le sonore minuit conduisait vers mon lit
Des visiteuses sans pitié et plus funèbre
Que la mort l’anémone évoquait la folie

Les fleurs qui s’effeuillaient sur les fruits de l’automne
Laissèrent leurs parfums aux fleurs des compotiers
Et sur le fût tronqué des anciennes colonnes
Le sel des vents marins mit des lueurs de glaciers

Et longtemps ces parfums orgueil des porcelaines
Flotteront dans la paix des salles à manger
Et les cristaux de sel brilleront dans la laine
Des grands manteaux flottants que portent les bergers

Mes baisers rejoindront les larmes qui vont naître
Ils rejoindront la solitude sans pitié
Les vents marins soufflant sur les chaumes sans maîtres
Et les parfums mourants au fond des compotiers

Je suis marqué par mes amours et pour la vie
Comme un cheval sauvage échappé aux gauchos
Qui retrouvant la liberté de la prairie
Montre aux juments ses poils brûlés par le fer chaud

Tandis qu’au large avec de grands gestes virils
La sirène chantant vers un ciel de carbone
au milieu des récifs éventreurs de barils,
au cœur des tourbillons fait surgir l’anémone

Robert DESNOS

Recueil : « Corps et biens »

ME VOILA QUI MONA LISE…AH !!!


ME VOILA QUI MONA LISE…AH !!!

Higelin est-île responsable ,

ça c’est serre teint

à voir comme j’ai peint

y me donne la banane le Frère Jacques

un vrai jardin

avec des fleurs au sein des odeurs de couleur

Cette femme-là mon Cousin

c’est le trottoir au soleil qui racole pas

twoo qui donne

La grande toile m’hisse au-delà de France

vide

en galaxie assemblage des toiles

klaxon mon ah

comme à me refaire d’jeune…

Niala-Loisobleu – 29 Juin 2021

Mona Lisa Klaxon

Jacques Higelin

Je n’connais qu’une fille qui se nomme Mona Lisa Klaxon
Elle vit dans une île entourée de crocodiles et de fantômes
Noire comme l’ébène, souveraine, elle joue du trombone
Personne ne m’appelle aussi quand le téléphone sonneJe sais que c’est Mona Lisa Klaxon
Allô, ça va
Oh Mona Lisa Klaxon, ha, comme ça
Mona Lisa Klaxon, et toi
Oh, Mona Lisa Klaxon je n’en peux plus
Danse, danse, remue pour moi au téléphoneMona Lisa Klaxon
Oh, Mona Lisa Klaxon
Oh, Mona Lisa Klaxon
Oh Mona Lisa, Mona, Mona, Mona, Mona, MonaLes soirs où Mona Lisa Klaxon a le cafard
Elle s’enferme dans sa cuisine avec son grand léopard
Tandis qu’elle entre en transe tout en lui mordillant l’échine
De la jungle en démence monte cette incatation divine
Ô divineMona Lisa Klaxon
Joue du trombone
Mona Lisa Klaxon
Sors ton trombone
Ô Mona Lisa Klaxon
Trombone
Mona Lisa Klaxon, je n’en peux plus
Je suis fou, fou, fou de toi, de la danse de tes pasOh, Mona Lisa Klaxon
Oh, Mona Lisa Klaxon
Oh, Mona Lisa Klaxon
Oh Mona Lisa Klaxon
Oh, Mona Lisa KlaxonQuand soudain derrière elle surgit le célèbre King-Kong
Il a la bave aux lèvres et la banane comme un canon
Dans les yeux fous du monstre passe une étrange lueur
Esclave de la danse, Mona ne l’a pas senti venir
Il va pour se resaisirOh, Mona Lisa Klaxon
De ton trombone
Oh, Mona Lisa Klaxon
Planque ton trombone
Oh, Mona Lisa Klaxon
Trombone
Oh, Mona Lisa Klaxon
Et moi, qui reste là, pendu au téléphoneOh ne coupez pas
Ne coupez pas
Oh ne coupez pas

« LA FRUITIERE » – NIALA 2021 – ACRYLIQUE S/TOILE 73X60


« LA FRUITIERE »

NIALA

2021

ACRYLIQUE S/TOILE 73X60

Aux portes closes des fanes

l’aube ouvre la toile d’un bouquet rose

la licorne

légendaire transport du rêve

transperce de sa corne

le temps de sécheresse pour tirer l’eau à la source

Fenêtre sur le claquemure des lèvres cousues

l’arbre donne du pied

au plus obscur de l’ombre laissée sur l’aride

le fruit se tourne au rai du vitrail

dans sa niche

chapelle

la prière de la Fruitière monte aux branches.

Niala-Loisobleu – 28 Juin 2021

SUR LE MOTIF D’APRES


SUR LE MOTIF D’APRES

Dans les pieds du sable campagne le chevalet

loin derrière le premier cri de l’oiseau-mutant du poisson qui croyait au signe à la craie

histoire de pousse retourné vers le bas

César doutait de ce qui n’était pas lui-même

Un ciel gris débute l’été en présage du probable 4ème en voie à venir d’un soir de plaisir dans les dunes

C’est fou comme le cynisme du comportement m’inspire son contraire

avec la rage au départ de la toile qui, en récupérant le sel de l’évaporation de l’ô, enceintera l’utérus de ma bataille

La mise en boîte nuit comme la cage à l’oiseau, seulement le disc-jokey enfourchera sans scrupule le premier devoir de respect en chutant au sot de la haie

C’est fou comme l’en vie de faire cet enfant autrement, m’habite.

Niala-Loisobleu – 27 Juin 2021

L’Autre Côté de la lune

Arthur H

juste devant moi
Pas à côté
Au sud du Nord


Au nord du Sud
Je la poursuivais
Sans me douter
Qu’elle m’attendait
On the dark side of the moon
On the dark side of the moonJ’ai dû m’écarter
Des chemins tracés
Au sud du Nord
Au nord du Sud
J’avoue j’ai eu peur
Quand je suis passé
De l’autre côté
On the dark side of the moon
On the dark side of the moonComment aurais-je
Pu m’apercevoir
Qu’elle m’attendait
Sur la face cachée
Comment aurais-je
Pu deviner
Qu’elle m’attendait
On the dark side of the moon
On the dark side of the moon
On the dark side of the moon
On the dark side of the moon
On the dark side of the moon
On the dark side of the moon
On the dark side of the moon