La vérité du drame est dans ce pur espace qui règne entre la stance heureuse et l'abîme qu'elle côtoie : cet inapaisement total, ou cette ambiguïté suprême. Saint-john Perse
De quel dense autre mon coeur pourrait des coupées monter au pont ?
Elle l’a dit, l’a chanté
Henri et ses bleus au Je Nous reste salvator de l’ocre rose par la pointe de son sein dressée, le pré-salé de son herbe d’un gigot exceptionnel mettant le Jardin Divers d’une poésie amoureuse
Mort-subite créée par un dysfonctionnement d’appendice et des oreilles
A la fleur des paumes se penche alors du boccage, l’oiseau sur la branche d’un peint frais
l’appel du boulanger, si manuellement pétri que ça pointe autrement que ce qui casque uniquement.
D’E’mois passés l’un au-dessous sur l’Autre (REPRISE EN COMPLETUDE)
En file sur douze rangs l’humeur incontrôlable comme une déraison climatique passant de l’habit de soirée aux guenilles les plus tues d’une décadence bâillonnée, combien fus-je les mois écoulés, malmené malgré moi par des ouragans soudainement glissés dans une mer d’huile ? Oh, je ne partîmes qu’Un, arrivant en somme plus à me poser la question de savoir où nous sommes réellement…Les vents tournent plus vite que jadis. A croire, un comble pour l’agnostique que je suis, que le dieu Eole est entré derviche aux coups d’vents. Je m’attrape par un bout les jours où ça dépasse, mais le temps de trouver à m’amarrer la rivière a déjà passè l’estuaire. Foutre, comment enfanter, toute la matière à concevoir se barre à côté de la matrice. Merde, t’as-t’y un rouleau des suis toow ? Des phases entières de son existence disparaissent sans avoir eu le temps d’entrer dans la table des matières. Emmuré dans des célébrations du bluff, ça va jusqu’à ne plus pouvoir lever le doigt. D’un coup d’oeil impitoyable ta maîtresse t’a cramé. Par où je vais passer le premier…qui le dira aura une tapette.
…Attendre, pour voir…(coi, ça m’étonnerait)
Attendre
par Blanchemain Dominique
Se dresser dormeur en forme de feuille jetée Lorsque s’effeuillent nos coeurs jaunis
Attendre
Se lever débiteur borgne du temps abîmé Dans l’écueil des peurs difformes Où séjournent les restes d’espoirs
Attendre
Attendre que les fleurs s’envolassent Du sombre lit de pierre maudit Où s’enlacent les moires désirs
Attendre
Voilà à quoi l’humanité est réduite. Surtout ceux d’entre elle qui dorment sur les trottoirs. Leur cadeau de ce soir ? Ben la chance de ne pas avoir d’émetteur-récepteur de voeux présidentiels.
Niala-Loisobleu – 31 Décembre 2017
SUITE, ATTENTE CONSOMMEE
Dressées debout les pierres sont là, à la main posée de gauche adroite, reste à savoir ce qui reste qui bat en corps
Un, peu, beaucoup, à la folie, pas du tout ?
Ah ! Marguerite pleures-tu avec ou sans raisons ?
à rouler en excès de sensibilité les lignes droites se transforment en dangereux virages que la corde pend au gibet de la méprise totale
Il suffit d’un rien
une rafale
peut étendre le chêne connu pour être un roc
Seule la mer tient l’Atlantide accessible par le pouvoir de son sel
Le trottoir lui demeure l’inconditionnel chantier d’épaves
A la racine ombilicale reste toujours la partie qui remonte au point de départ
Les faux létales ne sont pas des récoltes, le fléau sait lui extraire assez de grain pour tenir les semailles quand les meules font chambres d’hôtes au manche à demains…
Détestable l’image, imparfaite voisine De corps anéantis, de sombres canots dans Une mer adossée à cette chamoisine Absorbant de ses plis l’écume de nos dents.
Un tesson de bouteille est mon drap ; Je naufrage Comme un froid lit de fer sur des plages de lin. Quelle mère oubliée achèvera l’ouvrage Au coton de l’azur où mon être orphelin
Va de fil en aiguille… Immaculée lumière, Les néons sont un cloitre égale à ce fado Qui m’irise le corps de béantes ornières Où tombent mes os comme un jeu de mikado.
Une mer de silence et des arêtes vives Tranchent le cou des mots et des choses aussi Amères que les dents de cruelles convives Mordent mes lèvres aux morsures du souci.
L’amertume du soir qui sommeille, tranquille, Berce le hamac des longues après-midis Somnambules au bras d’une calme presqu’ile Tenant à presque rien dans mon être affadi.
L’homme avance dans la vie qui fait de lui une pourriture, Je dessine à main levée L’ample pâleur de l’assassiné Et je l’enferme dans l’infini.
J’ai décidé de construire doucement mortellement Avec toutes mes chansons Un pont sans fin à la dignité De sorte que, Un par un, Les humiliés de la terre puissent passer.
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