LE JOUR QUE L’ON VEUT SORT DE LA NUIT PAR MINOD ALAIN


LE JOUR QUE L’ON VEUT SORT DE LA NUIT PAR MINOD ALAIN

LE JOUR QUE L’ON VEUT SORT DE LA NUIT

Avec ce train qui ne va nulle part
Jouent avec entrain les feux qui filent …
Fixé dans le brut hasard qui s’y enfile
On voudrait voir se télescoper l’art

Et ainsi appareillerait l’ailleurs
Sur d’abracadabrantesques planètes
Où des flammes planeraient sur nos têtes
Sans avoir de Greenwich à planter l’heure

Pourrions-nous encore être partisans
Des aurores stupéfiantes et douces ?…
Mais le ciel lentement sort de sa housse
Dans son velours noir guettant le sang

Mais la nuit attend nous laissant un vœu :
Ah ! Combler cette absence de promesse
En épuisant de l’obscur la caresse
Pour vraiment bâtir le jour que l’on veut

Ils grillent : les lampadaires au pavé
Qui brille diamantaire phosphorescent …
Alors le carrefour pleure impuissant
Dessous tous les fauves que vous savez

Indicible jetée de l’océan :
Cette place vomit toute l’écume
Qui bat la ville de son amertume
Nous sentons son pouls sur notre céans

Notre planète et ses vertes nuées
Où respire ce pauvre air carbonite
La reconnaît-on quand des fers hésite
Le travail à séparer ses ruées

Comme s’il devait demeurer bien vain
D’empêcher que notre matin se saoule
Or nous sommes bien logés dans son monde
Et de l’aurore nous buvons le vin.

Alain Minod

HAUT DESSEIN


HAUT DESSEIN

Aux flancs de l’air

cette inspiration avale

et gonfle la poitrine

d’un double soleil aréolé sanguine

Niala-Loisobleu – 14 Août 2021

ARRONDI DU POIDS TRANSPORTE


ARRONDI DU POIDS TRANSPORTE

S’éloigne le bruit du sèche-je-veux

L’extrême-fatigue qui suit après renaissance de l’Atelier bien que s’emparant de mon assise quitte l’angle à la pointe du levant

Ce bruit qui approche à tout du train sortant du tunnel

On voit qu’ill reste à franchir un relevé de montagne primaire

Mais c e n’est rien d’un Everest

Puisque l’Eve et ses mon arrive impressionniste, teintée de Claude Monet par la porte d’Etretat comme en Normandie le soleil claque la porte à la pluie en disant marre

L’encre me coule des yeux au fur et à mesure que ta main court au rythme du chien noir qu’un retour de lumière rougit d’espoir de tomates

Le haut ne retombe pas

Au sein de l’Esprit les bretelles sont plus solides que la déroute nationale

Question de pèse…

Grimpe, mon poids de senteur est au bord de mordre tes fraises.

Niala-Loisobleu – 12 Août 2021

COIN DE TABLE


COIN DE TABLE

Arrive le tournant, d’un côté le vide-grenier, de l’autre le jardin avec fourche, le cheval et son soc

L’arbre déploie ses branches avec des fruits secs dessus et sur celle où l’oiseau a son nid, l’œil des fleurs nouvelles

Un nuage peut toujours boucher la voie. Je sais qu’il y a des taupes qui croient voir haut

Du torrent qui charrie le bois mort, mon petit-moulin tourne en corps

Et ce bateau de papier file l’horizon pour tisser

Du sel dans le vers, je trinque en couleur à ta poésie sans la lire depuis qu’au garrot l’impression abandonnée de l’amble, suffocant

Le beau restant hors des mots flatteurs, l’accent circonflexe appuie sans lourdeur

La palette aime tartiner mes doigts pour te caresser à dessein

Quelques maisons dans cet ailleurs du jardin attaché au cœur abritent des vents contraires.

Niala-Loisobleu – 12 Août 2021

DU BEAU DE MA BELLE Ô JOUES


DU BEAU DE MA BELLE Ô JOUES

Du tant que j’allais seul au devant aucune peine ne vînt chasser un beau authentique de cette poésie que j’en fis trot

Cheval de bataille

les laides montrent leur perfidie en embuscade dans l’anonymat

« j’ai dit »

en initié qui se tait et ouvre l’union

Ô FEMME !

pris d’amour pour la seule qui réunit l’émotion sans omettre…

Niala-Loisobleu – 11 Août 2021

LA BOUTURE


LA BOUTURE

Incendies , inondations, débordements climatiques de la terre qui craque. Le glacier va remonter l’océan pour rayer les paillotes construites parmi les infractions de l’homme

Dans le balancement du hamac de mes souvenirs passe un petit-navire qui avait des jambes, chantait ma mer pour m’endormir et me laisser pénétrer mon rêve

C’était quand ce conte à rebours ?

Tout près d’ici, l’énergie déployée pour détruire la nature à les moyens de faire parler le mal

Egon d’un trait affûté, a joint ton corps au mien pour l’à venir

Cette image que mon idée garde pourrait passer pour un entêtement argentique maintenant qu’avec le numérique, l’artificiel se croît intelligent. Tant pis, je reste au sentiment qu’un gros sein naturel nourrit mieux la vie qu’un greffon synthétique

La peau de soie contre l’autre qui rit dans l’herbe haute de l’estuaire, c’est le France qui traverse en chantant du Havre à l’autre côté de l’Atlantique jusqu’aux aisselles fournies d’un rêve américain

Plus que mettre tout en ordre pour finir de rendre l’Atelier opérationnel dans sa version 2021…on voit déjà la grande bleue remontée en Seine, de mon Paname aux rivages des ÎLES ETAIENT UNE FOI

Avec la nudité plaine de femme en figure de proue.

Niala-Loisobleu – 11 Août 2021

SUR TOUT NE PAS PERDRE SON TANT


SUR TOUT NE PAS PERDRE SON TANT

Pour donner l’éternité à son tant réel

ne vivre que son présent en dépit de l’inconstance du temps

et n’en démordre malgré les carries prétendues des bonbons

Niala-Loisobleu – 10 Août 2021

A L’ECUMOIRE


A L’ECUMOIRE

Séparer les eaux-noires des nacres roses de la coquille

en claire

transhumer l’esprit

La vision subit

le regard scanne

au squale en maraude dire à l’hippocampe de sortir de les curies

C’est lourd un vide, remonte à l’haveneau des doigts le pouvoir de ta main

tu le remettras au triangle en percussion dans le sein

et non plus au tourniquet de la planche à bascule d’amour prêt à venir à cheval de Troie avec la lyre aède

tu peins comme t’écris à part la poésie dont acte de vie.

Niala-Loisobleu – 8 Août 2021

PETIT GRAVIER REFAIT SURFACE


PETIT GRAVIER REFAIT SURFACE

La conception du sacré est conditionnée par les concepts auxquels on le relie ou auxquels on l’oppose et par la méthode d’approche qu’on adopte. La diversité des conceptions du sacré qui se sont multipliées depuis la fin du xixe siècle dans les sciences humaines et sociales occidentales atteste de la difficulté à saisir conceptuellement une réalité à la fois subjective et objective, qui implique à la fois une expérience sensible et des croyances métaphysiques et théologiques, qui s’enracinent dans le religieux. Peut-on parvenir à une définition substantielle d’une réalité autonome, qui a son essence propre, ou seulement relationnelle, conventionnelle ? Faut-il le traiter en fonction de son contenu conscient, patent, explicite ou faut-il le ramener à autre chose qu’à lui-même, chercher une racine dissimulée comme le font toutes les interprétations du soupçon depuis Nietzsche, Marx et Freud, qui ont pris le parti de lire certains faits culturels – en particulier religieux et toute idéologie en général – comme des symptômes de processus cachés d’une nature fort différente ?
Source CAIRN-Info

Pour comprendre et prendre le bon chemin le temps n’est pas mesurable

il faut passer par des itinéraires détournés

Ulysse les a franchi après des épreuves initiatiques

d’où la nuance a suffisamment émergée pour laisser sa véritable identité à chaque chose

RECOLLETS 2021

L’époque est devenue trouble , ne laissant partout qu’image évanescente depuis la fin 2019, je peins du beau qui s’échappe

L’expérience de cette exposition est un grand passage initiatique

D’une foule grouillante des premiers jours naît l’inquiétude d’un effritement qui déchire le sens intrinsèque petit à petit. Les gens sont sur un tapis-roulant qui les conduit à faire le tour de la salle. Lunettes de soleil pour voir quoi de la couleur ou plutôt pour cacher le cerne du regard perdu

Le tangage monte, l’estomac manifeste , la tête se penche des deux côtés pour vomir

Puis soudain le nombre tombe , les visiteurs ont repris un autre itinéraire comme celui que les fourmis montrent

Emerge au loin un début de lueur

la voix est presque redevenue audible

C’est la fin

le caillou est bien voyant, tout l’aspect du profane disparait, le sacré illumine

« PROMESSE 2 » et « UN CAILLOU DANS LA POCHE 11 »

« L’AMNESIQUE »

L’Amnésique me nettoie la merde aux yeux, le fil de la greffe redonne par le tri de cornée, La musique devue à mon oeil malade

la musique du dernier jour de l’expo refuse tout auteur qui ne serait pas Malher, elle monte aux sphères pour unir l’esprit dans son sacré et nettoyer le toxique et ses pétrifications d’espérances négatives

« LA VIE, L’AMOUR 1 »

Sont entrés en Collections Privées avec les Anémones et les Eaux-Neuves

me donnant la voie à suivre à présent…

Niala-Loisobleu -8 Août 2021