La vérité du drame est dans ce pur espace qui règne entre la stance heureuse et l'abîme qu'elle côtoie : cet inapaisement total, ou cette ambiguïté suprême. Saint-john Perse
LE JOUR QUE L’ON VEUT SORT DE LA NUIT PAR MINOD ALAIN
LE JOUR QUE L’ON VEUT SORT DE LA NUIT
Avec ce train qui ne va nulle part Jouent avec entrain les feux qui filent … Fixé dans le brut hasard qui s’y enfile On voudrait voir se télescoper l’art
Et ainsi appareillerait l’ailleurs Sur d’abracadabrantesques planètes Où des flammes planeraient sur nos têtes Sans avoir de Greenwich à planter l’heure
Pourrions-nous encore être partisans Des aurores stupéfiantes et douces ?… Mais le ciel lentement sort de sa housse Dans son velours noir guettant le sang
Mais la nuit attend nous laissant un vœu : Ah ! Combler cette absence de promesse En épuisant de l’obscur la caresse Pour vraiment bâtir le jour que l’on veut
Ils grillent : les lampadaires au pavé Qui brille diamantaire phosphorescent … Alors le carrefour pleure impuissant Dessous tous les fauves que vous savez
Indicible jetée de l’océan : Cette place vomit toute l’écume Qui bat la ville de son amertume Nous sentons son pouls sur notre céans
Notre planète et ses vertes nuées Où respire ce pauvre air carbonite La reconnaît-on quand des fers hésite Le travail à séparer ses ruées
Comme s’il devait demeurer bien vain D’empêcher que notre matin se saoule Or nous sommes bien logés dans son monde Et de l’aurore nous buvons le vin.
L’extrême-fatigue qui suit après renaissance de l’Atelier bien que s’emparant de mon assise quitte l’angle à la pointe du levant
Ce bruit qui approche à tout du train sortant du tunnel
On voit qu’ill reste à franchir un relevé de montagne primaire
Mais c e n’est rien d’un Everest
Puisque l’Eve et ses mon arrive impressionniste, teintée de Claude Monet par la porte d’Etretat comme en Normandie le soleil claque la porte à la pluie en disant marre
L’encre me coule des yeux au fur et à mesure que ta main court au rythme du chien noir qu’un retour de lumière rougit d’espoir de tomates
Le haut ne retombe pas
Au sein de l’Esprit les bretelles sont plus solides que la déroute nationale
Question de pèse…
Grimpe, mon poids de senteur est au bord de mordre tes fraises.
Incendies , inondations, débordements climatiques de la terre qui craque. Le glacier va remonter l’océan pour rayer les paillotes construites parmi les infractions de l’homme
Dans le balancement du hamac de mes souvenirs passe un petit-navire qui avait des jambes, chantait ma mer pour m’endormir et me laisser pénétrer mon rêve
C’était quand ce conte à rebours ?
Tout près d’ici, l’énergie déployée pour détruire la nature à les moyens de faire parler le mal
Egon d’un trait affûté, a joint ton corps au mien pour l’à venir
Cette image que mon idée garde pourrait passer pour un entêtement argentique maintenant qu’avec le numérique, l’artificiel se croît intelligent. Tant pis, je reste au sentiment qu’un gros sein naturel nourrit mieux la vie qu’un greffon synthétique
La peau de soie contre l’autre qui rit dans l’herbe haute de l’estuaire, c’est le France qui traverse en chantant du Havre à l’autre côté de l’Atlantique jusqu’aux aisselles fournies d’un rêve américain
Plus que mettre tout en ordre pour finir de rendre l’Atelier opérationnel dans sa version 2021…on voit déjà la grande bleue remontée en Seine, de mon Paname aux rivages des ÎLES ETAIENT UNE FOI
Avec la nudité plaine de femme en figure de proue.
La conception du sacré est conditionnée par les concepts auxquels on le relie ou auxquels on l’oppose et par la méthode d’approche qu’on adopte. La diversité des conceptions du sacré qui se sont multipliées depuis la fin du xixe siècle dans les sciences humaines et sociales occidentales atteste de la difficulté à saisir conceptuellement une réalité à la fois subjective et objective, qui implique à la fois une expérience sensible et des croyances métaphysiques et théologiques, qui s’enracinent dans le religieux. Peut-on parvenir à une définition substantielle d’une réalité autonome, qui a son essence propre, ou seulement relationnelle, conventionnelle ? Faut-il le traiter en fonction de son contenu conscient, patent, explicite ou faut-il le ramener à autre chose qu’à lui-même, chercher une racine dissimulée comme le font toutes les interprétations du soupçon depuis Nietzsche, Marx et Freud, qui ont pris le parti de lire certains faits culturels – en particulier religieux et toute idéologie en général – comme des symptômes de processus cachés d’une nature fort différente ? Source CAIRN-Info
Pour comprendre et prendre le bon chemin le temps n’est pas mesurable
il faut passer par des itinéraires détournés
Ulysse les a franchi après des épreuves initiatiques
d’où la nuance a suffisamment émergée pour laisser sa véritable identité à chaque chose
RECOLLETS 2021
L’époque est devenue trouble , ne laissant partout qu’image évanescente depuis la fin 2019, je peins du beau qui s’échappe
L’expérience de cette exposition est un grand passage initiatique
D’une foule grouillante des premiers jours naît l’inquiétude d’un effritement qui déchire le sens intrinsèque petit à petit. Les gens sont sur un tapis-roulant qui les conduit à faire le tour de la salle. Lunettes de soleil pour voir quoi de la couleur ou plutôt pour cacher le cerne du regard perdu
Le tangage monte, l’estomac manifeste , la tête se penche des deux côtés pour vomir
Puis soudain le nombre tombe , les visiteurs ont repris un autre itinéraire comme celui que les fourmis montrent
Emerge au loin un début de lueur
la voix est presque redevenue audible
C’est la fin
le caillou est bien voyant, tout l’aspect du profane disparait, le sacré illumine
« PROMESSE 2 » et « UN CAILLOU DANS LA POCHE 11 »
« L’AMNESIQUE »
L’Amnésique me nettoie la merde aux yeux, le fil de la greffe redonne par le tri de cornée, La musique devue à mon oeil malade
la musique du dernier jour de l’expo refuse tout auteur qui ne serait pas Malher, elle monte aux sphères pour unir l’esprit dans son sacré et nettoyer le toxique et ses pétrifications d’espérances négatives
« LA VIE, L’AMOUR 1 »
Sont entrés en Collections Privées avec les Anémones et les Eaux-Neuves
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