La vérité du drame est dans ce pur espace qui règne entre la stance heureuse et l'abîme qu'elle côtoie : cet inapaisement total, ou cette ambiguïté suprême. Saint-john Perse
Dans le jour qui se réduit le rituel d’ouverture poursuit sa cérémonie
au bout du jardin la perspective n’a jamais perdu ses points
Instant de recueillement que les oiseaux accompagnent en volant sans éteindre le silence
Tapissant les murs de leurs visages aux regards fidèles, ceux qui sont là parlent de leurs frères lointains restés liés par l’androgyne genre auxquels tous appartiennent
La longue file qu’ils détachent en silhouettes sur le haut de ma route des crêtes avance sans jamais s’arrêter d’accoucher
Octobre mois des glands des noix et des châtaignes J’aime par atavisme un atelier de peintre Essuyer son pinceau à l’écharpe d’Iris Différents bleus je veux différents verts j’espère plus ou moins amortis plus ou moins soutenus Une ville construite en pâte d’abricot Rien qu’à la voir le lac jette des étincelles Vermeil a pour diminutif le vermillon Bel orbe rose éteint dans un ciel bleu cendré Octobre fait tomber d’une octave Octavie.
Une grande verrière enchevêtrée dans les escarbilles du métal
et voilà l’allaitement de la vapeur qui pssssitttt en gare
La parallèle des rails
entrant dans le tunnel pour dépasser son ombre
Prochain arrêt ma lumière
Assis par terre un grand bassin, un bout de ficelle, du liège en bouchon, un bout de carreau pour le tablier, du papier à pliage (un bateau peut demander l’entrée pour pouvoir en sortir) du trombone, de la craie et plein de petits cailloux. Le mouchoir peut rester au fond de la culotte courte, avec une ficelle on peut nouer sans crainte d’oublier. L’enfant n’oublie rien, il sépare.. Il sait par nature que les bobos c’est un truc à la con qui vient des grands. Lui il a deviné, avant d’être dévié par l’école qui oblige à faire un trait obligatoirement avec une règle, d’instinct que le dessin n’a de vérité qu’à main levée. Il s’en fout et contrefout de mettre un nez au milieu de la figure. Une tête pour lui c’est d’abord un gros ventre posé sur le fil des jambes. Lui il rit comme si pendant qu’il nageait dans sa mère, il avait tout compris en découvrant genre sous-marin comment ça peut tout compliquer un grand. Et pourquoi, se mordre la queue quand chat serre à rien ?
La merde c’est que pour jeter pas pour conserver.
Tiens j’entends siffler l’entrain. Viens mon Coeur on va aller dire bonjour à Jacques.Il a gardé un pas-de-porte au marché aux fleur, parce qu’il n’y a pas d’esclave. D’ailleurs il est pas tout seul à continuer à peindre les mots bien qu’officiellement pour l’état-civil y soit pu de ce monde. Tous les poètes sont immortels.Il peut s’appliquer à se démolir le monde. Les poète sont immortels. Et ils marchent en arrosant le temporel à visage ouvert. Voiles carguées sur la route, semelles de vents aux pieds.
Cours sans répit après ton ombre elle est le wagon de ton convoi.
Et demande-lui de montrer son billet.
Faut pas lui laisser loisir de te frauder le voyage…
Rien ne vaut l’amour qu’on se forge. Ce monde est fait que pour aimer sans s’arrêter au fait qu’il aime personne.
Et si on ne savourait que les meilleurs morceaux de l’existence ? Décortiquer tous les moments et n’en déguster que la quintessence ?
Retenir les levers de soleil rougeoyants Le tendre babillage de son enfant La main caressante de son amant…
Ne boire que des shots de bonheur Se délecter de l’instant présent Et des doux murmures du cœur
Éliminer le gras des rires Contre la délicatesse d’un sourire Extraire le sel de la vie Et rejeter l’amertume des remarques aigries
Goûter la douceur inaltérable de la bonté Assaisonnée de bienveillance en quantité L’amour où il se loge le débusquer Au creux d’une épaule amie Aux côtés d’un proche meurtri Et toujours en redistribuer…
S’enivrer dans des virées insensées Aux confins de nos pensées Jeter les os qui nous étranglent Aux chiens qui aboient notre succès
Aspirer la sève, l’énergie C’est du Sot-l’y-laisse la stratégie Et idiots nous ne sommes pas Alors faisons amis le meilleur choix.
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