Les beaux moments sont trop courts : Francis Cabrel


Les beaux moments sont trop courts : Francis Cabrel

Est-ce que c’est Lilas ou Jonquille
Mais son parfum me joue des tours
Sous des gouttières qui scintillent
Elle serre dans son cœur de fill
Le monde avec tout ce qui tourne autour
Hey, hey, hey-ouh, autour, hey, hey

Dehors une averse crépite
Sur les pavés gris de la cour
Mais nos rêves sont sans limites
La jolie dame qui s’abrite
Porte à ses pendants d’oreille, du soleil
Hey, hey, hey-ouh, du soleil, hey, hey

Dans un mouvement de bottines
Et le frôlement du velours
Elle part, comme tu l’imagines
Et l’eau de la flaque assassine
Elle l’évite d’un délicieux détour
Hey, hey, hey-ouh

C’était une pluie de passage
Le vent tiède est venu, dommage
Sécher les pavés de la cour, hey-ouh
La dame est partie un peu vite, hey-ouh
Mes rêveries de terre cuite
Toutes éparpillées sur le parcours
Hey, hey, hey-ouh, le parcours, hey, hey

L’averse a terminé sa route
Quelque part dans les alentours
Accrochés aux dernières gouttes
Ces mots que personne n’écoute
Disent que les beaux moments sont trop courts
Hey, hey, hey-ouh, trop courts, hey, hey
Les beaux moments sont trop courts
Hey, hey, hey-ouh, Hey, hey, hey-ouh

DEPLACEMENT ORGANIQUE


DEPLACEMENT ORGANIQUE

Le tain lui-même absent, pas facile de se voir les yeux, trop de mots éloignent le doigt de la ligne

Parvenir à laisser quatre mains au clavier et deux coeurs à la hanche de clarinette sans faiblesse de bananes larguées en peaux de chemins

Rien de ce ce qui oxygène ne doit partir

La pression vérifiée le cheval est bien gonflé et le wifi guide la bonne route

c’est un oiseau qui détient le code

Niala-Loisobleu – 3 Novembre 2020

D’UN CÔTE ET EN ALLANT PLUS LOIN


Georg Baselitz

D’UN CÔTE ET EN ALLANT PLUS LOIN

Les pas ne se comptent plus , ils avancent, des champs à n’en plus finir

la mer enfin entre deux doigts

C’était un fardeau empli de pierres, lourd comme une incompréhension congénitale

le cheval a dit j’irai mais seulement quand l’oiseau s’accouplera au caniveau

Vînt alors la quatrième main en orée, l’eau s’est mise à moudre, on a ôté les pierres pour remplir un grenier de sel.

Niala-Loisobleu – 1er Novembre 202

L’EPOQUE 2020 /47: AUTOMNALE 4


Après les Époques 2018 et 2019, voici le quarante-septième de cette nouvelle Époque 2020 avec BARBARA AUZOU : AUTOMNALE 4  . Merci de considérer que le poème est indissociable du tableau et vice-versa…

L’EPOQUE 2020/47″Automnale 4
Niala
Acrylique s/toile 50×50

Je te couronne d’un arbre allumé au mitan de ton destin

Et tes pensées crêtées de roux ont des flambeaux pour parfum

De tête des feux incandescents pour  chemins

Ressuscitant de lui-même le caramel de l’instant fond

Dans un heurt de lumière bouclée derrière tes fenêtres

Ta présence têtue sur toutes les brèches n’a pas de fin

Tu désarmes le cuivre des saisons

 Tu pousses les globes des moissons

Terrestres dans une scandaleuse discrétion

Qui n’a d’égale que la brûlure

 

Barbara Auzou.

LE MARIN-JARDINIER


« Le Marin-Jardinier » – En cours dans le Jardin de Niala ce 23 Octobre 2020

LE MARIN-JARDINIER

Dans l’équinoxial automne les fouissages profitent de la discrétion de l’époque pour s’implanter autour du soleil des crocus

Au sol les transpirations d’humus que la toile écope entraînent la pensée à planter de quoi garder les oiseaux en mesure de chanter

Dans le dévidoir de l’aspe à soie, si le jardinier s’éloigne des étocs cachés sous la surface ça n’est pas un refus d’accostage, bien au contraire, mais un pilotis qui se tape au chenal pour croire.

Dans le scaphandre en plongée de l’atelier.

Niala-Loisobleu -23 Octobre 2020

L’EPOQUE 2020/46: AUTOMNALE 3


Après les Époques 2018 et 2019, voici le quarante-sixième de cette nouvelle Époque 2020 avec BARBARA AUZOU : AUTOMNALE 3  . Merci de considérer que le poème est indissociable du tableau et vice-versa…

L’EPOQUE 2020/46″Atomnale 3″
Niala
Acrylique s/toile 20×20

 

Un enfant erre dans son sourire

Comme on ordonne un univers

Insensé et c’est l’appel d’un fauve qui voudrait

Mordre à pleines dents l’orange frisson

Laissé par un sillage de lumière

C’est l’espoir retrouvé qui s’élance dans ses ors

Pour bercer l’automne de ce qui demeure inconsolable

Les mots prennent un goût de feux de grange

 La couleur recommencée encore dans un ciel instable

Se souvient que c’est elle qui brûle les éclisses du cœur

Et tangente l’enclos

 

Barbara Auzou.

COUCHE D’IMPRESSION


COUCHE D’IMPRESSION

Déborder du cadre de plusieurs tailles en dessous

ma branche est dans l’arbre haut de l’espace vers

Ces jardins japonais mon cerisier n’en veux pas

il s’érige vertical aux bases de la touffe riche

L’oiseau

dit merle alors à vos bans

Le péage d’un chemin à trois voix est changeur

te rejoindre par la sente arrive à bons pores

la couche d’impression n’est pas définitive.

Niala-Loisobleu – 9 Octobre 2020

VEGETALE VIREE


VEGETALE VIREE

A la poursuite du papillon bleu

je vais vert

Odilon d’un vrai Redon

sur des feuilles de nymphes du jardin d’acanthes

fond d’or

bois de santal

La corne rose d’un hippocampe entre les lèvres j’ai l’herbacée qui jazz sa palette blues de travail

coton sorti des oreilles

off course

sur le cheval à bascule

La tournante de Visubie, point-de-vente cacher profané, caricature de société qui provoque et voile sa parole républicaine d’un masque de mots, c’est coi l’école, l’ortie ronce le bon pétale des marguerites, du point de vue citoyen rien que du détournement de liberté en reconquête

Alors sois sauvage

pur fruit de l’Arbre

laisse pendre tes seins

ouvre-toi à la terre

et déguise plus le ciel en sortant la planche à billets

les enfants de demain vont la trouver chère ta chaudière gratuite…

Niala-Loisobleu – 6 Octobre 2020

L’EPOQUE 2020/45 : AUTOMNALE 2



Après les Époques 2018 et 2019, voici le quarante-cinquième de cette nouvelle Époque 2020 avec BARBARA AUZOU : AUTOMNALE 2  . Merci de considérer que le poème est indissociable du tableau et vice-versa…

L’EPOQUE 2020/45″Automnale 2″ Niala Acrylique s/toile 73×60

 

Ce n’est qu’ainsi

Abandonnant parfois le mouvement

Que la pensée debout sur ses eaux palpe le monde

Et avec elle la joie folle d’avoir une ombre

De la voir tourner encore sur l’axe d’un Mai intérieur

Qui va où l’ouvert le porte

Le tout de la branche a passé entre mes doigts

C’est un arbre tombé d’un fruit orange

L’arrêt d’une fleur éclose

Sur la muette origine de la parole

A des mémoires de chaux

Des désirs de bouquets

Qu’une seule main émonde

Qu’un seul baiser transporte

Dans un drap étiré où respirent ensemble

Le dedans et le dehors

 

Barbara Auzou.

L’EPOQUE 2020/44: AUTOMNALE I


Après les Époques 2018 et 2019, voici le quarante-quatrième de cette nouvelle Époque 2020 avec BARBARA AUZOU : AUTOMNALE I  . Merci de considérer que le poème est indissociable du tableau et vice-versa…

L’ÉPOQUE 2020/44« Automnale 1 » Niala  Acrylique s/toile 65×54

Arrange-moi avec toi-même

Et puis avec le temps

Pour la tempe de nos hivers

Qui tourne meule attendrie

Pour nos paumes qui font et défont les chemins

Il y a dans ta voix des modulations de forets obstinées

Qui roulent les feuilles d’un absolu féminin

Et le mystère actif de tes seins simples comme la terre

Joueurs comme une portée de jeunes chiens

Et si je ne peux tenir en laisse le velours orange

De tes yeux qui lâchent leur loutre de feu

Permets-moi au moins de te nourrir un peu

De ces fruits métronomes à dévorer vivants

Ils te rendront la monnaie de ta pièce qui craint tant

L‘automnale mélancolie

 

Barbara Auzou.