La vérité du drame est dans ce pur espace qui règne entre la stance heureuse et l'abîme qu'elle côtoie : cet inapaisement total, ou cette ambiguïté suprême. Saint-john Perse
Le frisson de la pierre transperce de cette tessiture qui ne marche que dressée de toute sa flèche
et sans autre poussée que l’onde irréversible qui lui court l’intestin
Par la fenêtre des narines en double-façade les poumons tournés manche-à-air sur le pont suivent l’oiseau parti au-devant pour éclairer le manque de souffle
Comment se peut-il que l’on donne le sentiment d’avoir pris le chemin tordu dans un ciel aussi vaste ?
C’est sur lui que l’oreille se tend pour lancer l’ancre, pas sur le fond glissant d’un sable sans roche
L’épreuve du manque vide la vapeur jusqu’à l’impossible recours de la voile privée de ressort
L’oeuf est plein
Tout tavelé de soleil
On ne peut rien en séparer
Ecoute la voix de l’arbre transmettre la vie par l’organe du vent.
On n’est pas sérieux quand on a 17 ans On n’est pas tellement plus heureux avec nos cheveux blancs Nos miroirs pleins d’impact distribuent des claques Encore trop tôt déjà trop tard pour vider son sac Le cœur attend son heure d’incandescence
Mais vivre pour ce qu’il reste de jolies promesses Vivre pour quelques perles en dedans Mais vivre pour ceux qui restent nos tendres richesses Vivre pour quelques êtres importants
20 ans ça dure un jour, 20 ans c’est pas lourd Ça va pas que la marée qui monte nous couvre de honte Des hommes et des déserts des rivières de larmes Encore trop tôt déjà trop tard pour rendre les armes Le cœur attend son heure de délivrance
Mais vivre pour ce qu’il reste de jolies promesses Vivre pour quelques perles en dedans Mais vivre pour ceux qui restent nos tendres richesses Vivre pour quelques êtres importants Mais vivre
La vie comme la grande voile on compte sur elle S’envoler jusqu’aux étoiles pour se faire la belle Le cœur attend son heure de caravell
Mais vivre pour ce qu’il reste de jolies promesses Vivre pour quelques perles en dedans Mais vivre pour ceux qui restent nos tendres richesses Vivre pour quelques êtres importants Mais vivre parce qu’il y a demain qui fait son malin Avec sa réserve de printemps Mais vivre et tendre la main à qui la veux bien Vivre pour peut-être vivre enfin Mais vivre
Je mets les voiles sous d’autres voiles J’y suis, je suis loin des étoiles
Voilà, j’existe face à moi-même Je suis l’enfant de la lumière Couché sur toi, entre tes mains Fais-moi un jardin sur ton sein
On me bouscule, sans préambule Dans le tourbillon où je ne suis qu’une bulle Loin des étoiles si loin des étoiles Je suis là depuis quelques heures Et on veut m’insuffler la peur
Arrête les boniments Arrête tu n’es qu’un enfant, tu n’as pas le choix Tu apprendras nos lois, celles de te mettre au pas Pas le choix Tu n’es qu’un maillon de la chaîne Rien qu’un de plus dans le système Pas le choix Tu feras ce qu’on te dit de faire Ne dépasse jamais les barrières N’oublie jamais que t’es de la poussière
Je suis moitié dieu et moitié terre L’impossible n’est plus un critère Tous vos joujoux vous font la guerre La souffrance n’est pas nécessaire
Je deviens beau si je grandis Au jour le jour à l’infini L’éternité aura tout son temps Il y’a du vent dans les voiles Pour de la poussière mais poussière d’étoile
Arrête tes raisonnements Arrête t’es qu’un adolescent tu n’as pas le choix Tu connais bien nos lois, celles de te mettre au pas Pas le choix Tout est en place faut que tu t’y fasses Tu changeras rien face à la masse Pas le choix Tu n’es qu’un chiffre sur une liste Rien qu’un zombie qui vit sa vie Pour devenir de la poussière
Je ne suis pas une de plus dans le système Maillon de la chaîne Un de plus dans le système
Vous m’enfermez à double tour Je ferai tout avec amour Passionnément jusqu’au néant Je suis l’enfant de la lumière Une poussière, poussière d’étoile
Pourquoi chercher la lune Quand on a les étoiles A qui de droit
Je plaide non coupable Je suis pas responsable de tous vos ennuis Je n’étais pas à table quand tu t’es servi J’en connais assez pour me protéger D’un détournement majeur
C’est un arbre ventriloque connu de tous au village et pas plus loin que les panneaux Michelin., qui en marquent l’entrée et la sortie. Dire comme ce qu’il disait restait entre nous. A vrai dire cette intime restriction était née du peu d’intérêt marqué par l’alentour et de la totale incompréhension des audacieux qui likaient (une mode qui avant le virus annonçait l’imminence de la Covid 19, qui finirait par couper tout rapport entre les gens). Le bois cache les fourmis sous ses cheveux, pourtant elles sont là, confinement ou pas une fourmi ça sort et ça change rien au travail. C’est encore l’homme qui va les priver de ses miettes dans l’évolution du virus. Je regarde la table de ferme qui s’allonge de tout son long, au-dessus de sa tête les immortelles pendent aux poutres entre les saucisses et les jambons, les oignons et le panier à salade. A part une cage tout y est. on a rien ajouter et surtout rien enlevé de ce qui fait qu’on vit. Sûr que le chien aimerait pas. J’ose pas imaginer sa réaction si on privait les chaises de tes culottes, il aime qu’on garde sa nourriture comme un enfant qui a besoin d’un vieux vêtement percé pour se réconforter. Justement l’arbre c’est ça qu’il raconte, la charpente de la vie. Ce qui l’osse, la vertèbre. Séparer les individus c’est installer le néant dans l’oubli que chaque histoire débute à nager dans un ventre. Naît cette relation qui échappe aux hommes d’Etat: l’Amour Majuscule. Et ça va loin parce que tenir la main d’un vieux tout fripé ça lui repasse son film, les bons passages puisqu’on oublie à tort où à raison les mauvais. C’est pour mieux mourir je pense. Jusqu’à la dernière des fripouilles que la famille accompagne. Enfin je dis bien la famille au sens étymologique du vrai sentiment. Intérêts mis à parts. Donc je continue, l’arbre vient s’asseoir en bout de table. L’enfant dernier sur ses genoux. Le chien entre ses jambes, queue fouettant. Les femmes l’entourent en premier rang. La Mère versant à boire des embruns aux hommes à la manoeuvre. L’odeur qui ramasse les choses comme y faut sur soi chauffe toute la pièce jusqu’à la terrasse qu’elle remplit d’oiseaux. Et sans bruit les essences se rapprochent pour la canopée. Ah ce fût comme avant. Veillé le mort, on chanta et festoya toute la nuit. En m’éveillant j’ai senti ta chaleur comme seule savent faire les vies qui veulent continuer. Alors je m’ai dit faut que j’aille chez le coiffeur pour l’honorer ce beau matin. Tu sais la suite comment ça a fini de se poursuivre.
L’un contre l’autre en renfort de maçonnerie sur la face extérieure des cages thoraciques à contenir les charges de poussées mécaniques du brin de voûte
Maudit Chaïm
Au matin à Vaugirard on vient boire la saignée au point d’Ars avant de monter les mioches au cheval de bois par l’allée des perspectives
Enfant de troupe « Allons Z’Enfants » d’une page non-écrite du couché au levé au lavabo-collectif d’eau glacée que le rêve récupère dans les trois couleurs
Maudit Chaïm
La Ruche quartier de l’Observatoire inspire l’Auguste Boucher, sculpteur créatif plein d’élan. Ah, sortis du visionnaire on serait bon qu’à aller dans le mur ?
Maudit Chaïm on a cru que tu ne serais plus ignoré
Tes gosses quand je les regarde je vois des vitraux à la place des peurs dans leurs yeux. C’est vrai que le hasard n’existe pas, la Reine on lui doit Chagall dans le miel qu’elle a fait là. Il a même fait chanter le plafond. Trop beau. Nous voilà conteur à zéro
Et imagines ce que ça peut me faire mal à la côte
Pas possible d’en arriver à plus se faire comprendre et de se retrouver con sans rire
C’est pas un Soulages qui se supprimerait en chant de blé dans un choeur de corbeaux, il est riche que ça m’en fait gerber outre-noir
Il faudrait pas que que les contreforts d’Auvers-sur-Oise soient du faux gothique Compagnon
Des fois que la foi nous trahirait
A perdre la tête
Léo j’ai besoin de toi pour pas gueuler tout seul
Maudit Chaîm les enfants faut pas que ça finisse Amédéo par défenestrer les Jeanne enceintes.
je me souviens comment entre deux stations on apprenait à lire
DU BEAU DU BON DUBONNET
mais jusqu’à l’école qui se spécialise dans la fumisterie ça peut difficilement déboucher
Du pays que je suis, ailleurs depuis le départ, je continue la rame comme toujours on l’a fait ensemble Anne, bien que visionnaires ça change pas le lambda de sortir de l’embuscade. A croire que ça le fouette vu comme il y fonce. Ton côté féministe, le bon, celui que je défends sang pour sang, regarde jusqu’où ça dérape avec le génie lesbien. Alice ô merveille, le bébé dans le Coffin. Moi j’ai l’air de quoi avec mon côté Androgyne- In Temporalibus 1983 ?
Bof allez tire-moi la langue je te ferai mon pied de né faune, rires…
Ce que nous aurons vécu au départ de vraies souffrances aura valu autrement que ce qui attend la livraison des prochaines cigognes
Le Beau ça commence majuscule et ça décramponne pas
Les seins de marbre qui tombent sont de chair grouillante, ils se cavalent pas comme la gélatine du pâté de lapin d’élevage et puis l’épopée qu’il y a dans les rides a du pur-sang dans les curies
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