La vérité du drame est dans ce pur espace qui règne entre la stance heureuse et l'abîme qu'elle côtoie : cet inapaisement total, ou cette ambiguïté suprême. Saint-john Perse
Des virages sans que la tête nous tourne, nous gardâmes l’adhérence au sol de la gamme
Route de montagne difficile, grand parcours sur voie étroite
Entre l’amer des nids-de-poule, la vue du coq dans le coude du stationnement, la clarté vient donner le réconfort où l’espoir se précise dans l’anse du panier qui tient les chevaux-sauvages sur fond d’horizon
Aujourd’hui, sur l’EPOQUE 2021 nous franchirons la 7° borne.
Il ferme le poste pour tremper ses yeux dans les cartes-postales. Ce matin il a fait corps avec la piscine comme pour plonger dans l’intime de son vouvoiement. Un jardin a sa vie forte et belle sur les laves volcaniques d’une éruption native. Ce fut la naissance de L’EPOQUE
Des virages, la route de là corniche en dévoilant au chauffeur plus que l’enchantement. Tout au fond de la terre. La Racine. La Vie. L’Oeuvre.
Si l’image aurait déçu l’attente qu’on s’en était fête ?
Si et puis en corps l’abstrait
le train qui reste à quai d’un embarquement annulé
la tige qui penche le tournesol en mi-graine
un seoir où porté on levait les herses et baissait les ponts la vie
Des questions à l’emporte-pièce
colmatées par le cri qui a devancé la question avant le choix conditionnel du trajet du train qui roule sans changer sa destination, simplement en suivant l’obligation de travaux en cours sur la voie
Au terme d’un long voyage, je revois toujours ce corridor, cette taupe, cette ombre chaude à qui l’écume de mer prescrit des courants d’air purs comme de tout petits enfants, je revois toujours la chambre où je venais rompre avec toi le pain de nos désirs, je revois toujours ta pâleur dévêtue qui, le matin, fait corps avec les étoiles qui disparaissent. Je sais que je vais encore fermer les yeux pour retrouver les couleurs et les formes conventionnelles qui me permettent de t’aborder. Quand je les rouvrirai, ce sera pour chercher dans un coin de la pièce l’ombrelle corruptible à manche de pioche qui me fait redouter le beau temps, le soleil, la vie, car je ne t’aime plus au grand jour, car je regrette le temps où j’étais parti à ta découverte et le temps aussi où j’étais aveugle et muet devant l’univers incompréhensible et le système d’entente incohérent que tu me proposais.
N’as-tu pas suffisamment porté la responsabilité de cette candeur qui m’obligeait à toujours retourner tes volontés contre toi?
Que ne m’as-tu donné à penser! Maintenant, je ne viens plus te voir que pour être plus sûr du grand mystère que constitue encore l’absurde durée de ma vie, l’absurde durée d’une nuit.
Quand j’arrive, toutes les barques s’en vont, l’orage recule devant elles. Une ondée délivre les fleurs obscures, leur éclat recommence et frappe de nouveau les murs de laine. Je sais, tu n’es jamais sûre de rien, mais l’idée du mensonge, mais l’idée d’une erreur sont tellement au-dessus de nos forces. Il y a si longtemps que la porte têtue n’avait pas cédé, si longtemps que la monotonie de l’espoir nourrissait l’ennui, si longtemps que tes sourires étaient des larmes.
Nous avons refusé de laisser entrer les spectateurs, car il n’y a pas de spectacle. Souviens-toi, pour la solitude, la scène vide, sans décors, sans acteurs, sans musiciens. L’on dit : le théâtre du monde, la scène mondiale et, nous deux, nous ne savons plus ce que c’est. Nous deux, j’insiste sur ces mots, car aux étapes de ces longs voyages que nous faisions séparément, je le sais maintenant, nous étions vraiment ensemble, nous étions vraiment, nous étions, nous. Ni toi, ni moi ne savions ajouter le temps qui nous avait séparés à ce temps pendant lequel nous étions réunis, ni toi, ni moi ne savions l’en soustraire.
Une ombre chacun, mais dans l’ombre nous l’oublions.
La lumière m’a pourtant donné de belles images des négatifs de nos rencontres. Je t’ai identifiée à des êtres dont seule la variété justifiait le nom, toujours le même, le tien, dont je voulais les nommer, des êtres que je transformais comme je te transformais, en pleine lumière, comme on transforme l’eau d’une source en la prenant dans un verre, comme on transforme sa main en la mettant dans une autre. La neige même, qui fut derrière nous l’écran douloureux sur lequel les cristaux des serments fondaient, la neige même était masquée. Dans les cavernes terrestres, des plantes cristallisées cherchaient les décolletés de la sortie.
Ténèbres abyssales toutes tendues vers une confusion éblouissante, je ne m’apercevais pas que ton nom devenait illusoire, qu’il n’était plus que sur ma bouche et que, peu à peu, le visage des tentations apparaissait réel, entier, seul.
C’est alors que je me retournais vers toi.
Réunis, chaque fois à jamais réunis, ta voix comble tes yeux comme l’écho comble le ciel du soir. Je descends vers les rivages de ton apparence. Que dis-tu? Que tu n’as jamais cru être seule, que tu n’as pas rêvé depuis que je t’ai vue, que tu es comme une pierre que Ton casse pour avoir deux pierres plus belles que leur mère morte, que tu étais la femme d’hier et que tu es la femme d’aujourd’hui, qu’il n’y a pas à te consoler puisque tu t’es divisée pour être intacte à l’heure qu’il est.
Toute nue, toute nue, tes seins sont plus fragiles que le parfum de l’herbe gelée et ils supportent tes épaules. Toute nue. Tu enlèves ta robe avec la plus grande simplicité. Et tu fermes les yeux et c’est la chute d’une ombre sur un corps, la chute de l’ombre tout entière sur les dernières flammes.
Les gerbes des saisons s’écroulent, tu montres le fond de ton cœur. C’est la lumière de la vie qui profite des flammes qui s’abaissent, c’est une oasis qui profite du désert, que le désert féconde, que la désolation nourrit. La fraîcheur délicate et creuse se substitue aux foyers tournoyants qui te mettaient en tête de me désirer. Au-dessus de toi, ta chevelure glisse dans l’abîme qui justifie notre éloignaient.
Que ne puis-je encore, comme au temps de ma jeunesse, me déclarer ton disciple, que ne puis-je encore convenir avec toi que le couteau et ce qu’il coupe sont bien accordés. Le piano et le silence, l’horizon et l’étendue.
Par ta force et par ta faiblesse, tu croyais pouvoir concilier les désaccords de la présence et les harmonies de l’absence, une union maladroite, naïve, et la science des privations. Mais, plus bas que tout, il y avait l’ennui. Que veux-tu que cet aigle aux yeux crevés, retienne de nos nostalgies?
Dans les rues, dans les campagnes, cent femmes sont dispersées par toi, tu déchires la ressemblance qui les lie, cent femmes sont réunies par toi et tu ne peux leur donner de nouveaux traits communs et elles ont cent visages, cent visages qui tiennent ta beauté en échec.
Et dans l’unité d’un temps partagé, il y eut soudain tel jour de telle année que je ne pus accepter. Tous les autres jours, toutes les autres nuits, mais ce jour-là j’ai trop souffert. La vie, l’amour avaient perdu leur point de fixation. Rassure-toi, ce n’est pas au profit de quoi que ce soit de durable que j’ai désespéré de notre entente. Je n’ai pas imaginé une autre vie, devant d’autres bras, dans d’autres bras. Je n’ai pas pensé que je cesserais un jour de t’être fidèle, puisqu’à tout jamais j’avais compris ta pensée et la pensée que tu existes, que tu ne cesses d’exister qu’avec moi.
J’ai dit à des femmes que je n’aimais pas que leur existence dépendait de la tienne.
Et la vie, pourtant, s’en prenait à notre amour. La vie sans cesse à la recherche d’un nouvel amour, pour effacer l’amour ancien, l’amour dangereux, la vie voulait changer d’amour.
Principes de la fidélité… Car les principes ne dépendent pas toujours de règles sèchement inscrites sur le bois blanc des ancêtres, mais de charmes bien vivants, de regards, d’attitudes, de paroles et des signes de la jeunesse, de la pureté, de la passion. Rien de tout cela ne s’efface.
Je m’obstine à mêler des fictions aux redoutables réalités. Maisons inhabitées, je vous ai peuplées de femmes exceptionnelles, ni grasses, ni maigres, ni blondes, ni brunes, ni folles, ni sages, peu importe, de femmes plus séduisantes que possibles, par un détail. Objets inutiles, même la sottise qui procéda à votre fabrication me fut une source d’enchantements. Etres indifférents, je vous ai souvent écoutés, comme on écoute le bruit des vagues et le bruit des machines d’un bateau, en attendant délicieusement le mal de mer. J’ai pris l’habitude des images les plus inhabituelles. Je les ai vues où elles n’étaient pas. Je les ai mécanisées comme mes levers et mes couchers. Les places, comme des bulles de savon, ont été soumises au gonflement de mes joues, les rues à mes pieds l’un devant l’autre et l’autre passe devant l’un, devant deux et fait le total, les femmes ne se déplaçaient plus que couchées, leur corsage ouvert représentant le soleil. La raison, la tête haute, son carcan d’indifférence, lanterne à tête de fourmi, la raison, pauvre mât de fortune pour un homme affolé, le mât de fortune du bateau… voir plus haut.
Pour me trouver des raisons de vivre, j’ai tenté de détruire mes raisons de t’aimer. Pour me trouver des raisons de t’aimer, j’ai mal vécu.
Au terme d’un long voyage, peut-être n’irai-je plus vers cette porte que nous connaissons tous deux si bien, je n’entrerai peut-être plus dans cette chambre où le désespoir et le désir d’en finir avec le désespoir m’ont tant de fois attiré. A force d’être un homme incapable de surmonter son ignorance de lui-même et du destin, je prendrai peut-être parti pour des êtres différents de celui que j’avais inventé.
Le vent se lève soudain d’une flaque où par places se heurtent et se traquent les meurtrissures de la nuit et celles plus profondes du soleil.
La terre est froide et grande à son réveil comme une chambre sans feu. Je suis seul au bord de ma bouche lasse, une cigarette respire à ma place.
Je me hâte vers un couloir sans fin où les portes font des taches de tunnel, où les ombres se cognent sans souffrance et où les murs sont sales et éternels.
La lumière semble lourde et voûtée sur un monde sans miracle, ni gaieté.
Dans la nudité du sang qui tourne en moi, je respire le même caillou froid.
D’autres vivront ma vie à leur tour, solitaires entres les hauts murs du cœur. Seule la tête change de regard, du cœur part la même plante de douleur.
II
Au fond du couloir où rien ne luit, la porte s’ouvre sur la nuit, claque contre les murs de chaux. Je me retourne, d’elle encore chaud,
vers la vie qui regagne et cerne sa plus belle clairière où la terre parle aux hommes par la voix facile des femmes
où les fleuves courbent le monde de leurs mains si fraîches et si pleines, où le cœur captif des forêts oscille sur son socle d’ombre
où les chemins rejoignent le ciel à l’horizon marqués du pas de tous les paysans dont la tête dépasse les maisons comme l’épi le plus haut, le plus pesant.
III
Mêlé à tant de soirs, tant de nuits
qui n’avaient même pas de l’air le poids,
je n’existe plus que par quelques pas que je fais toujours dans le même circuit.
Chaque matin, je secoue ma terre
mais il m’en reste assez sous les pieds
pour que croisse la douleur
jusqu’au point où les yeux sont des tiges cassées.
Le vent passe entre mes mains et peine sans pouvoir les délier de mes veines. Bientôt, il ne reste plus qu’un regard mal éclairé par le soir
et l’or qui remonte du cœur comme un feu déjà gris. Et je ressens mieux la coupure que mon corps fait avec le monde.
IV
Veines comme des rides sous la peau, j’élève mes tourments et mes maux à vos étages les plus hauts. Vous faites le tour de ma vie
sans savoir le doute qu’en moi mûrit
et mène votre attelage docile.
Vous plongez dans ma chair et dans mon cœur
vos doigts pleins de sang, pleins de sueur.
Vous ne voyez pas les chemins de la terre où les regards se renversent d’un trait sans s’ouvrir au passage d’un regret. Vous n’aimez pas ma voix qui va se taire
vous êtes si loin dans vos mains qui fuient
dans les grottes où je n’ai pas accès
et haletantes vous dites au cœur
que le monde est plus clair, plus grand que lui.
V
Tu as des yeux qui font le tour de la tête comme si tu sortais du plus beau des bals. Paupières lourdes comme des céréales, ma bouche apaise vos craintes, vos fêtes
et fond avec les racines qui puisent au plus obscur de mon tourment la force de m’entourer de ma nuit. C’était un grand regard pesant
que j’obtins pour mes noces nocturnes
comme une aube battante d’insomnie.
Il est ma défense contre la mort, il est
la détresse quotidienne qui souffle de mon cœur.
Trop de sentiers tournent avec aisance venant de moissons serrées comme la pluie. Trop de bois vivent dans le silence où parfois il n’y a de bruit que celui
fait par une feuille se posant sur le vent,
avant cette mort où toutes mers éteintes,
tous passages fermés, toutes tempes inertes,
nous serons quelques aveux intercalés dans le temps.
VI
Je monte des restes fumants du sang, dans les vitres reculent des regards. Les trains ralentissent à peine dans les gares et ma voix s’étonne d’être sans accents.
Des pas béants marquent la douleur. Des ponts attendent la fin du monde au fond de leurs grands yeux sans chaleur et le cœur inlassable fait sa ronde.
Je ne suis qu’une tache de terre encerclée par la mort et la nuit. Je m’ouvre en regards que l’ennui dans sa fixité désespère.
Ma vie tient en quelques pas égarés qui n’ont trouvé aucun chemin vers les fenêtres d’où l’on revient couvert de soleil et désemparé.
Trop de couchants s’arrêtent à l’aise au haut de murs à jamais tranquilles. Des flaques tranchées par le ciel brillent dans l’herbe comme des blessures fraîches.
VII
Le vent n’a pas voulu mon haleine, l’oreiller s’est vidé de sommeil. Le monde regarde dans les fenêtres, inachevé, sans couleurs, ni fêtes.
Les colchiques se renversent, las, et le matin les broie de son pas mouillé de tant de paupières pleines. Les sources sont grises comme le ciel.
Un vent fumeux, un vent décapité déborde sans cesse des trottoirs s’enfuit avec les milliers de voix que la solitude attendait.
Au-dessus des toits, tout est vide, la lumière ne peut pas remonter retenue dans les lampes livides et dans les bouteilles bues.
VIII
Mon cœur bat dans sa toile de sang oubliant de mon corps le mal le plus récent et s’attarde à la plaie trop tendre et mal fermée que font les tempes.
Que sait-il de moi, de ce regard, de cette tête dont la douleur se détache, dure, cernée comme une vitre, de cette peau qu’il éclaire de tous ses éclats captifs ?
Veilleur de mon sommeil, veilleur de la nuit il ne retient aucun de mes rêves mais se rappelle que des étoiles naissent de lui à la place où les veines font des clairières.
Dans les flaques où je souffre, où j’attends et où je ne suis entouré que de moi-même,
il conduit le regard aveugle du sang
pour mourir un jour comme un oiseau abattu.
IX
Derrière la fenêtre, le jour est superficiel, le miroir est encore profond de toute la nuit et la route est très loin dans le mur. Ma tête dépasse, coupée par le drap.
Une mouche en fait le tour.
Je me rappelle ou je rêve
que ton front est comme ces belles journées
où il n’y a pas un signe de mort
et où la lumière se rassemble sur les sources.
Le pont se lève de l’herbe
et s’ouvre au-dessus de l’eau
comme une blessure où la terre accourt.
Le dormeur est toujours couvert de son front fisse et de ses paupières. Des ombres sortent et laissent longtemps leurs tempes contre les murs.
LE plafond trop bas écoute s’il monte quelqu’un dans l’escalier. La même ombre s’approche avec le même tintement de cœur.
Dans la chambre sans lampe que celle qui vient de la rue,
le feu fond dans ses cendres et ne réchauffe pas la nuit
mes mains atteignent les choses qui m’aiment en silence comme des chiens trop doux. Plus proche de moi que la douleur
la fenêtre m’éclaire de sa blessure. J’ai vu, la nuit, des vitres béantes qui suivent les gens comme des rails et ne les quittent qu’à la mort.
Rien ne ressemble plus à l’inspiration Que l’ivresse d’une matinée de printemps, Que le désir d’une femme. Ne plus être soi, être chacun. Poser ses pieds sur terre avec agilité. Savourer l’air qu’on respire.
Je chante ce soir non ce que nous devons combattre Mais ce que nous devons défendre.
Les plaisirs de la vie. Le vin qu’on boit avec des camarades. L’amour. Le feu en hiver. La rivière fraîche en été. La viande et le pain de chaque repas. Le refrain que l’on chante en marchant sur la route. Le lit où l’on dort.
Le sommeil, sans réveils en sursaut, sans angoisse du lendemain.
Le loisir.
La liberté de changer de ciel.
Le sentiment de la dignité et beaucoup d’autres choses
Dont on ose refuser la possession aux hommes.
J’aime et je chante le printemps fleuri.
J’aime et je chante l’été avec ses fruits.
J’aime et je chante la joie de vivre.
J’aime et je chante le printemps.
J’aime et je chante l’été, saison dans laquelle je suis né.
Robert Desnos
Dans l’atelier la lumière ne rencontre pas de point d’ombre. Bras nus le chevalet frissonne d’être sans toile et l’heure ne se trouve pas arrêtée dans son parcours solaire. Le chat blanc traîne le long de la baie vitrée, fluet et insignifiant. La motte de brune, ocre, elle, bien gonflée de soleil, tapisse la peau de La Chaume , je marche en haute-laine, les pieds lavés par la rosée. Le tilleul regarde la parade des prunus qui explose en blanc et rose de vigueur présente. Il m’a semblé voir un frisson dans la température, comme si un regret d’hiver voulait obtenir. Mais le manche du pinceau réagit. Il reste sous le sabot du cheval assez de faire pour que la corne muse. J’écrirai sur le carreau du marais la fleur du sel puis reviendrai par le pore au moment où l’aisselle exhale la pensée qui lui tient compagnie. Pendu et plongeant le sein arrondit l’ô en pêchant
On va, on vient pour toute la beauté qu’on délaisse Pour les soleils qu’on a pas vus Les passions qu’on a pas vécues Pour l’ignorance et la paresse
On va, on vient, on rêve, on parle On va, on vient, on rêve, on parle On rit On ritJe suis venu tendre et stupide Hanter la maison du bonheur J’y suis entré comme un voleur Et j’ai trouvé la maison vide
On va, on vient, on rêve, on parle On va, on vient, on rêve, on parle On rit On ritTu m’as dit « Regarde la lune » Mes yeux n’ont pas quitté ta main Reste un regret sur mon chemin Reste un reflet sur la laguneOn va, on vient, on rêve, on parle On va, on vient, on rêve, on parle On rit On ritOn rit jusqu’à rêver Qu’on peut changer de rôle On rit pour oublier Que tout ça n’est pas drôleJ’ai voulu voir la vie en rose Mais les couleurs sont ce qu’elles sont On aime à perdre la raison En désespoir de toutes les causes
On va, on vient, on rêve, on parle On va, on vient, on rêve, on parle On rit On ritOn rit jusqu’à rêver Qu’on peut changer de rôle On rit pour oublier Que tout ça n’est pas drôle
On va, on vient, on rêve, on parle On va, on vient, on rêve, on parle On rit On rit
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