LA VIE EST BELLE I II


LA VIE EST BELLE I II

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« La vie est belle

et tandis que mon cœur et âme elle ensorcelle

s’envolent mes pensées, mes songes ,mes rêves

vers l’infini bleuté d’un regard, une seconde brève

d’éternité, un temps arrêté et tranquille…

imagine l’onde glacée du torrent, l’embellie

qui nous réjouit les sens, le temps d’un battement de cœur

le temps d’un clignement de paupière, d’une douce torpeur…

pense au vent comme un geste de tendresse

aux champs de blé l’indicible caresse

pense au soleil de nos nuits au mystère des jours

pense à toute cette beauté qui nous entoure

la vie est belle

ton cœur et mon âme elle ensorcelle…

if

Yves

« 

La vie peut paraître étrange et périlleuse « La vie peut paraître étrange et périlleuse

Elle nous demande tant

Tant de temps

Nous débutons mère parfois

Alors que nous nous voyons femme

Et, au détour d’une voie, il se peut même qu’au-delà des apparences,

De l’être et du paraître, il se peut que l’on se trouve enfin Soi…

En face à face…

Au détour d’événements, qu’ils soient durs, beaux, difficiles ou magiques

Il se peut que l’on se trouve enfin Soi…

Et dans ce miroir des jours après jours, il ne reste rien d’autre, aucune futilité ou vanité…

Nous nous retrouvons face à la seule forme qui compte un tant soit peu :

L’amour…

L’amour qui relie des êtres différents

Différents dans leur vécu, leur quotidien, leurs espérances ou attentes

Différents et semblables tout à la fois parce qu’ils se retrouvent autour d’une personne, autour d’un amour…

Bien sûr, nous pourrions dire qu’il y a néanmoins eu les jours de percoéthylène, ou de quarantaine, les sels marins, les fleurs, les rêves de jardin, ou bien encore celles sur chemisiers…

Bien sûr, nous pourrions également nous souvenir des orages, des nuages de passage, des intempéries… ou surtout des embellies, des éclaircies, des sourires et de toute cette lumière nimbée d’amours humaines…

Mais au-delà de tout ces maux, de tous ces mots, il y a une présence

Un don de vie

Un don d’amour

Il est si difficile parfois de dire les choses les plus simples, les choses les plus naturelles…

Il est si difficile parfois de dire naïvement : Je t’aime…

Alors que l’amour qui nous rassemble est don…

Il n’attend rien, il se laisse aller comme une fleur s’offre au printemps de nos vies…

Aux saisons, aux éléments…

Merci pour tout cela

Merci pour nous avoir permis d’être

De naître

Ou renaître

Merci pour nous avoir laissé la place d’Être…

Face quelquefois à l’incongruité de notre quotidien, il est bon de dire merci

Merci à toi d’être resté et de nous avoir poussé, comme un présent, à devenir Nous-mêmes…

If Yves »

Yves Wauthier

Au sujet de Wauthier Yves
Portrait de Wauthier Yves

A Propos

Yves Wauthier-Freymann est psychothérapeute, formateur, superviseur, sexologue, spécialisé dans les traumas complexes, les phobies et les troubles de l’attachement. Il s’occupe également de coaching sportif et de Life coaching.

Yves Wauthier-Freymann a mis au point le Self Emotional Balancing© . C’est un nouveau modèle intégratif, l’unique outil de la Psychologie énergétique intégrée.
Les formations SEB© sont organisées en collaboration avec iepra.

Thérapeute spécialisé en thérapie brève et traitement du stress post-traumatique, il est formateur et superviseur certifié en Energy Psychology (EFT, TAT®, REMAP®, et pratique aussi Matrix reimprinting, TFT,…) qui se rattache aux TCC de 3ème vague en lien avec la BMSA (Bifocal Multi Sensori Activation), praticien en Thérapies Neurologiques (mouvements oculaires tels que l’EMDR, l’IMO ou le TCV REMAP….), praticien et formateur auto-TIPI, Hypnose Ericksonienne et PNL; Il pratique les Ego States Therapy dont il est praticien certifié en Internal Family System. Il est également praticien et superviseur certifié en thérapie provocatrice PET-SET auprès de Steve Wells Ph D et David Lake MD.
Il est également sexothérapeute, maître enseignant de Reïki Usui traditionnel et praticien en thérapies énergétiques telles que le Seïki, le Shiatsu…

Publications:
3 recueils de Poésie :
Natures chez Edilivres;
Compassion chez Edilivres;
Sentiments épars pillés en parution chez Edilivres

Yves Wauthier-Freymann est co-auteur des livres

“EFT Tapping et Psychologie énergétique“ (Dangles 2010)

“EFT clinique et protocoles de traitement” (Dangles février 2015)

NOEUD FERROVIAIRE


NOEUD FEROVIAIRE

Au loin le cow-boy siffle avec entrain

les mots emballent d’extérieur

la vérité parle dedans une fois le bolduc dénoué

Là sur le quai fleuri du rêve amoureux en jardinières

les porteurs d’ô dessèchent la traversée du chameau en balisant de mottes rousses et brunes la morne plaine.

Finir de nettoyer le jardin

et revenir à l’Amandaie pour signer.

Niala-Loisobleu – 15 Avril 2021

L’ECLUSE DU PASSAGE A NIVEAU


L’ECLUSE DU PASSAGE A NIVEAU

A gué le tunnel perce-oreille sort un son

de l’odeur d’herbe non-coupée qui ricoche entre rails et traverses

d’un retour aux mors du cheval aux haras

sans que l’apporte couine

elle avance dans sa robe sanguine en faisant sauter la couleur du chat peau

en menstrues laissées comme mue

Il attend devant la barrière la sortie de l’oiseau pour lever son drapeau

voie en corps tremblante à la fourche que le premier lance la pierre à fusil

Dans un frémissement matinal les pâquerettes sautent de la culotte de l’hiver plus que chiennes

après le rebondissement des balles

Slip in couche être

Entrain de nuit

roulant les airs en rotatifs moulinets de verge comme un hospodar ébranlant les fantasmes des tranchées de Guillaume à peaux non-linéaires.

Niala-Loisobleu – 14 Avril 2021

ANDRE TAVERNIER – AU PREMIER MOT LIMPIDE (Eluard/Tavernier)


ANDRE TAVERNIER – AU PREMIER MOT LIMPIDE (Eluard/Tavernier)

Au premier mot limpide au premier rire de ta chair
La route épaisse disparaît
Tout recommence

La fleur timide la fleur sans air du ciel nocturne
Des mains voilées de maladresse
Des mains d’enfant

Des yeux levés sur ton visage et c’est le jour sur terre
La première jeunesse close
Le seul plaisir

Foyer de terre foyer d’odeurs et de rosée
Sans âge sans raisons sans liens

L’oubli sans ombre.

Paul Eluard

Mon Ami Paul, qu’ont-ils fait de ta Virginie ?


Mon Ami Paul, qu’ont-ils fait de ta Virginie ?

L’amphithéâtre de la plaine offre ses gradins aux caresses du temps

plongées en rivières portées par le courant aux abords estuaires sur un large envol

Des hachures dans le script déposent l’interrompu d’un début d’histoire tombant sans bruits dans la boîte à chaussures

les paysages se disputent la primeur des personnes qu’ils y gardent

flou d’une netteté marquée au frontispice de ceux qui ont détaché leur édifice

Le parfum de femme tient à l’herbe qu’elle déplace en m’aime tant qu’elle, plus jeune rien n’en séparait, elles respectaient avec jalousie le gazon qui les distinguait

Maintenant la trace en courant en pointillé égare la truffe du chien la plus affûtée, d’autant plus que le synthétique de poitrine est comparable à l’élevage de la truite, une forme qui a perdu tout sauvage de pêche à la main

Depuis l’amorce de changement plus marquée par la pandémie, où chaque jour est une suite de mots – disant plus et se rattrapant en moins à peine ont-ils été prononcés – force est de se voir imposer une diète généralisée. Tout ferme au point d’être taxé d’amour qui rentre sans avoir de case où cocher dans une forme dérogatoire

Mon ami Paul qu’ont-ils fait de ta Virginie ?

Le printemps est là, je pousse de partout, et j’ai peur de glisser, le perron est tellement couvert de mousse, à voir la souffrance des petites marguerites

le chien manque d’entrain il boude la précipitation matinale en fuyant l’apporte du jardin.

Niala-Loisobleu – 14 Avril 2021

Milonga del Solitario – Atahualpa Yupanqui


Milonga del Solitario – Atahualpa Yupanqui

Milonga del solitari

Sans se vanter de chanter

Sin presumir de cantar

Parce que je ne me montre pas
Porque no soy presumindo

De mon silence je suis sorti pour préluder ma douleur
De mi silencio he salido pa preludiar mi dolor

Ma chanson n’est pas le son d’une pente de montagne
Mi canto no es el rumor de una vertiente serrana

Il n’a pas de soleil du matin, ni ne reflète les étoiles
No tiene sol de mañana, tampoco refleja estrellas

Mais ça va par la bonne empreinte à l’âme paysanne
Pero se va por la huella derecho al alma paisanaJe n’ai pas de gorgoritos ni n’en ai jamais eu besoin
Yo no tengo gorgoritos ni nunca los precisé

Toute ma vie chante comme si je tenais un cri
Toda la vida cante como acogotando un grito

Pour te voir, j’ai besoin d’une cour libre et d’attention
Pa versear yo necesito cancha libre y atencion

Je cours avec une seule montagne dans mes sentiments
Corro de un solo tiron montao en mis sentimientos

Ce que je manque de souffle l’emporte sur mon cœur
Lo que me falta de aliento me sobre de corazónJe viens te dire au revoir
Vengo a decirles mi adios

Mon sain inquiet m’attend
Mi saino inquieto me espera

Nous sortirons du terrain pour nous perdre tous les deux
Nos iremos campo afuera para perdernos los dos

Mon redomon a compris que mon chagrin résonne
Mi redomon comprendio que mi pena es resongona

Et sans sentir les femmes pleurer, il reste bien éveillé
Y sin sentir las lloronas se mantiene bien despierto

Il sait bien que même pas mort il ne me fera descendre de la carona
El sabe bien que ni muerto me baja de la caronaToute la nuit en chantant
Toda la noche cantando

Avec une âme ébranlée
Con el alma estremecida

Que la chanson est la plaie ouverte d’un sentiment sacré
Que el canto es la abierta herida de un sentimiento sagrado

Anaida j’ai à mes côtés car je ne cherche pas de pieda
Anaida tengo a mi lado porque no busco pieda

Je méprise la charité pour la honte qu’elle contient
Desprecio la caridad por la verguenza que encierra

Je suis comme le dieu des montagnes
Soy como el dios de las sierras

Je vis et meurs seul
Vivo y muero en soledad

Source : Musixmatch

Paroliers : Atahualpa Yupangui

LA LAMPE OBSCURE


LA LAMPE OBSCURE

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Parmi cet empire de nuits

et d’arbres maudits qu’habite pire que le pire, il n’est pas d’issue au dédale où l’être erre et délire.

Les silex n’y donnent pas de feu.
Les cris n’y ont pas d’échos.
Tout y reste étranger

— pareil à l’échec.

Quel commencement est coupable et quelle fin est pardonnée ?

Se multiplier autour de soi-même n’accomplit rien

sans la soif

de cette inépuisable eau pure

qui sourd du sacre.

Privée d’huile

la lampe du berger s’éteint après la veillée

et l’appel de l’ultime troupeau dans la neige.

Le lieu de la plus haute
Lumière est la
Ténèbre sainte

qui n’a pour preuve que la foudre.

Seules d’inconsolables larmes en ouvrent parfois le sens — l’offrande

à la ville inconnue dont nul n’approche la profondeur.

Apprendre à se nourrir des secrètes sèves de la vie est nécessaire

à toute métamorphose.

Elle mûrit l’amour

comme un sourire — comme une fête

sur chaque visage intérieur

ou la sérénité de la mer

autour des îles.

Fût-elle énigme

la félicité est patiente ainsi qu’une lionne à laquelle suffit la
Terre complice de ses chasses.

Ce qui l’annonce ne demande au sang

al louable à la bénédiction que de ne pas lui résister.

Les fenêtres où le front s’appuie se peupleront de désirs

que la mort, peut-être, épargnera — laissant indemnes les dieux blancs qui les animent.

Mais quand,

aussi forte que soit la parole

de paix et d’union,

elle demeure,

dans la terrible surdité du monde,

une voix vaine ou interdite,

comment opérer les noces

de l’or et du lait ?

Jean-Claude Renard

LA BOÎTE A L’ÊTRE 46


LA BOÎTE A L’ÊTRE 46

Par le rayon de soleil hors catégorie qui l’éclaire, ma boîte bat en corps par l’oiseau niché dans sa main. Le temps a coulé. Ma dernière conversation remonte au 7 Décembre 2018. Epoque que les moins ne peuvent pas connaître, tant ce qu’elle portait d’espoir naturel, qui n’avait pas besoin de vaccin pour perdurer. La suite quand on l’avance au Centre fait monter le filet d’air dans l’enfoui, sans qu’un anachronisme tente de boucler la page

Le chat est maître de la bambouseraie

ces longs étirements font ses griffes à la densité végétale qu’un sentiment de fond poursuit dans l’organique taire d’hier et d’aujourd’hui

Le mystique y développe la force d’une composition chimique dans laquelle les effets de l’âme prédominent assez pou laisser les erreurs de l’humeur du quotidien loin derrière.

Le banal s’enfonce dans l’ignorance qu’il choisit d’adopter

s’habillant de tout ce qui dissimule

A confondre le système de fonctionnement de la Nature avec ses petites habitudes, l’Ëtre se plante à côté

L’automne mûrit en se tapissant dans le pourrissement , elle est la parturiente qui refuse le déni

La pointe rose de l’oeil qui crève à la branche n’est pas profane, elle initie le printemps dans son ensemble absolu.

Niala-Loisobleu – 8 Avril 2021