Catégorie : « LA BELLE EQUIPE »
A LA RAMASSE DES TOILES 2

A LA RAMASSE DES TOILES 2
Du chant de lin monte
« L’étreinte Bleue »
Chaleur au frais d’un été qui se rappelle plus le beau
Ma peau nue trinque à la tienne
Retour ailleurs sidéral
d’oiseau à cheval sur la marguerite
épelée…
Niala-Loisobleu – 8 Juillet 2021
A LA RAMASSE DES TOILES 1

A LA RAMASSE DES TOILES 1
Sur mon grand fleuve passe un chaland qu’on voit
enfin si on peut dire..
c’est l’histoire d’un lapin au rendez-vous du monde « artistique internaute »
Il était une foi
plein d’enfants
et du poêle autour pour le froid des nouveaux étés
ventés à grands écarts de langage
Le peintre et la poétesse
un jour au coeur des nuits, récoltant l’émoi son…
Niala-Loisobleu – 7 Juillet 2021
ACCROCHE-COEUR

ACCROCHE-COEUR
La Chaume et l’Atelier préparent les valises de l’Expo qui occupe toute la place
Entre le temps alternatif, ses humeurs, fatigues et caprices
ce vent des pauvres qui ne trouvent qu’à se plaindre pour vivre à tous propos
Ma vieillesses se porte tellement bien qu’elle accepte les douleurs d’un corps prêt à vivre
pourquoi ma peinture laisse les commentaires froids te demandes-tu Ma ?
C’est simple parce qu’elle loue l’amour sans concession de vie
L’enfant et le vieux font un seul qui s’émerveille au sein de la plus vaste horreur qui puisse exister
Et ce point de vue est hors de règle parce qu’il n’affleure pas l’existence, il faut creuser pour s’en approcher
L’oiseau lutte pour sauver l’arbre
Le cheval tire pour quitter l’ornière
J’expose ma jouissance d’aimer.
Niala-Loisobleu – 7 Juillet 2021
LA SOIF HOSPITALIÈRE PAR PHILIPPE JACOTTET

LA SOIF HOSPITALIÈRE PAR PHILIPPE JACOTTET
Qui l’entendit jamais se plaindre ?
Nulle autre qu’elle n’aurait pu boire sans mourir
les quarante fatigues,
Attendre, loin devant, ceux qui plieront après;
De l’éveil au couchant sa manœuvre était mâle.
Qui a creusé le puits et hisse l’eau gisante
Risque son cœur dans l’écart de ses mains.
Philippe Jacottet
In A Silent Way (D’une Manière Silencieuse)

In A Silent Way (D’une Manière Silencieuse)
Dans le silence des draps, l’intention décline l’idée que le moment d’accrocher lui a donné
ce qui donne aux branches l’envie de participer au souffle
d’un saxophone ténor
histoire de déboucher la trompette
soutenue par la contrebasse
Tu n’étais plus dans la cuisine quand le bain a commencé à chantonner
sans doute la réaction des sels
Depuis que les verrous ont plus voulu entendre parler des portes quelque chose à changé dans notre emploi du tant
je trouve le chien plus joyeux
Au moment de laisser l’oiseau remonter le chemin de derrière les serviettes de la plage, un tour avec mon père pour aller embrasser Marthe nous rabibochera avec le temps des cerises et du soir au jardin quand le cerisier ouvre la veillée
La paille du chapeau d’Anémone sauve tellement le silence intime dans son abri qu’elle lâche ses fesses dans le rire des fleurs et trempe ses seins dans une subite envie de mer. D’une certaine naissance sortie du noir, on célèbre l’anniversaire.
Niala-Loisobleu – 5 Juillet 2021
ENTRE TIEN EMOI III (REPRISE)
ENTRE TIEN EMOI III (REPRISE)
Que les jours se précipitent, affairés d’avoir l’air qui s’adapte, on choisira le costume qui sied au moment. Et que devient sa peau dans tout ça ? Je veux dire ce que l’on est absolument en étant nu et sans masque. Mauvaise question retire-là sale type. Tu vois je me regarde au travers ce que tu as pensé de moi. La première conclusion qui sort est que l’amour peux être guidé par une puissance bonne et mauvaise qui nous échappe. Les mots prennent alors un sens dans lequel on se trouvait pas en les écrivant. Et si un acte en émane ça dégénère, c’est la catastrophe, on vient de faire du mal en ayant voulu faire du bien. T’as raison, ce matin je me rends compte que c’est à moi que j’ai fait plaisir. La folie compense l’absence de l’absolu dans la vie quotidienne. Elle creuse aussi un écart en pensant rapprocher, l’écart du moyen de vivre le bonheur. Ce qui lui manque tient à l’échange direct. Oui sale type, tu aspires au bonheur partagé et tu arrives au résultat contraire. Pas de pardon, ce truc de curé qu’un chapelet lavera par des prières de pénitence. D’abord en quoi ai-je eu tort ? L’intention voulait faire le bien. Il y a juste eu déraillage dans l’annonce. Sale type la bonté c’est trompeur, il y a des gens qui disent s’occuper du malheur des autres, en vérité ils en profitent. Si dans mon action une once de profit fait tort à ton bonheur condamne-moi en tant que sale type. Ce sera justice.
Niala-Loisobleu – 31 Juillet 2019
LA VILLE SUR LE FIL EN PENSÉE D’UN POÈME PAR MINOD ALAIN

LA VILLE SUR LE FIL EN PENSÉE D’UN POÈME PAR MINOD ALAIN
Ces méandres où s’enfilent quelques mots
Ce sont pensées d’un fleuve de lumière
Jusque sur ses rives
Traçons-en une ligne
Qui avale aussi l’obscur
Et relève leur suspend comme
Dans des cendres redevenant boue
Où patauge un sens pour
Tous les sens
Ce sens livré à sa naissance
Comme par un cri
On le ferait
Exister :
Statue trempée au suc de la vie
Qui cheminerait nue sur
Des terres inconnues …
Saisie comme par un pacte avec l’enfance
Elle épouserait la faune
Des villes
Mais …
Rien de la pensée ne pourrait grimper
Dans le train des sensations urbaines
Si elle devait faire sienne
La guerre des illusions
Au plus grand tracas pour des places
La pensée s’effondrerait
En ne reconnaissant
Son chemin
Initial
Fendue … Elle serait fendue en son tréfonds
Ne saisissant plus de la ville
Qu’un ordre fixe
Dans la vitrine
De son mouvement …
Livrée à elle-même –
Elle serait elle-même pétrifiée …
Premier souffle – première lueur –
Ce serait au comble
De l’innocence
Et pour la questionner
Qu’on retournerait à soi
Comme à un abîme de nouveautés
A entendre … :
Relève d’un cœur hors de l’oubli de l’oubli
Relève d’un corps dans
La plus serrée des
Danses de l’amour
Là – ne gisant plus que dans la « docte ignorance »
On attrape le plus harnaché des savoirs
Pour le relancer au galop
De l’instant
Ainsi s’ouvrent les chaos urbains
Sur tous les assauts
De la lumière
Au creux des
Ombres
Un simple regard posé à l’insu
De tout silence qui
Se voudrait
Rédempteur
Entre dans la voix attractive
Pour tous ses sauts
Dans la vie
Nulle « toison d’or » pour habiller
La peau de ce qui naît
Sans-cesse
Nulle gueuse de mort entrée
Subrepticement dans
La chair des mots
Ne saurait
Niveler les cris modulés
Mais nous fouillons – nous creusons
Dans la nuit bardée de
Lumières et …
Nous y trouvons place et lieux
Où résistent – saison après saison
Les arborescences proches
De la Marianne
Nous la redécouvrons abandonnée
Au gouffre obscur de
La mémoire …
N’a-t-elle pas tant crié aux
Rendez-vous des
Lumières de
La ville ?
Et nous ne disons pas Adieu
Nous filons le coton
Assourdissant
Au creux
Des oreilles du silence
Nous filons et modulons le long
Hurlement de la vie
Absentée là
En écoutant les voix allègres
De l’amitié au bord à bord
Avec un monde
Qui semble
S’en aller
Et sans promesse autre
Que celle qui lie les amants
Nous n’attendons que l’insurrection
De la vie dont le poète
Est un enfant.
Alain Minod
CE BONJOUR D’EGON

CE BONJOUR D’EGON
La chambre garde tout contre elle une chaleur de vivre que le corps porte sur lui
Plus qu’un rêve la nuit a joué avec les étoiles sans jamais faire tilt
D’un crayon souple le trait court
Rond comme une vrille il s’accroche aux treilles
Quand l’oiseau est venu au-dessus il avait rien dessous qui inquiète
Pourtant le ciel est tout chiffonné comme une bouche mal rincée, un bain de siège lui redonnerait sourire.
Niala-Loisobleu – 3 Juillet 2021
L’AUBE SUR LE JARDIN DES PLANTES PAR JEAN-MAX BRUA

L’AUBE SUR LE JARDIN DES PLANTES PAR JEAN-MAX BRUA
Ce jour est chaud comme le vent
sur sa joue gauche l’ombre glisse
et tu cherches des mots pour elle
qui sont comme des couleuvres lisses
défile dans la mémoire l’aube
sur le Jardin des PlantesPUBLICITÉet le choc des poubelles
au bout de la rue les hommes ont froid
les singes nus crient des choses de jungle
au vieux singe à cul bleu
assis dans l’arbre de ciment
Elle se penche comme le jour
où elle t’est revenue de Londres
ma douce au creux des yeux
mon algue lente mon retour
elle se penche sur l’amour
les seins dans l’ombre les cheveux
le premier train démarre
au bout de la rue le jour est gris
et tu joues ton amour fragile
et tu as peur tu peux la perdre
et tu écoutes grincer le jour
Et tu veux qu’elle t’appelle
et qu’elle se penche comme ça toujours eclatent les radios connes
et leurs vomissures rengaines
Elle se lève elle a froid
ça sent la rue le jour est gris
Tu n’oublies pas
Tu n’oublies pas.

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