La vérité du drame est dans ce pur espace qui règne entre la stance heureuse et l'abîme qu'elle côtoie : cet inapaisement total, ou cette ambiguïté suprême. Saint-john Perse
Mon Dieu, mon Dieu, cela ne s’éteint pas Toute ma forêt, je suis là qui brûle J’avais pris ce feu pour le crépuscule Je croyais mon cœur à son dernier pas. J’attendais toujours le jour d’être cendre Je lisais vieillir où brise l’osier Je guettais l’instant d’après le brasier J’écoutais le chant des cendres, descendre.
J’étais du couteau, de l’âge égorgé Je portais mes doigts où vivre me saigne Mesurant ainsi la fin de mon règne Le peu qu’il me reste et le rien que j’ai. Mais puisqu’il faut bien que douleur s’achève Parfois j’y prenais mon contentement Pariant sur l’ombre et sur le moment Où la porte ouvrant, déchire le rêve.
Mais j’ai beau vouloir en avoir fini Chercher dans ce corps l’alarme et l’alerte L’absence et la nuit, l’abîme et la perte J’en porte dans moi le profond déni. Il s’y lève un vent qui tient du prodige L’approche de toi qui me fait printemps Je n’ai jamais eu de ma vie autant Même entre tes bras, aujourd’hui vertige. Le souffrir d’aimer flamme perpétue En moi l’incendie étend ses ravages A rien n’a servi, ni le temps, ni l’âge Mon âme, mon âme, où m’entraînes-tu ? Où m’entraînes-tu ?
Le cheval au bord du sillon tire des pierres du logement pour le grain
De mes reins la résistance bande l’arc-en-ciel
Cathédrale en flèche
Niala-Loisobleu – 17 Jjuillet 2021
L’automne Et Puis…
L’automne va bientôt venir il commence à faire un peu froid… On vit bizarrement ce temps; le jeu de l’homme et de la femme se fait subtil et plus caché. Tes yeux sont tendresse un peu lasse;hier y brule comme un bon feu, tu vois je m’enchante de peu… L’arbre se défait sur la place. Comme le temps passe !
L’automne est tout près de venir avec ses soleils maladroits. On se dévorait au printemps; le feu de l’homme se désarme et l’oubli se donne couché. De l’artifice à la grimace on descend le chemin des dieux; quand je me penche sur tes yeux, dans ce miroir où je m’efface, je me dis que le temps passe.
L’automne n’a plus à venir ni dans tes yeux, ni dans mes doigts. L’automne, il est là pour longtemps. Le peu de l’homme qui s’enflamme
Les copains reprennent leur place… C’est comme ça que le temps passe…
D’un côté que le coq prend et le laitier suit, j’ai jeté mon journal à bord de ma journée
Un tracé sobre par les petits-chemins sans péage, passe-droit, abonnements, mais vote citoyen qui ouvre à toutes espèces de manifestation dans et pour le respect d’une liberté individuelle engagée
L’usage d’un seul profit enseigné par des années laxistes à l’exclusion d’obligation que la droite et la gauche ont fini par imposer est à la base d’une citoyenneté totalement répudiée
Les mythes errants percent le fil de l’haleine jusqu’à dévorer le rouet
Un peuple qui ne connaît que les avantages qu’on lui propose pour garder le pouvoir sur lui s’est gangréné lui-même et c’est amputé de ses jambes en fuyant sa responsabilité
La situation catastrophique que la pandémie conforte est au bord d’amplifier à cause du virus loin d’être mort
Prendre prétexte d’une absence de liberté pour se plaindre est d’une inconscience qui se fera payer au-dessus du tarif actuel
C’est fou de penser qu’un jeune ou un prétendu adulte puissent jouer à mourir pour un soir, un repas, un bain, un voyage sans masque ni égard aux autres
Vivre c’est construire, pas aller jusqu’à tout détruire du système de la nature
Je suis resté à cheval sur mon auto à pédales dans le souci de l’échappée-belle au coeur de ce vaste monde
De quel dense autre mon coeur pourrait des coupées monter au pont ?
Elle l’a dit, l’a chanté
Henri et ses bleus au Je Nous reste salvator de l’ocre rose par la pointe de son sein dressée, le pré-salé de son herbe d’un gigot exceptionnel mettant le Jardin Divers d’une poésie amoureuse
Mort-subite créée par un dysfonctionnement d’appendice et des oreilles
A la fleur des paumes se penche alors du boccage, l’oiseau sur la branche d’un peint frais
l’appel du boulanger, si manuellement pétri que ça pointe autrement que ce qui casque uniquement.
D’E’mois passés l’un au-dessous sur l’Autre (REPRISE EN COMPLETUDE)
En file sur douze rangs l’humeur incontrôlable comme une déraison climatique passant de l’habit de soirée aux guenilles les plus tues d’une décadence bâillonnée, combien fus-je les mois écoulés, malmené malgré moi par des ouragans soudainement glissés dans une mer d’huile ? Oh, je ne partîmes qu’Un, arrivant en somme plus à me poser la question de savoir où nous sommes réellement…Les vents tournent plus vite que jadis. A croire, un comble pour l’agnostique que je suis, que le dieu Eole est entré derviche aux coups d’vents. Je m’attrape par un bout les jours où ça dépasse, mais le temps de trouver à m’amarrer la rivière a déjà passè l’estuaire. Foutre, comment enfanter, toute la matière à concevoir se barre à côté de la matrice. Merde, t’as-t’y un rouleau des suis toow ? Des phases entières de son existence disparaissent sans avoir eu le temps d’entrer dans la table des matières. Emmuré dans des célébrations du bluff, ça va jusqu’à ne plus pouvoir lever le doigt. D’un coup d’oeil impitoyable ta maîtresse t’a cramé. Par où je vais passer le premier…qui le dira aura une tapette.
…Attendre, pour voir…(coi, ça m’étonnerait)
Attendre
par Blanchemain Dominique
Se dresser dormeur en forme de feuille jetée Lorsque s’effeuillent nos coeurs jaunis
Attendre
Se lever débiteur borgne du temps abîmé Dans l’écueil des peurs difformes Où séjournent les restes d’espoirs
Attendre
Attendre que les fleurs s’envolassent Du sombre lit de pierre maudit Où s’enlacent les moires désirs
Attendre
Voilà à quoi l’humanité est réduite. Surtout ceux d’entre elle qui dorment sur les trottoirs. Leur cadeau de ce soir ? Ben la chance de ne pas avoir d’émetteur-récepteur de voeux présidentiels.
Niala-Loisobleu – 31 Décembre 2017
SUITE, ATTENTE CONSOMMEE
Dressées debout les pierres sont là, à la main posée de gauche adroite, reste à savoir ce qui reste qui bat en corps
Un, peu, beaucoup, à la folie, pas du tout ?
Ah ! Marguerite pleures-tu avec ou sans raisons ?
à rouler en excès de sensibilité les lignes droites se transforment en dangereux virages que la corde pend au gibet de la méprise totale
Il suffit d’un rien
une rafale
peut étendre le chêne connu pour être un roc
Seule la mer tient l’Atlantide accessible par le pouvoir de son sel
Le trottoir lui demeure l’inconditionnel chantier d’épaves
A la racine ombilicale reste toujours la partie qui remonte au point de départ
Les faux létales ne sont pas des récoltes, le fléau sait lui extraire assez de grain pour tenir les semailles quand les meules font chambres d’hôtes au manche à demains…
Tirant son tombereau vide le cheval répète inlassablement go aimons, il reste pas qu’algues à rade, ce lisier qui tue jusqu’à la bernique et sa suite est maudit
Autour des vases du canal ostréicole le fanal lentille de sa cloche de passage qe le large reste ouvert
Un signal lointain laisse en tendre que Flipper le dauphin nage en corps
Au matin l’homme à la jambe de bois a lâché les bébés-tortues au regain de l’île de la flibuste en proue à l’estuaire
Les premières crevettes ont donné signe de vie à la criée dans la charrette tirée par le Vl’Ô de Madame C…
Les derniers lacets montrent en creux des vallons moins verts les forêts rabougries ou calcinées et annoncent bien naturellement des rideaux qui tombent.
Les chansons sont là, elles tournent et leurs couplets de fin où tous les instruments brillent racontent le vrai paysage où parfois les fleurs ont manqué…
Reste encore et vivra jusqu’au bout ce qui offre au sans sa chaleur vive ce qui, dilué dans l’air des rues est bien la sensation dernière
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