L’ATELIER EN MARÉE MONTANTE


L’ATELIER EN MARÉE MONTANTE

Coque en réaction à l’estran de retour, les premières couleurs de printemps reviennent à l’École de Voile. La Coubre en tournant son phare plus loin qu’une démolition impérieuse, ne désespère pas de se sortir de la crise. En ce qui concerne la spécialité de la Côte Sauvage, elle se sent de nature à résister. les seins sont des oiseaux qui se tiennent beaucoup mieux quand on ne les met pas en cage. De la dernière migration, on dénombre assez d’espèces, pour donner au marais le titre de réserve. En traversant le coin des boeufs, j’ai pu voir que les veaux ne seront pas absents pour garder de l’espace en lieu et place des estivants. D’un vélo, aller jusqu’aux îles, apporte en plus du mimosa de St-Trojan, les épaules en point d’appui pour sentir l’orgasme d’un complément alimentaire, traverser le ventre . Cette transfusion saisonnière, en plus, est totalement naturelle.

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Niala-Loisobleu.

3 Mars 2025

LA NUIT DE NOCES


LA NUIT DE NOCES

Cet étage est resté fermé et a dû attendre que meure la triste saison. Les larmes de la rivière ont dit oui en marquant leur joie. La fourche en se déverrouillant s’est laissé charger les chenets. Il me semble que dans un bleu blanchâtre, la lune marque d’un don solaire, que d’aucuns nomment hyménée. Les fleurs qui viendront éclore par la suite, seront parentes de l’anémone, parce que sel de la mer.

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Niala-Loisobleu.

3 Février 2025

GEORGE NINA ELIAN – LA CHEMISE DE TON ATTENTE


GEORGE NINA ELIAN

LA CHEMISE DE TON ATTENTE

je faisais du vélo entre deux colonies
étrangères. je ne savais pas ce que je cherchais

(peut-être l’amour tordu comme
un arbre de Patagonie, peut-être l’immobilité au
cœur de l’angoisse)

je marchais extrêmement lentement comme
si j’allais entrer
dans un monde complètement inconnu et parallèle

je m’asseyais quelque part et j’écrivais, espérant
que mes morts me reviendraient

dans un matin blanc et transparent comme
la chemise de ton attente

(penche-toi sur son bord et regarde !)

George Nina Elian

LA BARQUE TAPIE ENTRE DEUX ARBRES


LA BARQUE TAPIE ENTRE DEUX ARBRES

Le soleil inonde ce jour dominical. Dans un coin que la rivière tient caché, la barque est là sans y être. A quelques pas, le chapiteau relâche. C’est repos même pour les clowns à part pour les branches qui laissent repousser les odeurs de ménagerie. On écarte quoi, dans un mouvement perpétuel ? Dans tout ce qui passe, les palettes ne nettoient que les mots prononcés, gardant des paroles, une sonorité malentendante, comme on entend des oiseaux sans les voir.

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Niala-Loisobleu.

2 Mars 2025

PASSAGES


PASSAGES

La page se laisse tourner. Un oiseau sort son chant de la jarre comme l’hiver cède sa place. Du coin où je dors, yeux ouverts, je garde le bruit du moulin quand l’eau finissait par entrer tourner la meule. Le lit blanc au milieu d’un film tient les séquences d’une vieille histoire sans se souvenir du nom de l’auteur. Le soleil tient entre ses doigts l’alignement de quelque chose qui ne se réchauffe pas. Pourtant, beaucoup se déverse de la fontaine orbitale.

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Niala-Loisobleu.

2 Mars 2025

EN VERTU DU MIEL DE MES LUNES


EN VERTU DU MIEL DE MES LUNES

Passé sur les nuages, franchir la montagne et de la corniche, plonger dans la mer. L’épisode se tourne. A nouveau nu, comme on s’identifie à l’inconnu, pour peindre en corps plus loin, l’aventure. A l’écart de toute croisade. Juste de la racine, au faîte, par la sève. Luminaires séminaux allant au-devant l’un de l’autre. Pieds sur la corde et mains tenues au balancier. Je me refuse à sombrer de l’Esprit, le Corps lui trouve toujours moyen d’agiter les jambes.

Adelphe

Midi ; je sonne comme un vent d’hiver. Des harmoniques sifflantes, mal accordées, soufflent entre mes bronches. Puis elles meurent, laissant autour de moi un silence de neige. Dans cette bulle sans son, des lilas fleurissent. Certaines pierres ressemblent à des tombeaux, mais sur leur surface lisse les doigts n’accrochent aucun nom. La température va se rafraîchissant alors que se raréfie l’air, poudroyant de clarté. Je ne saurais te décrire la solitude et la paix. Elles prennent des proportions de Titans, comme de lents torrents inondant la fertilité des terres à perte de vue. Quel besoin avons-nous des mystères ? Ils nous prient de vouer nos vies à les débroussailler ! Et ils se moquent de nous quand nous y parvenons, autant que lorsque nous échouons sur nos rives d’impuissance. Adelphe ! Cultivons l’inconnu, l’innocence et l’encens, sans plus chercher le trop simple dans l’ordre secret du chaos.

Harmony Flavigny – Extrait de l’Alphabet des Songes

Alors du bâton du pinceau et de la main-gauche, j’attrape la barre de rappel d’un voyage qui n’a fait qu’un arrêt en gare. Et repart…

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Niala-Loisobleu.

1er Mars 2025

LA BONNE NOUVELLE DANS LA BOITE A L’ÊTRE


LA BONNE NOUVELLE

DANS LA BOITE A L’ÊTRE

Depuis la grille sur La Chaume, le facteur a mis le printemps dans la boîte à l’être. L’hortensia bourgeonne pour m’expliquer que c’est le seul phénomène propre à la vie. L’atelier sans regarder ça de haut, montre qu’il va voter oui à cette réforme. Le ventre du jardin montre sa nouvelle herbe. C’est cas d’ô. J’en dirais plus « A LA DEMANDE » en laissant le cul de l’hiver se rosir les joues du sourire offert par la nature. Le chien a sauté comme un fou ce matin, à l’ouverture de la porte.

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Niala-Loisobleu.

1er Mars 2025

LE DEMANDEUR EN MARIAGE AU SOLEIL POUR TÉMOIN


LE DEMANDEUR EN MARIAGE

AU SOLEIL POUR TÉMOIN

Mon chemin court la route des ateliers ouverts durant ma vie. Ce soleil d’aujourd’hui n’avait pas eu pareil éclat depuis toutes ces choses qui trompent la lumière

L’enseigne de celui du Duodénaire de la place Jean Monnet, en bas à droite de la photo, avait épongé Jarnouzeau, pour venir s’accoler à La Chaume à Boutiers-St-Trojan. Jusqu’à la perte de mes jambes, l’été 2023

Le besoin d’aimer n’a pas accepter le veuvage. Ma contre-nature, Alors l’atelier a pris résidence dans la petite véranda à gauche de la maison. Bout d’allée. On sort toujours de son mouvement, jamais de son concept

Et je sens LA DEMANDE EN MARIAGE, comme on ferme sa valise, prêt à partir, pleine. Ce tableau refuse intrinsèquement de finir, à peine signé je le reprends. Ballade des aiguilles de la pendule qui tricotent la maille.

En repoussant les volets pour que La Chaume se réchauffe, j’ai vu tout le trésor qu’un corps de femme recèle dans la caverne qui n’a pas éteint la course des bisons, ni enlevé de ses mains tout de l’échine du cheval. La pierre tremble. Le ciel se met de niveau à la terre. L’arbre se dresse. Ma main-gauche ne dénie pas son alliance. Je me tourne à dessein, une matrice en rond-de-bosse ceignant le piédestal des colonnes. Et au milieu des cris de la grande bataille, des enfants, prennent le flambeau du soleil, sans rien demander à personne.

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Niala-Loisobleu.

28 Février 2025

EMBARCADÈRE


EMBARCADÈRE

De la source à l’estuaire, les récoltes sont variées. On passe aux pieds d’un château-fort moyenâgeux qui a laissé son donjon sur le méandre, sans empêcher ses fantômes de jeter un oeil du haut des remparts. Un chien lève la patte contre la herse que les gardes surveillent. Au loin roule un chariot de comédiens, Tréteaux dressés au bas du rempart, les mots lierres font rire et pourtant il s’agit de fourberies. Seul le dernier pendu s’en balance au gibet. L’amour courtois s’évertue à tromper l’absence du templier parti aux croisades. Un troubadour sait toujours comment ouvrir les serrures pour ne pas faire ceinture. À l’embarcadère, on monte à bord d’un bateau-mouche, écouter le guide , raconter l’odyssée. Tout se répète comme s’il était une foi. Nous voilà de nouveau arrivés en Mars.

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Niala-Loisobleu.

28 Février 2025

LES RAISINS DE LA COLERE


LES RAISINS DE LA COLERE

Quand l’apparence est trompeuse et que le printemps est à la porte, on se plait à croire qu’une greffe pourrait faire. Oui mais laquelle ? Transformer un châtaigner en pommier d’amour. ça craint le harcelement. Et ne se tourner le dos qu’en compulsant les images du Kama-Sutra, ça pourrait être traduit comme un écart de Sodome. Mais l’Education Nationale a-t-elle encore le programme qui irait au lutrin ? Il y a des heures pour tout. Si tu penches d’un côté à l’autre pour tenir l’équilibre, la branche va finir par céder. Sortir du parallélisme des rails du mal et du bien. il n’y a qu’un politique pour te proposer un nouveau deal. Cognac est plus que jamais la ville au coeur du monde, voilà qu’on arrache les vignes. La position du tireur couché, l’arbitre la déclare K.O.

Toi qu’en dis-tu ?

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Niala-Loisobleu.

27 Février 2025