FACE A FACE


FACE A FACE

Perdu dans un vieillissement généralisé, le visage d’une juvénile interférence, barbote dans la mare. Odilon dans sa quête, tentait de percer la cuirasse de l’incompatible en se positionnant sans annexe de secours. Mais quand la rive commence à s’envaser, je n’ai jamais vu une corolle vierge s’en sortir. Quelques psaumes extraits d’un harmonium à qui les pédales faisaient défauts, plaidaient pour le mariage pour tous, dans un débordement de tolérance. Ce qui déplut à un ancien élève de Bétharam demeuré des années après bloqué sur la route. L’innocent a toujours le bas du dos plus troublant que les autres. Parfois une tessiture de castra. Si bien que je me pose la question de ce qui dans le fond pourrait être pris pour anormal. A chacun le choix de sa voix.

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Niala-Loisobleu.

12 Mars 2025

JUSTE DERRIÈRE L’ARBRE


JUSTE DERRIÈRE L’ARBRE

Cernant le front de la remontée terreuse, des fleurs passent sous la clôture pour se faire plaisir. C’est peu de choses. mais beaucoup par rapport au vrai ressenti. La maison se tait, elle savoure. Je crois qu’autour du patio des grimpantes ont saisi les lattes d’une charpente. On avoue sans hésiter ses préfèrences quand on n’est pas intéresssé par un tape-à-l’oeil inutile. Il n’y a pas de grosse auto dans l’allée, tu sors en vélo.

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Niala-Loisobleu.

11 Mars 2025

LA MARIEE NE VEUT PAS ETRE EN NOIR


LA MARIEE NE VEUT PAS ETRE EN NOIR

Les jardins ne sont pas destinés à faire la couronne de la fin de la lumière. Une poitrine aux seins par-terre ça fait ça et n’indique que la destruction dans son ensemble. Je n’ai rien qui veut mourir par défauts imputés sans avoir franchi la porte. L’acariâtre m’ulcère. L’ingratitude prise en alibi pour cacher la trahison est la gale d’une sanie purulente d’un coeur bon à jeter. Comment peut-on déclarer nous nous battons pour la paix ?

Les formes printanières du jardin et le chien qui joue avec,  voilà du bon sens. Une végétation liée au pouls en état. Nous entendons les oiseaux pondre et les trains regarder paisiblement les vaches sans que le lait tourne. Je cabre la flèche prête au lancé. En refusant d’étouffer, halète-moi de ton élan respiratoire. En pensant à ce qui ne demande qu’à être montré, comment imaginerai-je que tu ne sois bonne qu’à la fosse commune ? Prends ton temps pour trouver la couleur, mais de grâce appelle la sécurité pour isoler Macron.

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Niala-Loisobleu.

10 Mars 2025

LA COUR DES POULES


LA COUR DES POULES

Voilà l’endroit où le car s’arrêtait pour déposer les enfants pendant qu’un coq paradait sous le regard de deux chevaux attentifs

L’odeur des frites finissait par troubler les lieux, en donnant à l’endroit des envies physiques susceptibles de fonder un aspect favorable à l’humeur

Ce qui reste dans mes battements de coeur, c’est l’existence de la grange qui ouvrait asile au croisement des routes

Ton corps finissait par recueillir tout l’extrait des fleurs de la haie en quittant la route

et lorsque l’enfant arrivait, il te suivait sans laisser la grange en cours de chemin

Durant tout ce temps, autour et au dedans de nous, la paix qui a régné aurait été incapable de faire le moindre mal.

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Niala-Loisobleu.

10 Février 2025

ENRÔLEMENT D’ÉQUIPAGE


ENRÔLEMENT D’ÉQUIPAGE

Sortie du chantier naval

un jeune mousse s’imagine revêtant l’arbre

Le temps de cette époque s’est retiré de l’ô séant

au bout du ponton il y eut de quoi laisser flotter un printemps

L’enfant cherche un bassin pour le costume improbable d’une mise à l’eau

la pente qui part en direction trouble, dérape vers l’épave du cimetière-marin.

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Niala-Loisobleu.

9 Mars 2025

MAURICE UTRILLO


MAURICE UTRILLO

Sorti du clapier, le lapin prend tout un coin de ma mémoire

Paris quel âge pouvais-tu bien avoir ?

Quand du bord de la Cité, la Seine s’est toujours trempée

et que Notre-Dame s’apprêtait à partir en balade

ça faisait un bon moment que ta mère

Suzanne Valadon

reconnaissait le cri du loup tout autour de Paris

Ce temps là, entre deux guerres

sans le savoir n’aurait pas pu imaginer

faire autre chose qu’aimer

mais toi Maurice, la bouteille de rouge rentrée

pour peindre la beauté et ses sentiments, tu partais à la vigne

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Niala-Loisobleu.

9 Mars 2025

D’UNE MUSIQUE MASQUÉE


D’UNE MUSIQUE MASQUÉE

A la pluie apportée contre la fenêtre, le printemps a retenu sa respiration. Des jonquilles se voient réduites à porter le deuil. La grisaille a des idées de printemps guerrier, L’idée contraire à l’amour étant pour certain un besoin de s’entretuer. Je cherche un abri pour tenir la colombe. Une musique rimant à la venue du printemps.

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Niala-Loisobleu.

9 Mars 2025

JE T’HABITE COMME LE VILLAGE ÉPARGNÉ


JE T’HABITE

COMME LE VILLAGE ÉPARGNÉ

Dans l’absence de porte aux orées de la source, j’ouvre ton corsage et monte jusqu’au grenier de ton ventre. La rampe des hanches tient au-dehors d’une chute de toute idée incontrôlable. Le pore tient la tâche de puiser l’espoir au compas de tes cuisses, une demande en mariage permanente.

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Niala-Loisobleu.

8 Février 2025

NON A LA GUERRE !


NON A LA GUERRE !

Parler de genèse sans la moindre goutte d’eau, capable de mener à autre chose qu’un engloutissement mouvant de sables. Au lit de l’Atlantide, la chambre morte mise à louer, refoule la vie.

Macron préconise la fin d’une civilisation en taisant une menteuse aurore. Avoir pour seul courage que le désir de me battre en tuant l’idée même de l’hécatombe, me plaque au fond de ton ventre sans sortir de ton utérus. Je ne veux tirer du sel que la fonction du sperme d’un printemps renouvelé. Promettre la guerre comme la seule possibilité de vie, c’est ouvrir Carthage comme porte bleue. Cette fleur puante pour couronne.

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Niala-Loisobleu.

8 Février 2025