
REJOINDRE LA RIVE
Je vois, mais dans un ordre qui n’est plus le même
les maisons entre les armoires ont mis leurs personnages
sur le premier rayonnage qui vient de peur d’arriver trop tard
.
Niala-Loisobleu.
18 Mars 2025

REJOINDRE LA RIVE
Je vois, mais dans un ordre qui n’est plus le même
les maisons entre les armoires ont mis leurs personnages
sur le premier rayonnage qui vient de peur d’arriver trop tard
.
Niala-Loisobleu.
18 Mars 2025

TROUVER LE SIÈGE
OÙ POUVOIR S’ASSOIR
Sans plus se poser la question du temps qu’il peut faire, se mettre au fond de la boîte de peinture. En accrochant sa ceinture. Voilà de quoi faire un solide siège. Avant que les ministres décident entre eux de l’âge de la retraite et de la mobilisation pour une 3ᵉ guerre. Le flou artistique est plus que jamais à l’ordre du jour. Ce qu’il me reste de couleur pourrait servir de passeur à la bonne rive.
.
Niala-Loisobleu.
17 Mars 2025

UNE « MÉTAMORPHOSE »
EN LAQUELLE J’AI CONSACRÉ
A la fin des Années 70, survint un grand voyage. Aller au devant du monde était encore possible par le chemin de paix qui s’avançait. Carole, ce grand tableau a fait partie de ton choix, je te l’ai donné pour qu’il ait une vie au-delà de moi. Devant le désastre que Macron annonce, en persistant dans son ‘idée va-t-en-guerre et ma collection personnelle d’oeuvres cultes, je sauve ce qui doit. La foi que j’avais en la vie à ce moment précis, mettait tout dans une naissance pour passer le très difficile sommet d’une perte d’enfants. Garde-le hors de là où nous allons. Il est d’un âge révolu. Mais vivant. Joseph porte mon nom.
.
Niala-Loisobleu.
16 Mars 2025

JACQUES BERTIN – L’OR PUR
Pardonnez-moi d’avoir parlé de moi encore hier j’étais si malheureux
Il y avait c’est vrai le vin les sourires les yeux
Mon bras coupé me faisait mal
Mon cœur plié dans le journal
Saignait beaucoup
Et on voyait mon espoir par le trou
Un tunnel conduisait à travers la chair vive
A une femme debout sur la rive
Pardonnez-moi pour l’espérance folle
Qui fait déborder par moments ce trop-plein de paroles
Pardonnez-moi d’être l’enfant
Qu’on a perdu dans le square, le temps
Est à la pluie, loin il y a les nuages
Comme un ourlet très douloureux dans le cœur sage
Ah vieille carte qu’on lit mal!
Les avenirs débordent de la malle
La jeune fille enfermée court en plein jour vers un bal
Au devant du convoi quelqu’un lève un fanal
Arrêtez-moi dans ma course vers l’innocence
Reprochez-moi d’être embourbé dans l’espérance
C’est par l’or pur que je vaincrai
On est sans nouvelles du steamer du printemps
Et la noyée du jour de l’an?
Il fait froid il fait mauvais temps
La femme que j’attends toujours me tance
Et j’ai ma douleur qui me lance
Jacques Bertin

AU DEFONCEMENT SAISONNIER
Vêtue d’une triste chemise, la maison a sorti le vieux voltaire, comme une raison péremptoire. L’hortensia ne partage aucun des motifs ambigus d’une végétation contrariée dans laquelle le jeu du perroquet excelle. C’est le stade de l’impureté qui a gagné le sang pour sang. Les pies en voulant remplacer les grues broient l’harmonie de tous les déplacements migratoires. A l’avènement du printemps, il fait plus froid qu’en hiver, au point que le Petit-Peintre n’arrive pas à calmer les quintes de toux de la couleur.
.
Niala-Loisobleu.
15 Mars 2025

AU RETOURNE DU DRAP
La nuit a grassement débordé sur le jour. On a retrouvé la pendule accrochée au bout de la ceinture des économies d’énergie. J’ai sorti les reins des vitilles. Le soleil a envie de dormir. La vague est bien à marée-basse.
.
Niala-Loisobleu.
15 Mars 2025

L’ALAMBIC
Au moment d’aller me faire couper les cheveux ce matin, il m’est poussé une autre extraordinaire merveille de ce monde. Qui, dans le déversoir universel de l’immeuble du monde, étonne différemment. Mon fils Patrice, m’annonçait la naissance de Joseph. Autrement dit le dernier né de mes arrières-petit-fils. Rendu à me demander quoi et encore plus qui croire, ça demeure fabuleux. Soyez heureux parents. Gabriel a un petit-frère et vous un autre fruit dans votre arbre. Depuis, je mélange un peu la fin et le début. Il y a trop de tricheurs dans la partie en cours. Ma folie reste la dernière compensatrice au côté cul-de-jatte de cette vie stérile.
.
Niala-Loisobleu.
14 Mars 2025

AU COEUR DE LA MUSIQUE
Elle sort des fenêtres, comme on est en droit de montrer ses seins à celui auquel on pense. Tu remontes l’odeur et le sens des rues mieux qu’un fiacre pour les promenades. Les marronniers tiennent l’esplanade jusqu’au point de fuite. Au bout de mes doigts, je me plais toujours à caresser mon ours sur le chemin de l’école, la leçon de choses occupe bien l’ordre du menu. Et ce qui émane de ta chair à la couleur rousse des points chauds qui tient sauf des mauvaises habitudes.
.
Niala-Loisobleu.
13 Mars 2025

L’ALLUMEUR DE RÉVERBÈRE
A la sortie du pont, j’étais parvenu de l’eau à la poitrine, sans avoir pu trouver un seul reflet de réverbère. Voilà un métier propre à nourrir le chômage, me dis-je, au bout de la chute obscure qui s’ensuivit. Quand j’ai cessé d’aller aux Bains Deligny, j’étais encore loin de la mer. J’entrais à peine dans l’ô. Jamais je n’aurais pu imaginer combien d’accidents m’attendaient dans ce parcours. Marthe a tout fait pour m’éclairer. Hélas le déclin prend un temps fou à s’installer. Quand la guerre a été finie, on a cru qu’on pourrait sortir le soir, baigné de cette autre lumière, qui n’allait jamais se coucher sans s’être promené sur la Seine. À peine eus-je mon premier enfant que je ressentis l’emprise de mon beau-père se comporter en géniteur. C’est là que je me sentis irrémédiablement fait pour être artiste. Les quais furent rallumés pour rétablir la circulation, jusqu’à la date limite de Mai 68. J’ai chargé mon sac pour le déballer en marais-salant. Un feu sur la plage, je me souviens de ça. La Grande Lumière.
.
Niala-Loisobleu.
13 Mars 2025

LE TOURBILLON
NIALA-LOISOBLEU.
12 MARS 2025
Vous devez être connecté pour poster un commentaire.