la mauvaise recette du coucou


LA MAUVAISE RECETTE DU COUCOU

Tapi dans son ombre, comment aurai-je pu savoir que le faux-ami n’était qu’un affreux coucou qui s’apprêtait à me volermon nid dans l’opportunisme offert par la maladie présente

Changer la réputation de qelqu’un à son insu relève de l’abus de contrefaçon et naïf comme l’enfant profite aux marrauds faiseurs de détournements offerts par la faiblesse des circonstances on reste aveugle

La fenêtre ne se fermera jamais sur la vie que les flammes ont saisi et il faut moins de jours pour faire disparaître l’ingratitude destructive de son point de départ

Me retrouver seul dans une profonde douleur fait la toilette du sale et méchant qui m’a éclaoussé, en particulier de ce membre de famille venimeux à qui son venin sera fatal

Je garde la vie et son amour pour seuls symboles et n’en lâcherait pas le thème de ma peinture, la justice dans son immanence ne se trompe pas en appliquant sa couleur en plein jour…

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Niala-Loisobleu.

4 Août 2023

l’urne par jacques dupin


L’URNE PAR JACQUES DUPIN

Sans fin regarder poindre une seconde nuit

A travers cet inerte bûcher lucide

Que ne tempère aucune production de cendres.

Mais la bouche à la fin, la bouche pleine de terre

Et de fureur,

Se souvient que c’est elle qui brûle

Et guide les berceaux sur le fleuve.

Jacques Dupin

exit des dissonances par le feu


EXIT DES DISSONANCES PAR LE FEU

Dans son apparition la mort met le feu aux fictives dissonances

l’entêtement de ces butées dans le partage des points de vue s’évanouit

l’obstination puérile ravale ses pensées négatives

la vérité de l’entente profonde reprend ses droits

L’amour se déroule sans se laisser influencer par le qu’en dira-t-on

il se moque des conventions politiquement correctes

fini les tabous

merde à ce qui choque

dans son choix personnel l’union a possédé intégralement sa force

Chacun des acteurs réapparait bien à sa place

les masques tombent…

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Niala-Loisobleu.

2 Août 2023

le mystere de la porte


LE MYSTERE DE LA PORTE

Long couloir que le décalage horaire allonge entre le peron et la chambre

le vêtement d’une nature arboricole masque l’effet de la peau aux mains rêvant d’un lascif contact

ces chevaux qui galopent sans tenir compte des interdits donnent à la rosée matinale des odeurs laissées du rapprochement sans qu’aucun bref n’interrompe le porte à porte des suggestions d’un chemin prêt à offrir

Quand tu sens entrer ton pied dans l’eau t’imagine sans complexe

les lapins au levé du jour ne sortent pas d’un clapier mais du terrier pour où depuis des millénaires on rentre dans l’histoire d’amour sans rechigner sur la variété de l’herbe…

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Niala-Loisobleu.

1er Août 2023

images qui sortent par les fissures


IMAGES

QUI SORTENT PAR LES FISSURES

Dans l’ombre d’un dimanche, le vent agite les branches épinglées aux pages de cette maison vide

D’un cheval de Chine, un oiseau-marin de Moëze-Oléron, des récits de Vincent à sa solitude, un meuble grince son bois d’ormeau entre une pile d’assiette et des bouteilles qui resteront pleines. Sur leurs fils pendent des éléphants et des chevaux, marionnettes de Birmanie contre un album de bruits de jungle. Le feu s’empare des os au point que je ne tiens plus debout pour peindre

La main reste cousue dans la poche des fontes du cheval

Et toujours ce parfum d’iode qui sort de la pompe pour laver l’inventaire des jours passés faisant sa vaisselle sur le timbre de pierre

Entre les sculptures que l’abbaye garde loin du bruit des voitures

le tympan roman s’accorde aux courbes des voussures, une gabare serait passée par l’écluse d’une chanson de quais

Comme c’est drôle cette incompatibilité de vie riche en évènements qui réside d’une pièce à l’autre avec l’arrêt sur images qu’une panne à mis sur la voie

Grandes lignes du côté Départ

Un mouchoir pour au revoir

Les pommes se frippent sur les claies autour des poteries mises en nature-morte

Et le cadran-solaire défenestre les heures en serrant la gorge du soleil au fond du jardin, le papier qui traîne sur la table est un questionnaire sur un futur lent de mains….

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Niala-Loisobleu.

30 Juillet 2023

LE SAUT DE L’AMOR


LE SAUT DE L’AMOR

La noirceur d’un ciel de deuil écharpe l’horizon d’un Juillet d’une angine qui enroue la vie à contresens des récoltes de saison

Se remet-on de ce type de disparition ?

La mer n’avait jamais été si vaste autour et semble-t-il si distante de tout secours qu’on finit par s’abonner aux objets-perdus qu’un chagrin active

La chute faite hier dans le magasin ce matin éclaire autrement le chemin

On ne peut que lutter seul

Personne ne peut effacer ce qui n’appartient qu’à soi

La vie ne meurt jamais, elle se régénère toujours à partir de l’être qui ne manque pas d’être présent

L’espoir est la rampe qui fait parapet au vide en écopant le trop-d’eau naturel…

Niala-Loisobleu.

29 Juillet 20

JACQUELINE AU PIED DE L’ESCALIER


JACQUELINE

AU PIED DE L’ESCALIER

La vie ça monte et ça descend comme un pouls que le fléau bat

Jacqueline

tu es descendue de la traversée

le 13 Juillet 2023

je te canote de sauvetage aux étages qui suivent

par ma liane attachée

Voyage au centre de la fenêtre

Niala-Loisobleu.

24 Juillet 2023

LA CHAMBRE SYMBOLIQUE D’ANEMONE


Alors qu’un feu est à la veille de prendre son image terrestre je tire les branches avant les cendres pour maintenir le dialogue en son état fusionnel

Où sont-ils passés ceux et celles qui se permettent quelque banal éloge funèbre comme on chante pour ramasser l’aumone en ignorant totalement ma qualité d’époux, le seul qui durant 39 ans à une semaine prêt a pu vraiment partager ses vertus indiscutables sans autre intérêt qu’en vivre intimement l’existence du détail

Je garde une douleur incommensurable de cette perte irremplaçable de ma Muse Authentique, intelligente humaniste dans l’ignorance où vous me mettez mais en sachant combien nous avons pu faire ensemble dans ce monde de rien

Notre chambre devient le lieu où la peinture dit sans jamais se taire ce qu’est l’amour dans la forme choisie parles deux acteurs en dehors de l’opinion étrange de gens de passage

Niala-Loisobleu.

18 Juillet 2023

LA LANTERNE MAGIQUE


LA LANTERNE MAGIQUE

Dans la glissière de la chandelle les plaques de verre réunissent les images

Un éléphant sur le trottoir marche dans ma mémoire

Assis dans la barque

on suit la rivière de la Baie d’Halong-Terrestre

La buée commence à cogner aux ridelles

du marché flottant de la Plaine des Jarres

Même que ça déborde au soleil couchant

L’autre jour c’était en corps hier

Maintenant on a rouvert les frontières

Il va falloir se refaire une identité pour franchir la barrière

bien que j’ai gardé mes empreintes

Qu’il est lourd ton blanc-seing…

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Niala-Loisobleu.

16 Juillet 2023