« RESTE TON JARDIN… » – NIALA 2023 – ACRYLIQUE S/TOILE 81X65


« RESTE TON JARDIN… »

NIALA 2023

ACRYLIQUE S/TOILE 81X65

On naît comme on est celui à faire

sans que le hasard y vienne poser ses cartes

Quand le bout fait sonner les alarmes et que coupe un réverbère

le quai loin d’entrer dans le noir s’amarre en pleine lumière à l’anneau principal

Les quartiers corporatifs traversés passent par le Boulevard du Crime , la Foire au Pain d’Epices sans lâcher le Zoo Humain, faisant varier la Voûte Etoilée

mais le soc que le cheval tire ne renie pas le sillon qu’il a choisi

il laboure sa Muse

Ainsi les semailles sont autant de fleurs pour la table du corps que de fruits et du sel à marais pour la traversée maritime

On s’habite aux quartiers chauds des Epoques

d’un bout du Monde à l’autre, sous les toits, dans le coeur des meules, en cressonnière, dans les arbres , sur le bout d’une tige, à la crête de l’embrun, sur la pente avec sa pierre à monter

Ce mois qui est en train de partir, t’a emporté après des hésitations et des espoirs personnels dénoncés sans le dire

Tout ça pour raconter qu’on était contraires l’un à l’autre

Comme je dis la vérité par mots-peints, ce matin j’ai poussé la porte qui retient les mensonges pour les évacuer

« Reste ton jardin… »

sans qu’il y manque ce après quoi on court quand on aime la vie et même quand on la quitte

Puis je suis tombé à mon tour…

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Niala-Loisobleu.

27 Août 2023

LA PROMENADE A LA FIN DE L’ÉTÉ PAR PHILIPPE JACCOTTET


LA PROMENADE A LA FIN DE L’ÉTÉ PAR PHILIPPE JACCOTTET

Nous avançons sur des rochers de coquillages, sur des socles bâtis de libellules et de sable, promeneurs amoureux surpris de leur propre voyage, corps provisoires, en ces rencontres
périssables.

Repos d’une heure sur les basses tables de la terre.
Paroles sans beaucoup d’écho.
Lueurs de lierre.
Nous marchons entourés des derniers oiseaux de

l’automne et la flamme invisible des années bourdonne sur le bois de nos corps.
Reconnaissance néanmoins à ce vent dans les chênes qui ne se tait point.

En bas s’amasse l’épaisseur des morts anciens,

la précipitation de la poussière jadis claire,

la pétrification des papillons et des essaims,

en bas le cimetière de la graine et de la pierre,

les assises de nos amours, de nos regards et de nos

plaintes, le lit profond dont s’éloigne au soir toute crainte.
Plus haut tremble ce qui résiste encore à la défaite,

plus haut brillent la feuille et les échos de quelque

fête; avant de s’enfoncer à leur tour dans les fondations, des martinets fulgurent au-dessus de nos maisons.

Puis vient enfin ce qui pourrait vaincre notre

détresse, l’air plus léger que l’air et sur les cimes la lumière, peut-être les propos d’un homme évoquant sa

jeunesse, entendus quand la nuit s’approche et qu’un vain

bruit de guerre pour la dixième fois vient déranger l’exhalaison des

champs.

Philippe Jaccottet

UNE CHAMBRE D’AMOUR


UNE CHAMBRE D’AMOUR

Aux courbes d’un corps de campagne

ce qui se lâche derrière l’envol d’oiseaux libres

ne laisse pas de silence à la couleur

La chaleur de cette expression

rafraîchit ce que le dérèglement climatique ramollit.

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Niala-Loisobleu.

26 Août 2023

QUAND J’PEINS LES CRIS


QUAND J’PEINS LES CRIS

Du chevalet

le ton des baffles

franchit le mur du son

la palette n’en rougit pas

haras

sur le cheval

emboîtés comme mortaises et tenons

nous galopons dru dans le grand bleu déployé !

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Niala-Loisobleu.

26 Août 2023

DES CÔTES PENCHANTS A MAREE


DES CÔTES PENCHANTS A MAREE

C’est un bout des peints qui laisse ses aiguilles courir sur le sol

Un oiseau posé là sans que le hasard ait choisi la branche mange du ciel entre les feuilles

Après la dernière barque amarrée le long du quai, un train tire ses couloirs sur la corde

Dans l’haleine la langue où le dernier baiser s’est roulée n’a pas reboutonné le corps qu’elle a tiré à elle

Ces choses de la vie qui restent collées aux murs sont libres d’écriture et parlent comme les secousses qui suivent les rails à saute-mouton sur les traverses. Les paysages qui sont restés grand-teint c’est des campagnes de ses guerres à soi. Ceux qui les ont déshabités n’en ont pas pour autant défaits les gares, ni les étapes. Ils roulent toujours attelés au convoi

J’aime plus que tout aimer

c’est dans ces pertes blanches que le tant traverse, ils comblent les manques à tous les degrés

A l’appui du cerisier , au coeur de son noyau, le degré de l’échelle respire des nuits pleines, surtout le soir quand les voix se mangent

Il faut que j’apprenne à comprendre des césures qui ont arraché les pages en les tapant sur le clavier du coeur. Personne n’apporte de réponse

La mort est la plus incorrecte des choses

Et c’est incompatible avec mon côté que je penche…

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Niala-Loisobleu.

25 Août 2023

A LA REMONTEE DES BRETELLES


A LA REMONTEE DES BRETELLES

Au plus sec d’une chaleur qui ne fait qu’étouffer et repousser j’éssarte

c’est une question de sentiments très personnelle où domine une question d’interprétation globale

Beaucoup ny comprendront pas grand-chose ce qui n’arrangera pas leur affaire, à part le fait que je m’en fous du fait que tel un soldat de Spielberg je suis de ceux à sauver

pour une fois je ne m’oublierai pas…

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Niala-Loisobleu.

24 Août 2023

REPRISE/ETATS CAUSAUX


 

ETATS CAUSAUX

 

Les yeux coupés par des bris de coquilles, qu’une rouille d’herbes levait à l’encre, j’allais les jambes de fonte,l’échine en naufrage, tout au bord du chenal sans plus rien voir des cris des rieuses tournoyant dans un ciel dont la couleur en m’indifférant montrait d’une certaine manière, que je piquais du nez bien plus qu’elles.

 

Quand ça marche à shooter la gamelle, tu voûtes au diable les appareillages.

Mal rasé du mental,

tu piques des ongles comme un squat de ronces au beau milieu

d’un quartier de lune mâle femmée.

Le premier verre qui t’accroche tu le traies d’un coup, sans le moindre regard d’affection pour le pianiste à bretelles, qu’hier encore tu lui disais t’as de beaux nichons.

La rue tu la vois plus qu’en deuil, c’est injuste que tout le monde y pleurerait de joie,

alors

t’envoies un glaviot bien gras dans la vitrine du marchand de miroirs.

 

La mer à force de périr des braves, a sait quand se taire en dit plus long qu’un cire à nos pompes.

Les grandes douleurs ça donne pas sur la cour, ça prend pied au fond de son jardin.

 

L’eau qui avait accompagnée la scène en disant rien,

attrape l’image toujours en la fermant, en plein milieu du cadre ambiant.

Les pilotis envoient de toutes les couleurs, le nerf de leurs bois, que ça va jusqu’à la forêt d’où provient l’arbre qui les a fait.

C’est sismique, le sensible.

En l’absence de frime faut voir ce que ça remous genre vague de fond.

Un courant plus show que le Golf String

t’envoie la balle et le tee en plein milieu du trou,

que le manche du drap peau en branle

comme un des seins animé de bonnes intentions.

 

L’eau, revenons un instant sur nos pas,

affiche la silhouette de la cause,

en un grand reflet super gonflé par un nuage

Ben, oui, putain qu’elle est belle et qu’est-ce que tu l’aimes

 

Que tu pousses à la baille le groupe de sales cons qui sans rien connaître de ton malheur, était déjà en constitution de groupe de soutien de couilles et autres accidents de la circulation.

Le matériel ad hoc pour servir à rien, la grande échelle et les sirènes,,,

ah oui les sirènes,

enfin ça y est, ça te rappelle

le cinoche à Ulysse, le truc qui de deux fait Troie, les promesses d’ô land,

et pis et pis

pipi.

Tu te la sors et tu te la lâches,

pisses lui à l’arrêt et barre,

ça repart !

Le chemin on en sait pas la longueur, mais l’a venir on est seul à en choisir la teneur.

Tout peu s’apprendre

faut aléser l’oreille à la taille des maux

et pas rétrécir l’artère pour en faire une impasse

Te goures pas Mec

Te goures pas de Fillette …

 

niala-Loisobleu

11 Août 2014

UN DIMANCHE / REPRISE


LE CHEMIN DE MON JOURNAL 003

UN DIMANCHE / REPRISE

Des lambeaux de brumes se tordent les bras , ici et là un barbelé, une branche morte, les derniers mots d’une épitaphe les retiennent au passage

pourquoi les jetteraient-on ?

Les cimetières marins où les charpentes navales gisent, vertèbrent d’une moelle épique plus qu’un ex-voto à l’abri d’un monte en chaire

C’est porteur de suivre la carte où l’on a noté l’emplacement des épaves, les bans de récifs, les sales de concerts des Gorgones et les barres à pute où les gogos viennent oublier leur fuite

Je signerai ce que j’ai peint, pour entamer le passage à l’acte. La robe de ce jour se fout du temps variable. Ses petites bretelles glissent sans problème pour laisser le jardin prendre l’air.

Photo: La Soloire devant chez moi, un moment de printemps

Niala-Loisobleu – 15 Avril 2018

L’IMAGE QUI PARLE TOUTE SEULE


L’IMAGE QUI PARLE TOUTE SEULE

Pour voir un autre soleil à la base

tout autour il y a du brouillard épendu sur le fond et inscrit au hasard

Je me suis retiré librement des zones de confort de l’intelligence artificielle depuis que j’ai assimilé la seule façon possible de faire ta façon de rien-dire

belle démonstration pudique d’une manière de ne jamais porter de culotte

Le ton du sens donné aux apparences est complètement illisible sur internet et quand la vie n’a rien d’autre à faire, le temps que t’arrives à te rejoindre toi-même auprès du premier lambda tu peux rester des heures en panne loin du moindre partage

Il faut une telle force de conviction pour échapper aux addictions que le montant des amendes encourues est une histoire à dormir debout. Le mieux est de choisir son lieu de vacances en dehors d’une zone de réforme climatique remettant en cause la présence des marins-pompiers

Avec de l’ô entre les cuisses du pont, tu te doubles l’idée lumineuse par effet de physique quantiène et tu peux espérer flotter entre deux sécheresses.

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Niala-Loisobleu

20 Août 2023

« FENÊTRE TENUE » – NIALA 2023 – ACRYLIQUE S/TOILE 55X46


« FENÊTRE TENUE »

NIALA 2023

ACRYLIQUE S/TOILE 55X46

Retenir la vie en dehors des planches de la bibliothèque

le feu l’a voulu

nous pouvons être dans la marge des étagères pour notre usage personnel en s’esquivant de la congélation

y suffit de laisser une bouche au nichon trapéziste pour qu’il tienne la filière du fer à béton en état de service

en laissant les chrysanthèmes au Japon

le jardin de Monet reste praticable toutes saisons

Arles à su trouver l’Alyscamps pour pallier la briéveté de la vie , je m’accrocherai donc tes culottes à la fenêtre pour ne rien déroger au principe de base de ma philosophie

le reste que ceux qui commémorent plutôt que tenir vivant s’en démerdent

mourir est une fin en soi sans suite qui demande à être corrigée

on peut voir avoir des nuits de noces sans savoir rien de Venise

le battement de coeur sans robot c’est comme un chien qui dès qu’il lève la patte fait aboyer sa vessie

non je ne marcherais pas dans l’ombre de ma fenêtre.

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Niala-Loisobleu.

19 Août 2023