La vérité du drame est dans ce pur espace qui règne entre la stance heureuse et l'abîme qu'elle côtoie : cet inapaisement total, ou cette ambiguïté suprême. Saint-john Perse
un meuble là, une chaise ici, la volière vidée de ses cris
nous lançons les travaux pour me continuer à vivre sans s’arrêter aux questions des cases à remplir
C’est fou ce que les mains peuvent contenir
Les tableaux vont partir à Châteaubernard vendredi matin, samedi Marylène et Jean-Michel déplaceront de quoi trouver la place nette pour qu’Anthony construise à partir de lundi la place de mes jambes au rez-de-chaussée
Ces mains sont ma rampe
elles ne veulent pas que je tombe dans mon escalier….
Dans quelques jours va s’ouvrir un double regard sur ce que tu m’as permis de faire par une double exposition de mon oeuvre à Cognac et Châteaubernard
j’ai voulu te rendre hommage au coeur de celle de Châteaubernard
au dernier moment, j’y ai ajouté ce tableau, comme symbole de ton oeuvre à toi, ton travail d’Enseignante à Crouin au Collège Claude Bouche
En ce temps qui nous échappe par tous les bords, tu n’as pas failli, comme ce qui ce passe à présent dans la société où tout s’associe à la dégradation climatique
Ton collège, je le connais
pour t’y avoir rejoint assez souvent, aussi il me semble que c’est la place pour donner sa cimaise à cette oeuvre qui amarre l’espoir que l’enseignement garde comme à défendre par tous les moyens.
Percée de bout en bout l’année s’achève à bout de ressources
que pourrait-il rester à se balader d’une guerre à l’autre, à part ce pli pris dans la destruction effective de l’Homme
Ces dernières heures montrent comme on est sorti du chantier de construction en rivalisant de développement dans la compétition de chasse qui lui est portée
C’est décadent au point que continuer à le dire ne me donne que la nausée et rien d’autre
Pour avoir subi personnellement cet effet de contre-pied j’abandonne l’idée de changer le cours des choses. Je concentre tout sur mon oeuvre. L’échéance qui arrive en fera des transformations magistrales ou la bottera en touche. Je n’ai pas à prétendre en décider, mais il m’appartient de continuer mon oeuvre d’artiste tant que je reste vivant
Je vais faire de ce tableau l’offensive dans ma bataille personnelle
qui rassemble le refus global de la manière actuelle de gérer les choses et contre l’imposture d’une prétention à les sauver du désastre
il sera ma conclusion dans l’hommage rendu à Jacqueline
ma femme-décédée
Je le destine par don au Collège CLAUDE-BOUCHER de Crouin à Cognac, où elle a enseigné l’espagnol dans la plus longue partie de sa carrière d’Enseignante
La dernière goutte dans notre mer
mais cette dernière en accepte la venue en parfaite connaissance de choses
Il va donc évoluer pour entrer pleinement dans le symbole et paraîtra dans ce sens
A bout de phalange le parquet délangue juste ce qu’il faut entre deux lames. Flotte un air de java dans des spirales que la faible clarté cherche à l’odorat
Là d’où il provient un arbre tropical a vécu debout sans qu’on lui marche dessus,
je t’avais appuyée contre, et je suivais ton désir à la lettre
Il fallut deux éléphants pour lui faire traverser la jungle, ses derniers cris qui écrasèrent les serpents en arrachant toute forme de liane asservissante
Moites, poitrines l’une contre l’autre, toi goût melon, moi limon air, nous nous refusâmes à devenir un salon de jardin en teck
Le vieux marin qui gîtait les algues de la forêt subdominale d’une ancienne vierge de beauté nous avait initié à taire la vulgarité
Une cérémonie dont on ne peut rien dire sans avoir frappé les trois coups et attendre que les étoiles se soient placées. J’ai la main sur ton sein gauche, la tienne dans l’autre que j’ai du même côté, un ensemble battant rituel s’occupe du chemin qui lie debout comme assis. sans interdire de varier le sens de la marche
Ton savoir-faire me laisse toujours troublé jusqu’à la racine du ventre, par rapport à la gaucherie d’une prêtresse de petite-vertu dont je sors pris dans ses glaces. Tu as un feu de lampe-à-souder
L’espace bleuit épais comme emporté dans un long couloir. Les bruits de roulettes des brancards vont rejoindre les ambulances alignées en rangs comme des élèves qu’on veut sauver du monde qui recule. Un mime parle de choses qu’il faut traduire, qui sait encore la parole du geste ? La pluie bat aux parois des coques jusqu’au fond des cales, les voiles ont jusqu’au déchirant dans le claquement quand sur la scélérate les reins défient le naufrage.
Arqués comme la tension retenue en nous grattant juste du bout de l’ongle nous sommes parvenus à tirer des rifs de cette étreinte tu m’as rappelé Beth sans sous-vêtement pour pas que ça fasse des marques quand elle salue à la fin du rock
La fleur rouge qui tient dans la coiffure est détachée de l’impression, elle se perd dans une invisibilité en mouvement
Qui a chapardé les points d’ancrage pour qu’on en soit à ce point de dérive ?
Les cleptomans du grand boulevard accaparent la sureté de soi
Jusqu’aux oiseaux qui finissent par migrer des branches fortes du quai pour chercher où se mettre au sec
De voir tes mains sur ta poitrine, je crains que tu t’nquiètes de savoir si tes battements de coeur sont toujours à résidence
La rue des Morillons voit l’affluence monter vers les Objets-Perdus et le nettoyage des coeurs tagués est mis en chantier par les Services Publics dans tous les lieux dévastés par la pluie
Noël booste l’arnaque, ce qui n’arrange rien pour la foi qui s’effondre au moment où il ne faut surtout pas laisser l’espoir prendre le chemin de la drogue
Je m’offre chien-renifleur de ça-peint avec ses boules et les guirlandes accrochées au ventre…
De ce qu’on a connu que reste-t-il d’échappées, portes dérobées menant à des tiroirs cachés ? Quand l’échelle de meunier faisait sa double révolution, le grenier se paraît d’un accoutrement châtelain, banc de sable en bord de Loire, musant paresseusement d’une page à l’autre.
Avec sa langue à l’accent dépoussièré elle me donnait des soifs de nuits entières. Quelques bois et des cordes, avec les chiens, quand les roulottes se tapissaient aux creux des cris, l’oeil noir, entre les cuisses, clignait de feux jamais éteints. Que des gosses dépenaillés, sales jusqu’au blanc des dents, tiraient au bord de la rivière. Fil d’une eau claire. Les trottoirs sont au milieu des chaussées, entre les ornières, caniveaux rigoles par où le défi s’écoule.
Le palier des âges garde derrière la porte de chaque chambre des soupirs de toutes sortes sous les couvertures. La sueur froide du cauchemar infantile est sous les tapis, avec l’incapacité de courir.
Les cris de l’amour qui les pousse en premier ? Nos géniteurs ou notre venue au monde ? C’est ainsi, rien à faire, l’indistinct se mêlera sans cesse du début jusqu’à la fin.
Il y a dans la langue française trop de confusion possible, le sens des mots variant sans que la phonétique mette en garde, pour échapper à l’erreur de l’oreille et de l’oeil au cours de ces rencontres habitant les étages du trajet emprunté.
Je ne peux me renier du soleil que tu m’as mis au matin d’un jour qui n’a jamais pu depuis entrer dans le quotidien. Entre ci et là, bien des mains ont tripoté mes viscères, comme même, si tu ne m’en a jamais rien dit, des doigts ont du se ganter de t’avoir connu. Sans que le monde où nous étions nés de cette unicité particulière ce soit jeté la tête la première dans le néant. Le néant est hors de nous. Nous demeurons notre autre.
C’était quand ma première fois, je n’en oublie rien du merveilleux que ça a sorti de derrière le rideau, tant en sorte déçu, que l’exception que m’en a faite la règle, démontre que choisir une fille de tapissier porte au dos le bruit des traverses comme celui du train de plaisir
Sous mon signe, l’ascendant est généreux, ce qui explique que le besoin d’amour n’ayant rien de virtuel, ne voit pas de raison d’être mis en quarantaine à cause du passage à un autre âge
Si tout fout l’camp aujourd’hui, je laisse les zoos inonder, moi l’abstinence d’aimer est mon seul côté étanche…
A voir les traits moussements de la mule, il ne fait aucun doute qu’elle baigne dans l’écume du bon choix
elle réaperçoit le Pic du Midi qui dépasse la Beauce et la Brie de ses problèmes de blé, seul souci du spéculateur , que le naufrage du climat n’arrête en rien
Le Peintre redresse la barre a tenir la gîte, loft pour loft, au point de se sentir des tentations de route du r’Homme
Les seins de sa figure de proue éperonnent le premier naufrageur qui se risque à agiter sa lanterne dans les passages à récifs
Quant aux sirènes qui se repoudrent dans la fonte des glaces, il les canote en vitrine à Amsterdam refaire l’étalage sous la direction de Brel
Du coup on voit naître des envies de bronzer dans cette journée radieuse qui frôle la gelée, laissant le coq du marchand de frites se pavaner sur le parking où les car se relaient à redonner l’espoir…
Dans la broussaille qui a succédé à ses tailles régulières
la pluie et sa grisaille en développant leur domination ont tenté de lui manger sa roseur en vain
Sorti de teinture le cheveu blanc, lui aussi, a allié sa nature pour maintenir une présence réelle mise au service d’échanges spirituels tenant au-delà des liens du corps dans le creuset ésotérique de l’esprit collé au soufflet des forges éternelles
De la fleur mise en extraction des puits du sol, des anémones sont venues rejoindre les plages d’un microsillon pour garder l’harmonie
Une page de livre ouverte tient la ligne de l’histoire dans l’Esprit à la seconde près
Fidèle au-delà des bruits malfaisants vantant une tromperie ignoble pour tenter de détruire l’indéfectible à l’aide de calomnies
Jacqueline
tu te souviens
comme dans le delta du Mékong
laissons-nous naviguer par tous les ibis écartés des conflits
De ta ballade au Quai aux Fleurs, tu ramènes le bouquet de mots d’amour qui suffisent et qu’ignorent les grandes serres de Hollande
Il faisait nuit et tu pris la rampe du trottoir pour tenir sur tes jambes jusqu’à son sourire
Un chien traversa la rue, ton hésitation entre les dents
abandonnant le costume des dernières années, tu marches droit et tout nu dans le début des lendemains sans sentir l’agacement de l’attente au bout des doigts
Ce bouquet que tu vas peindre est inapte aux gerbes, les cloches qui remontent les rues sont Just Married…
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