S’EN TENIR A LA RACINE


S’EN TENIR A LA RACINE

Ne regarde que la forêt primitive

celle qui finissait par aboutir au cerisier-clairière de ton jardin

autant de mers mises pour baigner les sècheresses favorites du pouvoir

Retire l’enseignement donné par l’hôpital hier

les peurs de s’engager ne sont bonnes qu’à rien

Repeins comme on donne son choix de vote pour se sentir en accord avec soi.

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Niala-Loisobleu.

12 Juin 2024

CHANGEMENT DE VITESSE


CHANGEMENT DE VITESSE

Sur l’écran, la vallée avance ses propositions de séjours de mirages physiques

Bien roulées ces images donnent du plaisir au-dessus de toutes attentes

que la tête se tourne d’elle-même vers le plein de réalité

sans se laisser griser par des manèges de luna-park à faire bander un mort

Le jet de Genève ne mollit pas

il est bien droit dans son lac

Un grand huit pour une émotion qui veut garder toute sa vérité…

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Niala-Loisobleu.

31 Mai 2024

L’ESPOIR SUR LE BALCON


MARIE LAURENCIN

L’ESPOIR SUR LE BALCON

Sur les toits comme des plages abandonnées par les mers, quand surgit un balcon, des oiseaux reviennent se poser

Mon jardin s’écarte d’un sursaut de la mauvaise herbe qui l’asphyxie

Marie dans quelques jours tu ouvriras un bureau pour que je vote contre l’Europe-Pandore de Macron

Mes jambes en écartent les cannes pour exprimer sans regret le désir de nettoyage

J’irai voter sans qu’aucune infirmité n’empêche la nécessité de sortir du lapin de cette peau-morte.

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Niala-Loisobleu.

30 Mai 2024

CRAMPON SUR L’A PIC A FRANCHIR


CRAMPON SUR L’A PIC A FRANCHIR

Les vents qui ont soufflé depuis ce jour de Juillet dernier où tout a été chamboulé, rentrent doucement à leur place, le crampon pouvoir être enfoncé

Le concept pictural qui dans les plus sales moments t’a sorti de l’ornière est le bon chemin à prendre

Les grandes idées comme disaient Tonton Georges faut s’en écarter, cette idée de Fondation n’a servi qu’à développer le diabète avec qui tu avais trouvé le compromis depuis des décennies. Station verticale, vue, équilibre général étant menacés d’hospitalisation, sauves en toi toi tout seul

Grand danger

L’eau en ce moment contribue à un désespoir qui n’est pas le tien. Le monde est foutu, mais comme il n’a jamais été tien le refaire resterait vain

Ce qui te manque c’est la femme qui t’a toujours été indispensable. Avec elle, tu regardes dans la même direction

Tes tableaux retrouvent ce bleu indispensable à cette déplorable situation

Rentre de nouveau tes mains aux seuls endroits viables de sa beauté

Et laisse aller de côté la contrariété des idées sans suite venue de tous ces autres qui n’ont fait que répondre à leurs pulsions, sans jamais avoir de détermination véritable…

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Niala-Loisobleu.

25 Mai 2024

LA FEUILLE ET LE CALAME – ZIZ HEBRI


Une feuille blanche,
Vierge de mots
Mais pas étanche,
S’est dit à quoi servir,
si elle ne pouvait rien dire…
Un calame encore indompté se disait la même chose, car sa destinée était d’ecrire…
Une abeille marieuse et savante de la vallée de l’Ourika. Qui savait unir les fleurs, connaissait un vieux conteur. Il était au crépuscule de sa vie et sans aucun page héritier. Sans qu’il ne bougea de sa place de Jemaa el Fna, ses histoires avaient fait mille fois le tour de la terre. Il était dépositaire d’une tradition orale millénaire. On pourrait transmettre son patrimoine encore une génération ou deux, et de bouches à oreilles uniquement. L’abeille bercée par ses histoires ne pouvait s’y résoudre. Longtemps nourrie, des mots de miel du faiseur de mirage. Tout simplement, elle pensait cultiver le même nectar que lui. Vous devinez aisément son vœu.
Dieu épris de cette histoire, la rendit la plus belle des plus belles femmes. Invisible aux hommes et intouchable surtout, elle n’avait qu’une mission; polliniser son idée. Seul le vieux sage pouvait la voir et dialoguer avec elle. Pieux et sans aucune tâche de ce bas monde, il se croyait déjà au paradis, et remerciait notre créateur de lui avoir donner aussi belle houri.
Très vite, la jeune femme le mit au parfum. Ce qui le rendit encore plus heureux. Pouvoir conter ses histoires longtemps après son départ. Et c’est ainsi que dit-on pendant un mois lunaire, le neuvième, le plus fécond, celui du ramadan, notre conteur ne s’arrêta pas de raconter toute sa vie de songes. Personne ne vit à ses côtés la plus merveilleuse des femmes, avec la plus belle idée que nous n’ayons jamais eû….marier une feuille vierge et un calame.

A l’heure où moi-même je vous transmets ce récit, le vieux sage n’est plus. L’abeille reste invisible aux hommes, puisque toutes se ressemblent. La feuille et le calame ne se quittèrent jamais plus, et eurent beaucoup d’enfants…la preuve est ce parchemin que je verse pour ceux d’après.

Ziz Hebri

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Tout le monde est parti de chez lui promener sa vie

moi je suis resté sans peindre

parce ma vie à commencer par s’éteindre au fur et à mesure

que tout ce qui devait s’ensuivre a échoué

Aujourd’hui m’est venue l’idée de tailler un calame

pour ne pas laisser tout partir

comme ça à vau l’au

sans attendre des autres…

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Niala-Loisobleu.

11 Mai 2024

« MIMESISME » – NIALA 16/04/24 – ACRYLIQUE S/TOILE 55X46


« MIMESISME »

NIALA 16/04/24

ACRYLIQUE S/TOILE 55X46

Dans ce quelque part où j’évolue plus que jamais

Platon

je te rejoins comme ton Peintre

Mon art a toujours été siamois de la nature

engrossant de saillies verdoyantes

une palmeraie au coeur du désert

un chant d’oiseau monté à cru sur un cheval sauvage

et puis sous la voile la quille turgescente

je traverse cet estuaire où l’île se forge son archipel

amoureux sans bois-mort

Pas causeux mais disert en couleurs

Voilà qui tombe bien au point où nous sommes

on reparle à voix haute de la guerre comme d’une nécessité première

faute de pouvoir entendre le printemps sans le comprendre

armant l’enfant contre l’autre

et détachant le sein du verger que a figue borne

Du haut des toits bleus des bouzoukis redonnent les bras aux Vénus

la mer me dépasse de la ceinture

mon trident en art pont…

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Niala-Loisobleu.

16 Avril 2024

« LA BONNE CLEF » – NIALA 7 AVRIL 2024 – ACRYLIQUE S/TOILE 100X100


« LA BONNE CLEF »

NIALA 7 AVRIL 2024

ACRYLIQUE S/TOILE 100X100

Comme la clef qui revient s’accrocher au tableau, un autre jour rompt le silence
Des méandres ont retardé à faire le tour
Puis comme le retournement que les seins laissent voir, un grain de beauté sème son chant hors de la cage

Je suis comme je pense cet amoureux fou de la femme que j’attends sans que mon âge n’ai plus cette attirance charnelle qui lui octroie le seul privilège naturel

En Giverny, Claude fit en sorte de franchir le silence sans tabou

Comment satisfaire autrement qu’en bottant le qu’en dira-t-on en touche ?

J’ai toujours élevé l’égalité des droits entre l’Homme et la Femme depuis que je suis au monde et ça n’est pas le décrépis de la façade humaine qui me conduira à m’engager dans toute forme de guerre

Il faut sauver l’Enfant-Soldat en lui redonnant sa boîte de couleur et son sac de billes.

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Niala-Loisobleu.

8 Avril 2024

ADIEUX PAR CAROLINE BAUCHER


ADIEUX PAR CAROLINE BAUCHER

Le temps, assis sur un banc, caresse ses yeux :
sa jeunesse, frivole, inonde son coeur :
sous la pluie d’or de tous ses songes silencieux
se réveillent ses jeunes années de bonheur

elles dansent, si insouciantes,
et le parfum de leur rire embaume ses heures
désormais dénudées de toutes les splendeurs
de la beauté incandescente

son oeil, laiteux et hagard, s’est déjà voilé
sur tous ces instants qu’il aurait tant voulu
éternels ; dans un dernier regard pétrifié,
il a enterré ses souvenirs perdus.

Caroline Baucher