La vérité du drame est dans ce pur espace qui règne entre la stance heureuse et l'abîme qu'elle côtoie : cet inapaisement total, ou cette ambiguïté suprême. Saint-john Perse
Les vents qui ont soufflé depuis ce jour de Juillet dernier où tout a été chamboulé, rentrent doucement à leur place, le crampon pouvoir être enfoncé
Le concept pictural qui dans les plus sales moments t’a sorti de l’ornière est le bon chemin à prendre
Les grandes idées comme disaient Tonton Georges faut s’en écarter, cette idée de Fondation n’a servi qu’à développer le diabète avec qui tu avais trouvé le compromis depuis des décennies. Station verticale, vue, équilibre général étant menacés d’hospitalisation, sauves en toi toi tout seul
Grand danger
L’eau en ce moment contribue à un désespoir qui n’est pas le tien. Le monde est foutu, mais comme il n’a jamais été tien le refaire resterait vain
Ce qui te manque c’est la femme qui t’a toujours été indispensable. Avec elle, tu regardes dans la même direction
Tes tableaux retrouvent ce bleu indispensable à cette déplorable situation
Rentre de nouveau tes mains aux seuls endroits viables de sa beauté
Et laisse aller de côté la contrariété des idées sans suite venue de tous ces autres qui n’ont fait que répondre à leurs pulsions, sans jamais avoir de détermination véritable…
Une feuille blanche, Vierge de mots Mais pas étanche, S’est dit à quoi servir, si elle ne pouvait rien dire… Un calame encore indompté se disait la même chose, car sa destinée était d’ecrire… Une abeille marieuse et savante de la vallée de l’Ourika. Qui savait unir les fleurs, connaissait un vieux conteur. Il était au crépuscule de sa vie et sans aucun page héritier. Sans qu’il ne bougea de sa place de Jemaa el Fna, ses histoires avaient fait mille fois le tour de la terre. Il était dépositaire d’une tradition orale millénaire. On pourrait transmettre son patrimoine encore une génération ou deux, et de bouches à oreilles uniquement. L’abeille bercée par ses histoires ne pouvait s’y résoudre. Longtemps nourrie, des mots de miel du faiseur de mirage. Tout simplement, elle pensait cultiver le même nectar que lui. Vous devinez aisément son vœu. Dieu épris de cette histoire, la rendit la plus belle des plus belles femmes. Invisible aux hommes et intouchable surtout, elle n’avait qu’une mission; polliniser son idée. Seul le vieux sage pouvait la voir et dialoguer avec elle. Pieux et sans aucune tâche de ce bas monde, il se croyait déjà au paradis, et remerciait notre créateur de lui avoir donner aussi belle houri. Très vite, la jeune femme le mit au parfum. Ce qui le rendit encore plus heureux. Pouvoir conter ses histoires longtemps après son départ. Et c’est ainsi que dit-on pendant un mois lunaire, le neuvième, le plus fécond, celui du ramadan, notre conteur ne s’arrêta pas de raconter toute sa vie de songes. Personne ne vit à ses côtés la plus merveilleuse des femmes, avec la plus belle idée que nous n’ayons jamais eû….marier une feuille vierge et un calame.
A l’heure où moi-même je vous transmets ce récit, le vieux sage n’est plus. L’abeille reste invisible aux hommes, puisque toutes se ressemblent. La feuille et le calame ne se quittèrent jamais plus, et eurent beaucoup d’enfants…la preuve est ce parchemin que je verse pour ceux d’après.
Ziz Hebri
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Tout le monde est parti de chez lui promener sa vie
moi je suis resté sans peindre
parce ma vie à commencer par s’éteindre au fur et à mesure
que tout ce qui devait s’ensuivre a échoué
Aujourd’hui m’est venue l’idée de tailler un calame
Comme la clef qui revient s’accrocher au tableau, un autre jour rompt le silence Des méandres ont retardé à faire le tour Puis comme le retournement que les seins laissent voir, un grain de beauté sème son chant hors de la cage
Je suis comme je pense cet amoureux fou de la femme que j’attends sans que mon âge n’ai plus cette attirance charnelle qui lui octroie le seul privilège naturel
En Giverny, Claude fit en sorte de franchir le silence sans tabou
Comment satisfaire autrement qu’en bottant le qu’en dira-t-on en touche ?
J’ai toujours élevé l’égalité des droits entre l’Homme et la Femme depuis que je suis au monde et ça n’est pas le décrépis de la façade humaine qui me conduira à m’engager dans toute forme de guerre
Il faut sauver l’Enfant-Soldat en lui redonnant sa boîte de couleur et son sac de billes.
Le temps, assis sur un banc, caresse ses yeux : sa jeunesse, frivole, inonde son coeur : sous la pluie d’or de tous ses songes silencieux se réveillent ses jeunes années de bonheur
elles dansent, si insouciantes, et le parfum de leur rire embaume ses heures désormais dénudées de toutes les splendeurs de la beauté incandescente
son oeil, laiteux et hagard, s’est déjà voilé sur tous ces instants qu’il aurait tant voulu éternels ; dans un dernier regard pétrifié, il a enterré ses souvenirs perdus.
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