La vérité du drame est dans ce pur espace qui règne entre la stance heureuse et l'abîme qu'elle côtoie : cet inapaisement total, ou cette ambiguïté suprême. Saint-john Perse
Derrière l’odeur d’un café qui murmure au fond de la salle, à côté du drap qui garde du rêve cette étreinte à tremper en soi, la maison ne prononce pas un mot qui se contredise
Tes dessous ces merveilles gisent sur le tapis sous le chien qui ronfle en rêvant
Chaque chose doit trouver sa place, toi plus qu’une chose que tu n’es pas, offre-moi l’odeur que tu as quand tu lis dans mes mains la couleur qui tord tes hanches
En passant sous la coque j’ai rejoint l’endroit où repose le symbole de l’anémone pour me sentir porté au coeur de ce qui ne fera jamais naufrage.
Massive lenteur, lenteur martelée; Humaine lenteur, lenteur débattue; Déserte lenteur, reviens sur tes feux; Sublime lenteur, monte de l’amour: La chouette est de retour.
Au-dessus de Paris la lune est violette. Elle devient jaune dans les villes mortes. Il y a une lune verte dans toutes les légendes. Lune de toile d’araignée et de verrière brisée, et par-dessus les déserts elle est profonde et sanglante.
Mais la lune blanche, la seule vraie lune, brille sur les calmes cimetières de villages.
Dans l’intervalle où la lagune pose un espace pour combler le manque, une barque glisse, juste des cris d’oiseaux pour la tracter. Impression en tâches de couleurs pointillées. Le poussin a grandi. Le renard transporte sa faim. Sur la voie initiale demeurée pure, l’oeuf va éclore prématurément. Il faut un certain temps pour sortir la Merveille de son plan. La buée des étoiles l’aide à constituer sa nappe.
En se penchant sur l’actualité on voit que la commémoration d’armistice n’est pas à jour, tanpis dit un poilu zombie: ils sont tous morts même ceux qui en sont sortis vivants, alors ça aide à préparer d’autres guerres en cours
Passant devant la glace, je m’arrête un instant pour remonter mes chaussettes et découvre la pilosité de ton sexe en lieu et place des mollets chauves du temps, ça me booste comme si j’apprenais que toi et moi, on a l’âge de ne plus vieillir. On partira sans qu’on s’aperçoive que tu avais mis tes seins au creux de mes mains, afin de ne pas dire de mots devenus obsolètes. La mémoire ce n’est pas ce qui reste dans un Livre d’Histoire, c’est ce qui ne tourne jamais la page de notre herbier…
Son atelier réouvert, NIALA regagne la Chaume, en se confondant à l’herbe verte étonnamment présente pour le mois de Novembre
Trente ans qu’il a fait de ce lieu un urbain peuplé d’oiseaux, de cabanes à huîtres, un marais à sel ne manquant en rien aux devoirs de l’artiste en dénudant le corps de la vie, fesses et ventre rond avec des seins à l’appui, touffe à l’erre
Du soleil vagabond où l’on voit l’espoir de céder ce qui donne raison de vivre à la jeunesse d’aujourd’hui perdue dans le dysfonctionnement des prétendus adultes, sentir que l’envie amoureuse est omniprésente rassure
Je laisse tous les sous-marins se balader entre les cuisses de la mer, avoir le plus gros porte-avion pour martyriser la paix est contraire à la plongée naturelle dans les abysses, avec une pensée vibrante pour le massacre militaire de toutes les guerres
Quand elle aura fini le nettoyage, la terre retrouvera plus d’années à tourner qu’elle en a déjà fait…
Baiser à la fenêtre (1892), représentation antérieure du motif du baiser
Edvard Munch (1863-1944) a dû faire face à la maladie physique, à la maladie mentale, à un décès dans la famille, ainsi qu’à un père strict et très religieux. Il a connu la déception en amour et une faible santé, ce qui lui a causé des crises de mélancolie. Il est aussi devenu alcoolique5. Il ne s’est jamais marié6. Cette situation a influencé sa production artistique et les états émotionnels peints. « La plupart des personnages de Munch ne sont pas fous, mais paralysés par des sentiments immenses de chagrin, de jalousie, de désir ou de désespoir que bien des gens ont trouvés choquants en raison de leur érotisme, de leur style cru ou des signes d’instabilité mentale »5.
Munch a traité le thème du baiser d’un couple, tant en peinture qu’en gravure sur bois, dès 1888-1889. Dans ses nombreux traitements de ce thème, il y a un contraste entre l’intérieur et l’extérieur de la salle où se trouve le couple. Le monde extérieur paraît animé, alors que la salle est intemporelle, le couple figé dans son étreinte. Dans la présente peinture, la forme abstraite du couple, dont les visages paraissent avoir fusionné, indique son sentiment d’appartenance et d’intimité1 Dans les versions postérieures du thème, non seulement les visages sont fusionnés, mais aussi les corps7. Ce thème fait partie du cycle de Munch appelé La Frise de la vie, à laquelle il consacra plus de trente ans de carrière. Ce cycle représente les stades d’une relation entre un homme et une femme et fait partie de ce que Munch appelait « la bataille entre l’homme et la femme que l’on appelle l’amour »8 ; il comprend la représentation d’attractions, de réalisations et de déceptions.
Sur le milieu des nuits, je me réveille les deux mains sur la poignée des portes de ton corps
le mollet aussi raide que mon bas de ventre
Je pense aux roseaux de l’étang qui borde mon rivage, ils ne plient pas dans les vents d’orage, alors que l’eau en rage dévale en emportant tout sur son passage
et accroché au radeau de tes seins-papyrus j’écris en mot- peints que l’histoire est autrement plus réelle que la venue prochaine du Messie
Ton aisne dénouée de ces hernies du quotidien me livre alors les secousses du grand 8 de tes reins dans la lumière jaillissante de ton refus de mourir par abstinence
L’orgasme d’un certain silence confond l’harangue du bonimenteur en le châtrant d’un coup de dents.
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