A FORCE D’AMOUR


Temoignage, ce tableau s’est fait source de celui en cours aujourd’hui

A FORCE D’AMOUR

Les jours sans et la plage anti-débarquement minée, des années laissent s’emplir toute force de vide

je vis, toujours aussi interloqué, devant cette méchanceté calomnieuse de personnes qui vous doivent tout

mais les guerres se montrent toujours les préférées des hommes. Une avidité chronique est en eux

Ma main a tremblé…aujourd’hui

la peinture allant à l’intérieur de la toile comme un soleil voulant revenir sur ses pas pour ranger le foutoir mis par certains

Le bétail est reparti aux prés, heureux de voir comment les arbres flambaient comme à la St-Jean, pendant que les chevaux pensaient au printemps, raides comme des saillies

Puis des oiseaux en accompagnant le char-à-bancs à la mairie, se sont offerts comme témoins au mariage. Dans la chambre, les draps fleuris d’une nuit nuptiale n’ont pas fermé la lumière en ouvrant le lit. Il aura fallu le temps de laisser à la nature la force de régénérer

Bleu, de la fraise des seins à la source abdominale, ce tableau de toi et moi, Ma, sera ma dédicace au mystère tout entier…

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Niala-Loisobleu.

29 Novembre 2024

SOMMET DE NOUS PAR BARBARA AUZOU


C’est bien là que le sommet des mots, est à sa place, les fourmis montrent par leur nombre, qu’ici l’herbe est un assemblage et non chant de foire

Le silence prend la forme d’un esprit entier, sans avoir à s’exprimer de façon carrée

j’en palpe le relief si différent de ces mornes plaines, où même un arbre est jugé exigeant

L’auto-portait vient d’être touché par ton code, Ma, l’information est entrée au chevalet, comme ce qui procède de l’instinct animal

J’hume le dehors pour oxygéner mes jambes, le tour du vendredi hors de la Chaume pour faire le plein

Ton coudrier greffé à cet ailleurs où te trouver dans ce mystère, sans vouloir le déflorer, bien au contraire

Rien d’étonnant à ce que l’ultra-son parvienne en clair au large de la baleine…

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Niala-Loisobleu.

29 Novembre 2024

NIALA OEUVRE EN COURS

NOUS VOICI MIS A L’AMBLE


NOUS VOICI MIS A L’AMBLE

Sans rien demander d’autre que la vie pousse en toute saison

les douleurs du dos ne pourront d’obscur, voiler mon envie de peindre

J’étais resté, durant quelques jours, dans la table des matières de mon histoire, aux abords de ma révolution

Faut croire

c’est ce que je me suis toujours dit, du moment qu’on a que d’yeux pour sa profession de soi

Plus je vieillis, et plus je ravale la façade mise par le pouvoir, à son incapacité de cultiver

Mon fils a mis 19 au gâteau au lieu de 91, voilà qui m’ôte toute envie de supputer

la métaphore est le bon sens à prendre

Et sur le trait que le juge trace au sol avant l’épreuve, je saute sans courir au beau milieu du bac à sable comme si c’était une marelle

Qu’est-ce que le ciel peut offrir en dehors du rêve ?

Ce que t’en vois par la fenêtre donne plutôt envie de déguerpir

Toi, Ma, tu m’as appris le silence de tes mots

Tes seins en ont grossi sans se cacher de donner

la vie a cru pouvoir nous atteler à l’impossible et nous sommes devenus deux geysers dans le désert, sans que cela devienne une raison de nous aigrir

De voir comme tu montes dans ce qui tombe, donne une dimension irréversible au quotidien, souviens-toi au tout début, je te parlais d’absolu, regarde l’erreur commise par ceux qui m’ont ridiculisé

Tu as déchiré le corset scolaire qui étouffe

respire

ta nudité n’a que faire des cosmétiques qui soi-disant font des miracles…

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Niala-Loisobleu.

27 Novembre 2024

VENTILATION DE TOI


VENTILATION DE TOI

Par la montée des marches, la rosace du plafond en tirant le cordon du baldaquin, laisse le lustre de côté pour te faire apparaître, nue de vérité

Qui aurait pu penser que le lit se tenait en sentinelle au large d’un repli de méandre

Il arrive que des chemins fassent étape dans un coin de l’histoire, le temps de laisser croître les nymphéas

La première grenouille qui sortit de la fosse, exhiba un concerto de violoncelle sans autre geste que celui d’avant la guerre. Comme on laissait porte ouverte aux enfants pour buis sonné leurs humanités

La couleur enjambée, se mit à niveler les trous et les bosses, envoyant Sisyphe au sommet du Mont-St-Michel en accommodant. un traité de paix avec l’estran

J’ai vu le funiculaire emprunter la rue Lepic entouré d’un sentiment aux peaux frottées

C’est « du sacré coeur », taguait un poulbot sur les lamentations du mur des fortifs

Mercredi, en fin sans école, laisse venir du fond de la cuisine , cette odeur croissante que ton ventre tient au four, le beurre et le miel se tartinent sur la langue, ces soupirs à la feuille d’or nappent ta poitrine page après page.

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Niala-Loisobleu.

27 Novembre 2024

JACQUES BERTIN – TRÈS LOIN, OFFERTE, PARFUMÉE


Très loin, offerte, parfumée
Et dans la boucle des rosées
Une orangeade renversée

Venait, venait son pied posant
Délacée, parfumée, rêvant
À la main tenant un galet

Celle-ci, grain mouillé visage
Et parmi toujours se levant
Les bicyclettes de soleil

Elle, chaque pas se posant
Ouverte et tu es comme les
Avenues d’herbes de la mer

jacques Bertin

PERDRE LES ZOOS


PERDRE LES ZOOS

La banane de l’épi est rebelle aux prétendus-ponts, fussent-ils de singes

du saut des lianes aucune Jane ne sourit a Tarzan

J’ai vécu la discorde sous les pires facettes du venin

Nous voici acculés dans la voie sans issue ouverte par les Mitterand, Hollande et Macron, alors que je sors de mon impasse autrement jeune à la fin qu’au début

Cela tient d’une part au dédain que j’ai toujours eu pour l’égocentrisme et d’autre part pour avoir choisi ma main gauche comme pilote

Aussi je ne crois pas à la disparition des races, mais à la sélection naturelle sauvage

C’est en pensant à toi, Ma , que j’écris ça étant donné ce que nous partageons de Beau dans cette laideur

Le soleil c’est accepter la troisième dimension à la place du meilleur endroit pour bronzer…

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Niala-Loisobleu.

25 Novembre 2024

EN CORPS DE LA MAIN GAUCHE


EN CORPS DE LA MAIN GAUCHE

Il se la chante,

« Ne me quitte pas »

le Petit-Peintre de retour à l’atelier

en attendant qu’un de ses fils arrive

avec sa chérie

fêter sa naissance

Les dents desserrées

pour mordre encore ce fruit avant qu’il ne tombe

A travers la tôle ondulée du temps qui passe

ce qui reste ne se compte pas

T’as d’beaux seins la Vie, c’est tout ce qui conte

alors allons-z’y….

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Niala-Loisobleu.

22 Novembre 2024

AL’TTITUDE OU LA ROSEUR PASSANTE



AL’TTITUDE OU LA ROSEUR PASSANTE


A ce bout de sieste, un regard s’élève à l’altitude supérieure où la clarté à son siège,

du point de départ à l’arrivée

Pourtant en matière d’amour (de mari comme de père ou beau-père) ce qu’on en a dit a plus terni sa mémoire que glorifier l’étoile

À la butée, qu’en est île ?

La proche rencontre des cendres s’annonce incontournable

en dépit des attentes

enfer trop ou pas assez

Ce que j’en pense ?

La vie, c’est comme la peinture, quelque soit ton style, ça demeure plus incompris que compris

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Niala-Loisobleu.

20 Novembre 2024

LE CHEVAL ET LES CURIES


LE CHEVAL ET LES CURIES

Le vent fouette au point qu’un avis de tempête est à l’ordre du jour sur les sentiers de Haute-Corse clament les G.R.

Agrippées aux rochers de Roccapina, les cigales martèlent leurs crampons pour parer à toutes formes de glissades

Tourné vers ma glace, je vois bien que cela fait plusieurs jours que je n’ai pas peint

Novembre, lui, sait qu’il y est pour quelque chose. Un temps de respiration est toujours nécessaire pour aider à franchir

Franchir quoi, ironise le quotidien, incapable de se sortir de ses attitudes narcissiques

Voilà bien ce qui fait l’occupation principale d’une vie nulle à chier, dit un vieil enseignant ayant aujourd’hui cessé de faire Gardien de Troupeau, les paysans en savent quelque chose

Demain tient tout entier dans aujourd’hui, si je n’ai pas rentré le cheval à l’écurie, c’est en voyant les pendules faire descendre le jour avant l’heur

Plus que quatre jours et je raccouche comme si de rien n’était

Au milieu de tout ce qui s’est passé, la valise est prête à repartir, sans établir de durée du séjour

Et sans changer la réservation de la chambre dans laquelle nous n’avons pas fait que dormir

La vie ne dure que l’espace de son option, ça n’est pas de faire centenaire qui motive, mais d’être toujours l’enfant qui fait du bleu sa seule raison d’être, les cimetières ont toujours eu la porte ouverte

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Niala-Loisobleu.

20 Novembre 2024

L’ONGLE AUX CORDES


L’ONGLE AUX CORDES

A l’écaille de mes nages, la nageoire appuie sur l’aviron sans disperser les anémones des cheminées. La lime redonne à la coquille un goût relevé qui détartre à décoller les genoux pour gagner la fontaine qui, dans la clairière d’un mercredi prolongé toute la semaine, offre sa tournée. Sous la banne d’un chapiteau, j’aperçois le tant sans culotte. Ma révolution. Et l’instrument accorde au tempo des pieds, un claquement de mains sur le fessier qui tarde à rejoindre la chaise musicale. Les seins se penchent à la fenêtre d’un décolleté sous l’oeil d’un glissement de bretelle. Ne pensez pas que je n’ai plus l’âge de monter les meules. Quand il pleut, ma Bergère plonge du haut du tremplin dans l’ovation des marguerites. Sans compter, alors les nuits s’éclairent. Le train siffle, plus les serpents. Du sable qui dune, on voit aussi loin qu’en haut du phare, partir la caravane de la pointe de l’Espérance. Du menton aux pattes d’oreilles, je ne laisse plus la barbe n’en faire qu’à sa tête et enlève la noirceur des ongles, pour élargir les lunules au parcours de ton derme. La dernière fois que tu as dit mon nom, fut le palliatif à ton décès. Ne sois pas inquiète, je vais retourner à peindre. J’ai comme ça besoin d’un temps d’arrêt pour avaler.

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Niala-Loisobleu.

19 Novembre 2024