JE CROIS QUE CHAQUE CÔTE DU LIT EST TOUJOURS OCCUPE PAR TOI


JE CROIS QUE CHAQUE CÔTE DU LIT EST TOUJOURS OCCUPE PAR TOI

Puisque tu t’y refuses sans m’expliquer pourquoi

laisse-moi te dire combien je pourrai décrire ton anatomie

tant, tu m’en as révélé le moindre détail pour remplir l’album quand je pouvais te répondre

Les feuilles commencent à peine à se déplier que je sais où est l’arbre

comme je vois rouler la dernière vague au coeur de ta poitrine lourde

Avant que les grandes batailles débarquent sur les plages normandes

nous n’étions pas préoccupés par l’état de santé du phare, dressé bien droit

cette privation de petits-pots d’argile aux troncs des pins ne dissipe pas la fragrance de gemme qui sort des draps quand tu repousses le drap de dessus au levé.

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Niala-Loisobleu.

15 Février 2025

OUI RESTES, NE T’EN VAS PAS AMOUR !


OUI RESTES,

NE T’EN VAS PAS AMOUR !

Fado do Retorno II

Amor, é muito cedoE tarde uma palavraA noite uma lembrançaQue não escurece nada

Voltaste, já voltasteJá entras como sempreAbrandas os teus passosE páras no tapete

Então que uma luz ardaE assim o fogo aqueçaOs dedos bem unidosMovidos pela pressa

Amor, é muito cedoE tarde uma palavraA noite uma lembrançaQue não escurece nada

Voltaste, já volteiTambém cheia de pressaDe dar-te, na paredeO beijo que me peças

Então que a sombra agiteE assim a imagem façaOs rostos de nós doisTocados pela graça.

Amor, é muito cedoE tarde uma palavraA noite uma lembrançaQue não escurece nada

Amor, o que seráMais certo que o futuroSe nele é para habitarA escolha do mais puro

Já fuma o nosso fumoJá sobra a nossa mantaJá veio o nosso sonoFechar-nos a garganta

Então que os cílios olhemE assim a casa sejaA árvore do OutonoCoberta de cereja.

Fado du retour II

Amour, il est très tôtEt tard est un motLa nuit est un souvenirQui n’obscurcit rien

Tu es revenu, tu es déjà revenuTu entres comme toujoursTu marches plus doucementEt tu t’arrêtes sur le tapis

Alors qu’une lumière brilleEt qu’ainsi le feu réchauffeNos doigts bien unisMus par la hâte

Amour, il est très tôtEt tard est un motLa nuit est un souvenirQui n’obscurcit rien

Tu es revenu, je suis déjà revenueEt pleine de hâteDe te donner contre le murLe baiser que tu me demandes

Alors que l’ombre agiteEt qu’ainsi l’image faceNos deux visagesTouchés par la grâce.

Amour, il est très tôtEt tard est un motLa nuit est un souvenirQui n’obscurcit rien

Amour, ce qui seraPlus sûr que le futurSi l’on y trouveLe choix du plus pur

Notre fumée fume déjàPar dessus notre couvertureNotre sommeil est déjà venuNous fermer la gorge

Alors que les cils regardentEt qu’ainsi la maison soitL’arbre d’automneCouvert de cerises.

MÉTEMPSYCHOSE


MÉTEMPSYCHOSE

S’il le faut, je passerai par cette doctrine

il faut que nos âmes tiennent à nos corps au-delà

de cette désespérante arlequinade plus que contre-façon

Je me remets en chemin en commençant par l’acrylique en ébauche

pour arriver à parvenir au grand-oeuvre à l’huile de la profession de foi…

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Niala-Loisobleu.

13 Février 2025

LA GOUTTE FROIDE


LA GOUTTE FROIDE

Malgré les pierres mises pour retenir la figue

la goutte froide se pose sur l’ombre bienvenue du soleil

En marchant on pense à l’armoire où dorment sous des lavandes

ces cueillettes de cotonnades, cigales du lit

A l’idée d’un coquillage, on se laisse descendre dans la grange où la paille parle à encore à la veillée.

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Niala-Loisobleu.

12 Février 2025

BLEU – ALEJANDRA PIJARNIK


BLEU

ALEJANDRA PIJARNIK

mes mains poussaient en musique
derrière les fleurs

mais à présent
pourquoi te chercher, nuit,
pourquoi dormir avec tes morts

Alejandra Pijarnik

(Les aventures perdues, 1958)

« PARADE »- NIALA 2025 – HUILE S/TOILE 81X65


« PARADE »

NIALA 2025

HUILE S/TOILE 81X65

Dans ce jeu de nains qui claque d’un mal aux doigts

qu’aurai-je été sinon qu’un des pans teints du refus de céder

Les cuivres en sortant des cuisines

gardent ce qu’en faisait de beau mon père

sans s’attarder aux casseroles

J’ai dans le crottin de mon cheval

une forme d’espoir qui défie les fleurs artificielles

sans aucun doute, né d’un point de vue idéaliste

mais tant qu’à mourir, Il vaut mieux passer la partie à vivre

du mieux qui bleuit l’impossible !

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Niala-Loisobleu.

11 Février 2025

A LA POURSUITE DU DIT AMANT VERT


A LA POURSUITE DU DIT AMANT VERT

Revenu sur la piste, le cheval tire à lui, ce qu’il faisait pour de vrai, sans rire. D’abord redonner la couleur de l’amour aux froidures des rapports du temps, d’une heure à l’autre au cours du même jour

Un arbre peut vivre nu de feuilles, sans pour autant laisser tomber la germination de ses fruits. Le brise-glace, lui, continue bien à voguer sans se faire prendre pour le Titanic. Sa figure à la proue d’une chanson

Dans les larmes du clown, les enfants mettent leurs rires en galipette, sans perdre une de leurs billes

Et puis quand en ballerine, tu te mettais en pointe sur l’aurore, ce qui nettoyait devant la porte, c’était la taille de ta poitrine. Une double montgolfière pour parvenir jusqu’à la bonne aire

J’aimais suivre la crotte des petit-lapins à la sortie du terrier, sans que mon gazon soit démoli par d’aveugles taupes, pour me rincer la bouche à la fontaine du patio qui chantait au travers des hibiscus en escalade sur les murs

L’huile peinte me retourne

du bas des pieds au haut des cuisses

Je passe tous les matins te voir sortie à ta fenêtre, en train d’arroser tes géraniums-lierre avant de repartir peindre l’émoi que ce spectacle éclaire d’une foi qui se fout des problèmes de l’âge qu’il est.

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Niala-Loisobleu.

11 Février 2025

QUAND DES MARCHES MONTENT DANS MA TÊTE


QUAND DES MARCHES MONTENT DANS MA TÊTE

L’autre fois, quand arrivé là, tout était plat

j’en étais parti sans poser cet escalier à la place

et dire à baisse quand ça grimpe, je trouve le nom de rue bizarre…

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Niala-Loisobleu.

11 Février 2025

PIEDS NUS DANS L’AMER REPARTI A LA PÊCHE


PIEDS NUS DANS L’AMER

REPARTI A LA PÊCHE

Les suies restent seules visibles

des épaules à l’entre-jambe de la cheminée éteinte

une ombre passe de la bergerie à l’oecuménique concile

tandis que la croisade enrôle des passeurs pour traverser la mer

Des tréteaux recentrés sur la place publique, M. Loyal est le grand absent

les tant pliés revenus embarquer, je bats des pieds pour trouver le masque

Sur la crête d’une campagne, j’épands les cailloux tirés de la nuit des temps comme le clown-semeur qui ne lâche pas son cheval pour en rire

Cette impossible prochaine toile toujours à la butée, croise dans le vent des globes comme cette cicatrice restée ouverte qui différencia la femme pour enfanter l’utopie guerrière.

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Niala-Loisobleu.

10 Février 2025

QUAND JE DORMAIS A L’ÉTAGE


QUAND JE DORMAIS A L’ÉTAGE

Une certaine chaleur en main gauche partie d’elle-même a eu le don de mettre les pieds au chaud

Les tourterelles de la voisine sur l*appui de fenêtre, plumes d’une douce grisaille n’altérant pas la chair de poule, de tes seins sortis en doux roucoulements

Des jours à sentir ce que chaque pore désirait ajouter à la mémoire des fossiles tapis dans les murs.

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Niala-Loisobleu.

10 Février 2025

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