
J’ai des doigts pour éponger la prétention des astres
J’ouvre à coups de poings du soleil la cuirasse
Barbara Auzou.


Sous ton panama
j’ai bu têtue ta joie simple
toute occupée à me murmurer
à l’échelle des mots peu communs
que le temps immobile faisait monter
à mes yeux mordus de cils lourds
Sous ton panama
j’ai croqué les songes à vif
que tu me pelais pour maintenir
disais-tu à flot égal ce qui fuyait
et m’altérait le visage
Douce-amère disais-tu encore
la beauté survit au carnage
Et sur le plan des possibles
à carreaux blancs et rouges
tu étalais les fruits fraîchement
cueillis d’une saison revenue
et quelques branchages secoués
d’or et de rires
Barbara Auzou.
Voici ma contribution à ce numéro 13 de l’Epoque 2020: EX-VOTO: JE T’AIME, TAIS-TOI

Barbara Auzou.


Dans le noir où se montrent seuls les pas connus, le peu de jour qui lève est balancé au bout de la potence du cadran
Vent violent et tiède d’un orage venant de loin, mais encore décidé.
Le café chaud en frissonne dans la tasse. Quand il s’en est pris à tes cheveux j’ai senti ta peau nouer son bonnet à poil.
Quand je vais tondre le jardin de derrière je garderai la plus haute herbe dans son odeur intégrale. Les oiseaux dépêchés te la donneront à tremper comme du peint. Elle sentait fort la Charente quand je suis rentré, la moiteur de ce moment, la sort du lit. J’ai du rêver un départ en gabarre, quand j’ai ouvert l’oeil j’ai vu que j’étais amarré au coeur de l’estuaire.
Un bon Dimanche au bord de l’eau, Ma, ça dense joyeux comme un macareux déjà debout sur la pointe du rocher. Il se sent bien d’avoir posté son vol.
Niala-Loisobleu – 13/10/19
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