LE FRISSON À TRAVERS


LE FRISSON À TRAVERS

L’outre-mer est à la remonte d’un titane dans lequel le ventre parle Et au plus rond du sein, on ne saurait dire en corps le diamètre, mais la demande est claire. Elle rompt avec les atermoiements qui retennaient au sol. Je ne suis pas encore sec, mais tout près de traduire la respiration canine pour que la truffe exprime son consentement. L’avalanche lâche du sommet un bruit annonciateur.

.

Niala-Loisobleu.

21 Février 2025

RÉHABITER LA RUE


RÉHABITER LA RUE

Cette fois le voilà parti, ce retour à la vie

selon le Petit-Peintre que je suis

Au départ de

LA DEMANDE EN MARIAGE

l’Huile s/toile 92×73

avance, pleine pâte, va falloir attendre pour que ça sèche

mais faut laisser du temps à l’herbe de venir, c’est ça la puberté

comme quand les chevaux passaient par le centre-ville

et qu’on s’exilait pas dans les zones

Petite-Mariée

soit tout à fait libre de vivre nue de toi

et pas habillée par cette maudite race d’influenceurs

J’irai mourir seulement quand j’aurai fini de réhabiter la rue

rasséréné

.

Niala-Loisobleu.

20 Février 2025

A SE TOUCHER AUTREMENT


EGON SCHIELE

A SE TOUCHER AUTREMENT

Autour, ya plus rien d’habitable, qui a bien pu étosser l’arbre disent les incroyants ?

Le dernier oiseau en a le vertige

et le dernier cerf rappelle plus cet être asservi d’un Moyen-Âge qu’on prétendait résolu

Presque plus personne ne se rend à la dernière séance du ciné de quatier, projeter Robin des Bois laisse les ados ignorants en dehors, plus investis dans leurs réglements de compte de dealers

Dire à Trump  » te souviens-tu de Charlemagne ? » montre combien les illusions de Macron s’intensifient, depuis qu’écolier, la cour des grandes l’a dérouté de la réalité

Il était une foi, rythme le Petit-Peintre à sa Muse

Nous n’irons pas au vernissage de l’agri culture, ton corps et ma lyre resteront allergique au tatouage faisant de la Femme un ordinaire objet de bétail

Te pénétrer pour atteindre ton âme, a un parfum de tapis-volant qui m’emporte bien au-dessus du trottoir des Cheminées de Fées Racoleuses

Si je rétrograde côté de mes Années 80, c’est pas par régression, mais par refus d’un arrachage des vignes

Gardienne d’un concept du bonheur, sans ambigüités, le vieux trappeur que je suis, cherche dans ta riche fourrure et les alpages de tes seins nourriciers, cette pureté qui occis ce qui gène. Mieux vaut ne conter qu’en l’absence du boulier pornographique.

.

Niala-Loisobleu.

PAS À PAS, AU CENTRE DE SOI-MÊME


PAS À PAS

AU CENTRE DE SOI-MÊME

Le bout du jardin quitte l’armoire. Bouleversante échappée des Années 80. L’anémone en vient. Le retour à l’huile est le retour du monde foisonnant qui revient à sa Fête Intérieure.

Qu’est-ce que mourir sans laisser, pourrait dire que j’ai bien rempli tout mon questionnaire ?

Entre tous les moulins de Don Quichotte, des rencontres ont mis à la meule un grain exceptionnel qui transporte hors de la banalité ordinaire. Et voilà que la Demande en Mariage d’hier, se décide à construire sur l’ingratitude humaine, sa dérision amoureuse , sa stérilité développée, comme je me souviens avoir asséché l’inondation qui m’avait englouti au cours du voyage.

L’embarquement qui se prépare a tout pour faire mon changement de civilisation à partir de son bleu d’origine. Une Femme pour passe r’ailes…

.

Niala-Loisobleu.

19 Février 2025

SUR LE LIT RETROUVÉ


SUR LE LIT RETROUVÉ

Les longues-terres brûlées s’écartent

un poisson-volant tire la nouvelle-vague sur la crête

La baleine a sorti sa bosse en surface

pour que j’ai la chance d’y poser ma main

J’ai laissé le mousse déverser le vide par-dessus bord

c’est alors qu’allongée de tout ton long

j’ai vu ton corps nu transparaître comme la première tour génoise

prédisant l’imminent abordage

Te dire autrement que le peindre, seins flottants, membres ouverts et dos tendu

serait comme une forêt ravagée par le feu

À part aimer, que ferions-nous ici ?

.

Niala-Loisobleu.

18 Février 2025

DU BALCON


DU BALCON

Dessin de Pierre-Louis TORRES

J’ai grimpé Vénus, comme seule divinité, au travers d’amandiers en fleurs et d’accidents atmosphériques à bord de ce train pour Bucarest, conduit par Guillaume et ses Onze Mille Verges.

Mousses velues, vastes prairies, ont accompagné leurs rivières à travers un pittoresque relief callipyge, aux seins répandus sur des fessiers sans scrupules.

« Bucarest est une belle ville où il semble que viennent se mêler l’Orient et l’Occident. On est encore en Europe si l’on prend garde seulement à la situation géographique ; mais on est déjà en Asie si l’on s’en rapporte à certaines mœurs du pays, aux Turcs, aux Serbes et autres races macédoniennes dont on aperçoit dans les rues de pittoresques spécimens. Pourtant c’est un pays latin, les soldats romains qui colonisèrent le pays avaient sans doute la pensée constamment tournée vers Rome, alors capitale du monde et chef-lieu de toutes les élégances. Cette nostalgie occidentale s’est transmise à leurs descendants : les Roumains pensent sans cesse à une ville où le luxe est naturel, où la vie est joyeuse. Mais Rome est déchue de sa splendeur, la reine des cités a cédé sa couronne à Paris et quoi d’étonnant que, par un phénomène atavique, la pensée des Roumains soit sans cesse tournée vers Paris, qui a 5si bien remplacé Rome à la tête de l’univers ! De même que les autres Roumains, le beau prince Vibescu songeait à Paris, la Ville-Lumière, où les femmes, toutes belles, ont toutes aussi la cuisse légère. Lorsqu’il était encore au collège de Bucarest, il lui suffisait de penser à une Parisienne, à la Parisienne, pour bander et être obligé de se branler lentement, avec béatitude. Plus tard, il avait déchargé dans maints cons et culs de délicieuses Roumaines. Mais il le sentait bien, il lui fallait une Parisienne. Mony Vibescu était d’une famille très riche. Son arrière-grand-père avait été hospodar, ce qui équivaut au titre de sous-préfet en France. Mais cette dignité s’était transmise de nom à la famille, et le grand-père et le père de Mony avaient chacun porté le titre de hospodar. Mony Vibescu avait dû également porter ce titre en honneur de son aïeul. Mais il avait lu assez de romans français pour savoir se moquer des sous-préfets : « Voyons, disait-il, n’est-ce pas ridicule de se faire dire sous-préfet parce que votre aïeul l’a été ? C’est grotesque, tout simplement ! » Et pour être moins grotesque, il avait remplacé le titre d’hospodar sous-préfet par celui de prince. « Voilà, s’écriait-il, un titre qui peut se transmettre par voie d’hérédité. Hospodar, c’est une fonction administrative, mais il est juste que ceux qui se sont distingués dans l’administration aient le droit de porter un titre. Je m’anoblis. Au fond, je suis un ancêtre. Mes enfants et mes petits-enfants m’en sauront gré. » (Note emprunté à l’auteur)

Je vous l’accorde si je me fiais à Bayrou, en matière sexuelle, je n’aurais plus la mémoire fidèle, mais mes artères ont l’âge de vivre, point à la ligne, que les abbés se le disent, moi je suis normal.

Alors je laisse faire la nature réglée sur la marche du soleil, je peins comme je suis.

.

Niala-Loisobleu.

16 Février 2025

MARÉES A L’ÉTALE


AUGUST MACKE

MARÉES A L’ÉTALE

Un phare dressé dans le noir, bande au bout la jetée assise en eaux dormantes, pendant que derrière la façade ça fraie comme avant que L’Etna bâillonne Pompéi

T’as l’bonjour d’Auguste, dit la petite écuyère, debout sur un changement de cheval au galop

Le soleil donne à ton corps du regain au rite naturel et ça frétille autrement mieux qu’entre les murs d’un élevage de saumons, claironne un sauvage échangiste

Pu de tatouage ni de grelots en ferraille aux arcades comme aux grandes lèvres, proscription du botox, tu restes Femme comme la nature l’a voulu

Forestière et giboyeuse

Cigognière nicheuse de hôte tension

Vivre sans regret, c’est la seule manière d’accepter de mourir sans y laisser sa fierté

apprends-ça à tes enfants les yeux dans les yeux, pas au téléphone

.

Niala-Loisobleu.

16 Février 2025

AUTOUR DE L’ARÉOLE PRINTANIÈRE


AUTOUR DE L’ARÉOLE PRINTANIÈRE

Me calant aux degrés du sentier citadin

j’arrive à la poitrine des maisons-blanches

une musique séfarade monte sans entrer

dans la synagogue demander pardon

Pointes roses sur une carnation mate

les bougainvilliers ont dépassé les roses anciennes

sans que les vasques se séparent des jarres et de leurs vins

Des niches creusées à même la muraille, on n’a pas interdit les oiseaux

Sur du brocard étalé sur le sol

pour ne pas érafler les fruits juteux d’un désir

je mets des castors en résidence

pour faire barrages aux crues

On a vite la langue qui sort à l’arrivée de ce changement climatique un brin oriental

le ventre gourmand

les palmes haletantes

l’illimité du sable au roulis du chameau

nous voici revenu à la danse primitive du tam-tam perdu.

.

Niala-Loisobleu.

15 Février 2025

RÉACTION SOLAIRE DU LENDEMAIN VALENTIN


RÉACTION SOLAIRE

DU LENDEMAIN VALENTIN

Voilà un bon moment qu’on ne l’avait vu

ce soleil

au vu du mauvais temps de la St-Valentin

il sort la pilule bleue pour rattraper l’absence d’érection

et le Petit-Peintre sent revenir l’inspiration au creux de son ventre

comme une promesse de mariage.

.

Niala-Loisobleu.

15 Février 2025