PLUVIEUSE ENFILADE


PLUVIEUSE ENFILADE

Les sapinières voient leurs bougies s’éteindre dans l’action conjuguée de la pluie et du vent. On ira pas à la mer en vacances, la vague mélange tout , c’est la nouvelle habitude. Par-dessus la digue, trouver la cerise est devenu mission impossible. Le chien refuse de sortir s’asseoir sur le toit. Faire écrire les enfants au Père Noël, me fait penser à ces lettres anonymes que les corbeaux rédigent en vertu de la nécessaire Divine Comédie.

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Niala-Loisobleu.

22 Décembre2024

DE MA MAIN, PUISÉE


DE MA MAIN, PUISÉE

Elle prolonge mon coeur parle bras

ma main-gauche

alors pour saluer son retour

au sein d’une sécheresse d’hiver

je la prénommerai

« FONTAINE »

ce soleil liquide d’où nous vient

l’accès à tous les oiseaux de l’éternité arboricole…

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Niala-Loisobleu.

20 Décembre 2024

FOUILLES AU JARDIN


FOUILLES AU JARDIN

Les branches tuteurées

je relève des yeux jusqu’au noyau

Le sol se confond à force d’être malmené

faire passer les cendres pour de l’herbe

l’oiseau refoule la demande depuis une haute branche

La communion entre le corps qui se déplace dans les airs

et les doigts qui viennent de le lâcher sur la toile

dénonce le procès d’intention qui veut séparer le vrai du faux

Trop d’archipels ont vu disparaître l’essence de leur dépassement

comme on renie la nature du rapport des genres en les incarcérant derrière les barreaux d’une cage

je sortirai ton corps de taire

pour gagner pore à pore la remise à flots

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Niala-Loisobleu.

20 Décembre 2024

DU LIVRE D’IMAGES


DU LIVRE D’IMAGES

Défiant le champ vide, la page a retrouvé l’ormeau dans la table des matières à quelque chose. L’étonnement fut grand, quand on vit qu’il avait encore des feuilles. Il se déplaçait même sur ses jambes, venant border une route qui ne figure que dans un concept d’ATLAS ORIGINEL

La beauté de ses fesses, a fait que vu de dos, j’eus conscience d’être toujours là, face à la réalité

Les tours génoises que j’ai aperçues en dernier, remontent vers un point de vue, maintenant seulement dépassé de leur usage

Qu’importe l’anatomie garde toujours sa distribution habitat ive en résidence

Et je vais aller chercher de quoi nourrir mon envie, puisque qu’aujoud’hui c’est jour des courses.

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Niala-Loisobleu.

20 Décembre 2024

UN TOUR SUR LE PERRON


UN TOUR SUR LE PERRON

C’est aux circonstances que l’on ajuste les clefs de sa demeure

je me rends compte que j’ai dû revoir le mode d’emploi à partir du jour où je me suis retrouvé seul dans toutes les pièces

et ça bouleverse la façon dont on vit en société

La pensée d’aller revoir le passé ailleurs se revêt de sensations contradictoires

surtout dans l’état dans lequel le monde se trouve, qui ajoute à la sensation déroutante

le temps a fait revoir les choses sans les faire disparaître, je sais que certaines d’entre elles vont revenir au devant de la scène

On aménage son coin comme on rend un chemin carrossable, sans pour autant le sortir des lieux par lequel il passe

A partir de l’évolution, le moyen adapte son action

mais ce qui manque garde son visage

C’est fou comme la vie s’attache à certaines choses alors que d’innombrables parties du vécu passent sans s’arrêter.

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Niala-Loisobleu.

19 Décembre 2024

D’ÉPOUSAILLES EN COURONNE


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D’ÉPOUSAILLES EN COURONNE

Dans la chambre, tout de suite après le pillage

le globe et sa couronne sont restés sur la console

du réchauffement venu de si loin, que la poussière est toujours en suspens

Dans le bois, on dit que la biche a vu le loup

et que de l’écluse se demande où trouver la rivière

Dans ce barrage d’étroncs, la forêt envoie les motos ramasse-merde sur les orées

il est si faible l’orifice qui navigue dans l’épaisse couche de nuages, que d’aucuns avancent le terme de cyclone

Lundi je sauterai en parachute dans le Gers, j’espère avoir assez de mémoire du temps où je peignais sans confinement. Mais je monterai en altitude, oser reste mon seul espoir

Les noces d’où la couronne provient ne prédisent rien qui puisse être opposable

je me laisserai transporter, en pensant que la mariée est un cerf-volant imprimé des couleurs du tant..

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Niala-Loisobleu.

19 Décembre 2024

LE VOEU D’ADRET


LE VOEU D’ADRET

Une lèpre au bout des doigts

rongerait la lumière

s’avance l’ubac en coup de force

désordre de l’état de faiblesse

Revoyant mes dernières feuilles

je ne veux rien raturer

Vers le mas l’oiseau ne descendra pas

ses pierres ne sont que le cri du langage humain

elles doivent rester hôtes

Bien sûr, la terre perd la boule

mais le naufrage ne craint rien de là

c’est la déraison d’une ambition insane qui demande la purge

Voilà quelques jours que le bleu ne pouvait plus s’exprimer

je le hisse dans le flux aquarelle

de ma dernière fontaine

comme la goutte salvatrice

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Niala-Loisobleu.

18 Décembre 2024

SEVRAGE EN VIE A VIS


SEVRAGE EN VIE A VIS

A l’angle rendu, où la tournure des choses arrive à bout de souffle, le tourbillon qui aspire dans un vide auquel on a jamais participé, mais qui enferme sans issue la nature créative, monte son rempart au point que l’échelle se montre trop courte

Les joues pâles et les doigts gourds, passent sans pouvoir s’arrêter au chevalet, comme séparés d’air, sans force, éteints, l’ombre d’un convoi funèbre coincée dans le regard. Qui a pu anesthésier une énergie que rien n’avait pu faire fléchir jusqu’ici ?

Oh, c’est plus simple qu’on le dit

Il s’agit juste d’un sevrage de racines

La communication souterraine a rencontré un éboulement cyclonique à même de faire douter de la poésie

Tout ce qui venait de la centrale de l’espoir s’est trouvé mis hors du pont aérien, derrière de fausses promesses, le gouffre qui s’ouvre, avale tout ce qui ne pouvait qu’être amour d’aimer, peindre, écrire, échanger et cherche les mains en vain

La cruche est allée trop à l’ô

se servir de Noël comme un symbole

dépasse aujourd’hui les limites autorisées, à tel point que le Pape bifurque de Notre-Dame

Prendre chaque jour comme absent devient la reconnaissance du néant, ce qui m’est incompatible

Je tends l’oreille à l’angle de ces deux tableaux, pour tenter une foi en corps, de rejoindre l’impossible étoile et le feu sacré, afin de chasser la sensation de nager pour rien

Sortir de l’énergie, un bout de planche, je ne pense qu’à ça, mais il ne faudrait pas que ça soit celle d’un cercueil qui se montre

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Niala-Loisobleu.

17 Décembre 2024

HIER EST LA


HIER EST LA

L’horizon monte pour satisfaire la faim de ses yeux

l’herpès n’est pas encore entré dans mon oeil droit

Du premier plan, l’oiseau, s’envole loin sans détacher le chien

de ce creux de la main-gauche, plus bref qu’une rencontre de comptoir

Quand la ligne passe par les petites gares, il pose assez de jours pour déblanchir les pages, sans abaisser le niveau des passages

C’est à Paris, tout contre la rive-gauche que tout a commencé

corsage ouvert dans la chaleur des repasseuses,quatre-saisons, leurs fleurs et leurs légumes au bord du trottoir

le cochon des Halles, Balthazar, le grand bassin des Tuileries initiant un goût de la Femme, sans perdre un seul poil

De la rue de Verneuil, bras tendu, vers la Beauté sans fard, à saute-mouton sur le monde pour faire résidence, ça finira dans les deux Charentes, sur une plage naturiste qui ne perd pas de temps à trouver le genre. cet estuaire écluse la lumière de la Seudre aux bambouseraies d’Asie du Sud-Est.

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Niala-Loisobleu.

10 Décembre 2024

PAS DE DEUX


PAS DE DEUX

Laissant la venue de l’Opéra et contournant le Palais Barnier, je laisse le flou artistique jouer sa comédie

pose ma main sur la rampe, pour suivre l’effet que tes pointes produisent sur mon état créatif, la glace a raidi le bout de tes seins, on approche de l’axel

C’est alors que je te demande : que mettre dans la prochaine toile ?

La Madeleine n’est pas loin, mais le rappel du cirque obséquieux de l’ultime concert de Johnny ne m’inspire vraiment pas

-En vole-moi me dis-tu, hold-up my, à mains armées, je veux plus aller à l’école

Le cheval qui n’est jamais loin, s’approche des grandes orgues avant que Notre-Dame devienne un jute-box et attaque une fugue sans laisser de nouvelles

Le Petit-Peintre ne dit rien, il laisse les choses ingérer dans son coeur, le pouls de sa main-gauche bat à la volée, comme la batte qui lave son linge-sale au lavoir.

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Niala-Loisobleu.

4 Décembre 2024