La vérité du drame est dans ce pur espace qui règne entre la stance heureuse et l'abîme qu'elle côtoie : cet inapaisement total, ou cette ambiguïté suprême. Saint-john Perse
tous ont eu la main sûre pour faire le portrait de leur Époque
Les peurs du premier ouvert durant la Seconde Guerre mondiale
ont défini l’orientation observatrice qui a caractérisé tous les autres
L’écran plat d’aujourd’hui succède à des périodes intensément fortes
ça glace le dos de voir comme la chute est vertigineuse
L’Homme a renié petit à petit, mais sûrement, ses valeurs humanistes
l’amour n’est plus un sentiment mais un moyen parmi d’autres pour parvenir à des fins égocentriques
Quelle décadence, tout est tourné en Divine Comédie
Je ne peux pas davantage compatir à cette déchéance qu’y souscrire
Il n’y a pas d’autre solution que gagner le plus haut sommet de la montagne
Salut Nietzsche
t’en sais quelque chose, on ne peut pas refaire le monde, mais on peut faire en sorte de garder son soleil dans son entière authenticité productrice
C’est ça que j’appelle mon
BLEU
et sans besoin de faire la guerre à tout propos en jurant n’être pas raciste
Mon envie présente, se tourne vers un nouveau fonctionnement internet
qui ignorerait l’usage hypocrite du like en le remplaçant par la transfusion du partage de ressenti à partir de la lecture réelle menant à l’échange sans flagornerie.
La salle à manger fait une sieste entre deux repas. La tête à l’envers, nuque calée aux creux des paumes, les yeux vont et viennent, derrière le rideau tiré des paupières. Dans un angle, la salamandre ronfle. Tous micas allumés. On allait chez le droguiste chercher des lunettes de rechange pour l’appareil de chauffage. Avec les ciseaux, on taillait les carreaux du minéral dont les couches superposées me faisaient toujours penser aux écailles qui brillent dans l’oeil des poissons, juste avant qu’ils décident de sauter hors eau pour une gorgée d’air. J’aime bien quand le poisson est au volant. Note que je suis aussi en extase quand il faufile son fuselage entre les courants.
Oui, ce moment où l’usage qui a été donné aux choses s’efface pour qu’un autre univers ouvert commence. Sans imposition particulière. Le moment naturel, voilà, c’est ça. Pas de désir orientant la pensée, un no man s’land à distance des octrois avec lesquels il faudra, d’une manière ou une autre, montrer ses papiers. Quelque chose est arrivé. Un événement est à la base de la présence hors de la nappe, des chaises, du bruit des fourchettes et des bouches, des exclamations que l’alcool toaste. Me voilà en fait en salle à me digérer moi.
Quelque chose qu’on a dans le fond d’un creux, en fait vide, est habité. La vie en se glissant à l’intérieur a fait un remue-ménage qui le fait tanguer. En marchant dans le désert, la nuit, le soleil au repos au lit des étoiles, tu peux voir loin. Les images se sont arrêtées de danser dans le falot trouble de la chaleur. Tu digères un vide que les mirages fantasment. Les dunes ondulant des hanches te conduisent aux portes des gynécées. Un endroit à naître.
Impossible de voir, il faut toucher la vibration unique du silence. La Beauté dans toute sa forme, s’ouvre à tes yeux. Et tu vois de mieux en mieux en les fermant. La matière s’est liquéfiée sans qu’on sache comment. Pas un néon à l’horizon, là pour racoler. Non t’es tout seul devant un Tout qui fait pas l’article. Pas de mise en scène qui t’emballe en trois coups les gros, bolduc échevelé, dans un mythe pair nono. Pas la moindre bouteille échouée d’une expédition lointaine, évangéliseuse, le truc genre génie au fond du ventre. Tapi, prêt à te jaillir la promesse sous condition. Non, merde j’t’l’ais déjà dit, rien qui s’cache derrière une élection
Au contraire tu vois c’que t’osais plus croire, atteint de découragement.
Mes tableaux sont partis avec la dernière marée, un bruit de nouvelle couleur frappe du pinceau. Comment s’appelle-t-elle ? Mais est-ce justement besoin de lui donner un nom. Quand un bruit se manifeste, il faut d’abord démêler les directions qu’il a suivi. Peut-être qu’alors, l’origine des bruissements qui t’assiègent seront identifiables
Je sens l’chameau fraîchement tondu, on voit les cicatrices qui font la bonne peau des yourtes. Puis un voile blanc sur les dents noires des cavaliers, emballe le galop fou des chevaux. Un passage coupe l’obstacle en deux. Les flancs de la montagne couverte de l’écume du jour, s’ouvriront-ils à deux mains?
Il y a l’idée de vouloir, et la volonté de le faire sans être entré dans le faux-chemin. Une même sonorité atteint différentes oreilles.
Je nous sortirais du mal ambiant qui nous plaque au silence de sa boule puante. Quoi qu’il se passe mon l’Amour survivra après sa mue.
l’horizon se confond dans le déroulement de l’espace mort
J’ai rêvé plus que la vie pour sentir le plaisir de nager satisfait
Fleurir le cerisier en plein hiver
répond au besoin d’avoir des boucles d’oreilles autour du lobe, plutôt qu’un bouchon dans la trompe d’Eustache
me serai-je trompé d’étage en voyant tous ces cageots vides sur l’étal du fruitier ?
En amour, il y a ceux qui sautent sur tout ce qui passe et ceux qui s’arrêtent pour savourer
Tout l’égout est dans la nature humaine
Une maison sur la plage ça pourrait n’être que le château du jeu de l’enfance, mais habiter une cabane dans son arbre, ça traverse mieux de la rive à l’autre.
Jeannot, Eric, Christian, où êtes-vous ? Nos maternelles se sont sevrées d’elle m’aime, c’est le plat du jour que la cantine met à la carte. Riboudingue à pieds entre le Louvre et Elysées-Montmartre.Nous y voilà au pavé, puty c’est que ça cogne dans la poitrine quand la java tourne au pugilat. « L’Année terrible »pour les enfants du même nom, un cocktail molotov que les guerres allument épisodiquement
– Le monde n’en finira donc jamais de devoir être refait, fait un quidam aux guichets Rivoli ?
– Pardon Monsieur mais tout entrepreneur qui gagne le marché s’y emploie. Sitôt adoré, sitôt brûlé pour non respect présumé des attentes.
Le gogo ne demande que ça. L’apparence.
Mon tailleur est riche, c’est faux de dire que le peuple va nu pieds, il se fait tailler des costards sur mesure. Du prêt-à-porter il en veut pas.Doit y avoir une différence entre le devoir et le droit. « Moi-je » le pseudo de Durand-Dupont, me le disait avant-hier, dans les années 80, travaillez plus pour gagner moins c’est absurde quand on peut s’inscrire au chômage et gagner plus.Nous vivons de la combine du loisir, alors vivement Dimanche. Vous referez bien un p’tit tour de manège ?
Ah les maudits tricheurs, Victor s’en est pris plein la tronche. Le Jersey il l’a tricoté à l’envers dans le désert. Mais c’est pas grave, après on l’a mis dans le programme des écoles. Il a été vengé par l’exemple, le manuel de la pensée, et tout le monde s’est lavé les mains du sens profond du combat.D’ailleurs il commencait à raser le vieux .La vraie victoire c’est de prendre une ficelle et d’y attacher la glèbe, t’ouvres le rideau et tu fais la pantomime, tout le monde n’y voit qu’un jeu. On a le responsable, il faut descendre Guignol.
Je vais partir en Iroise. P’tit-Frère m’a dit « Viens j’t’emmène respirer ailleurs, loin des grands rassemblements mensongers. Le jardin est plus petit que Les Tuileries, mais ce qui y pousse est sans pesticide.Et puis mon bateau c’est pas Bobard qu’il s’appelle.
Ma montgolfière Paris-Bastille sort de geôle pour un retour au Jardin des Plantes, où se mettre un oeillet à la boutonnière
Trenet chante La Mer sur un disque en cire et dans un coin de soupente l’araignée tisse une Epopée dans laquelle aucune mouche ne s’est fait prendre
Les jupes courtes laissent les majorettes tourner du bâton en même temps que leur petite culotte montre un désir naissant de racoler
Nous sommes passés de l’Epoque Coloniale à Antoine sans que Les Elucubrations empêchent la mode de l’épilation saccager nos déjeuners sur l’herbe
Commence une conception minimale de l’éducation physique et spirituelle
On a fermé les lupanars, mais je voudrais bien savoir où se loge une part de progrès et quelle libération morale le porno a créé sans parler des ni putes ni soumises interdites de chasteté
Sifredi m’était conté
Le pire a commencé avec le père de Mazarine en réformant le concept des Bergeries
La Place des Vosges m’a du coup rebondi dans les tripes, quand mon fils m’a fait découvrir dans le Gers à Noël, le modèle qui inspiré Henri IV pour la mettre à Paris
Quelles merveilles avons-nous su faire de nos mains, l’Intelligence Artificielle me désespère de voir des Macron et Consors prendre la succession. Les guerres ont déplacé la croyance des églises, Notre-Dame à mon sens ne peut devenir un jeu de dés de société
J’ai peint dès le 1er Janvier, mais demain je retournerai à l’Atelier pour défier la connerie sans ambition de changer le monde, juste de péréniser ce qui compte pour la poésie peinte
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