La vérité du drame est dans ce pur espace qui règne entre la stance heureuse et l'abîme qu'elle côtoie : cet inapaisement total, ou cette ambiguïté suprême. Saint-john Perse
Revenu sur la piste, le cheval tire à lui, ce qu’il faisait pour de vrai, sans rire. D’abord redonner la couleur de l’amour aux froidures des rapports du temps, d’une heure à l’autre au cours du même jour
Un arbre peut vivre nu de feuilles, sans pour autant laisser tomber la germination de ses fruits. Le brise-glace, lui, continue bien à voguer sans se faire prendre pour le Titanic. Sa figure à la proue d’une chanson
Dans les larmes du clown, les enfants mettent leurs rires en galipette, sans perdre une de leurs billes
Et puis quand en ballerine, tu te mettais en pointe sur l’aurore, ce qui nettoyait devant la porte, c’était la taille de ta poitrine. Une double montgolfière pour parvenir jusqu’à la bonne aire
J’aimais suivre la crotte des petit-lapins à la sortie du terrier, sans que mon gazon soit démoli par d’aveugles taupes, pour me rincer la bouche à la fontaine du patio qui chantait au travers des hibiscus en escalade sur les murs
L’huile peinte me retourne
du bas des pieds au haut des cuisses
Je passe tous les matins te voir sortie à ta fenêtre, en train d’arroser tes géraniums-lierre avant de repartir peindre l’émoi que ce spectacle éclaire d’une foi qui se fout des problèmes de l’âge qu’il est.
des épaules à l’entre-jambe de la cheminée éteinte
une ombre passe de la bergerie à l’oecuménique concile
tandis que la croisade enrôle des passeurs pour traverser la mer
Des tréteaux recentrés sur la place publique, M. Loyal est le grand absent
les tant pliés revenus embarquer, je bats des pieds pour trouver le masque
Sur la crête d’une campagne, j’épands les cailloux tirés de la nuit des temps comme le clown-semeur qui ne lâche pas son cheval pour en rire
Cette impossible prochaine toile toujours à la butée, croise dans le vent des globes comme cette cicatrice restée ouverte qui différencia la femme pour enfanter l’utopie guerrière.
Une certaine chaleur en main gauche partie d’elle-même a eu le don de mettre les pieds au chaud
Les tourterelles de la voisine sur l*appui de fenêtre, plumes d’une douce grisaille n’altérant pas la chair de poule, de tes seins sortis en doux roucoulements
Des jours à sentir ce que chaque pore désirait ajouter à la mémoire des fossiles tapis dans les murs.
La pâte pétrie revient dans le temps qui n’est pas compté
décrochée de l’horloge du séchage
onctueusement palpable
c’est de la chair picturale
revenue à la puberté qui manifeste
Voilà 40 ans que j’avais abandonné cette haute technique pour l’acrylique, je me lance ce difficile défi pour combler la dégénérescence actuelle de la société.
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