LES DOIGTS LIBRES


LES DOIGTS LIBRES

A présent, il apparaît que la différence entre hier et demain est sortie du chemin

débarrassée du détournement que les projets engendraient

la nudité prend un sens qui lui manquait

Sans pour autant tomber dans le vide du jour le jour

ma vie ne s’inquiète pas qu’on lui apporte, elle prend

voilà ce qui change tout du contact peau à peau

il importe que tes seins tombent à la recherche de l’entrée de ta forêt ventrale

bien plus que de l’orgueil de la jeunesse insolente

ce qui était de marbre convient à une plastique ignorant le tremblement des doigts

maintenant je m’explique pourquoi l’émotion est un chemin qui ne peut mener qu’où le plaisir n’est pas de la rhétorique

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Niala-Loisobleu.

20 Septembre 2024

DU TEMPS MIS DE CÔTE


DU TEMPS MIS DE CÔTE

Je pense au parfum des fleurs sans chercher quel flacon je pourrai remplir pour chercher sous l’oreille ce qu’entendre par là pourrait dire

arrive l’heure où la saison s’accommode sans plus se poser de question

Il y a une autre connivence du tant dans chaque feuille d’automne qui roule au sol

qu’on se demande pourquoi on s’est posé tant d’interrogations

Dans un placard il y a plus de photos dans des boîtes à chaussures que de cartes postales dans les espadrilles de la vallée des Jarres

mais ton sourire reste fidèle à l’idée qui déclencha ma première toile

comme je ne me trompe jamais pour reconnaître celle du cheval

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Niala-Loisobleu.

19 Septembre 2024

SIGNES D’ÉVEIL


SIGNES D’EVEIL

De ce qui fait partie des choses passées

une couleur manifeste sans cahier de revendications

Depuis le ventre des choses vont à la gare prendre le quotidien

sur les branches qui se dévêtent, la table des matières laisse ses tiroirs ouverts

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Niala-Loisobleu.

18 Septembre 2024

ENTRE TOUT ET RIEN


ENTRE TOUT ET RIEN

Là dans cette remise à flots

reste en corps du temps mort de la semaine qui se termine

la cage thoracique chasse peu à peu ses eaux

mais on voit bien que les pierres courent au creux des joints

en laissant une grande part au hasard

Ce sera fleuri comme une femme nue qui ne cache rien

vivant comme deux silex qui se frottent pour allumer la chaleur

Dans l’indéfini de la condition humaine, on soupçonne un combat

qui interpelle jusqu’à l’herbe l’arôme à définir

C’est plein de charme un instant comme ça, tant et si bien qu’on ne limite pas

on laisse l’oiseau enlever toute forme de lien à sa main pour qu’elle rejoigne le coin dans lequel elle se reconnaîtra.

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Niala-Loisobleu.

16 Septembre 2024

LE VOICI ACCOMPLI LE RÊVE DU PEINTRE


LE VOICI ACCOMPLI LE RÊVE DU PEINTRE

Enlevée du chevalet et sortie de l’atelier

la voici peinte sur les clous des champs

et vernie cette oeuvre que j’étais physiquement incapable de poursuivre depuis une semaine

Une nouvelle toile est en place sur le chevalet qu’avec la présence de mon soleil, je sortirai du froid dans les jours qui viennent

La vie me remonte comme un estran après la maladie qui se faufile pour remettre du sel au paludier du marais

On vit au point que je me demande plus aujourd’hui si l’idée d’aimer n’est pas plus forte que deux corps plongés l’un dans l’autre seulement quelques secondes dans une passe de trottoir…

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Niala-Loisobleu.

15 Septembre 2024

MARC CHAGALL – LE RÊVE DU PEINTRE


MARC CHAGALL – LE RÊVE DU PEINTRE

A la sortie du lit

le périscope est remonter chercher à la surface

droit devant les triples sauts de la baleine qui appelle

En entrant dans tout l’espace des poumons la poitrine retrouve cet air décidé

qui de l’étreinte rattrapée emmène les doigts chercher à pétrir le peint

charnelle couleur d’un matin qui n’attend pas de connaître le bulletin pour jaillir

Le Petit-Peintre répond de nouveau à l’ultra-son des aisselles que le ventre affamé largue

cette toile vierge qu’un mouvement des reins auréole remplace la frime des anneaux olympiques comme un besoin naturel qui n’a pas besoin besoin d’être fait Chevalier du Mérite pour se refaire une santé sur une éjaculation trop rapide.

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Niala-Loisobleu.

15 Septembre 2024

JACQUELINE, ROSEUR PASSANTE


JACQUELINE, ROSEUR PASSANTE

A la tête d’une attente, le mur se pare de jours qui n’ont manqué de rien

entre les gares d’un aéroport et l’échelle de coupée d’un quai plus sauvage qu’un moment consommé

De ces doigts que je garde prêts à peindre l’automne, taille l’arboré comme on enlève pour que les fruits repoussent le moment venu

Des rousseurs que les seins tiennent au feu

le mouvement en s’écartant du froid annoncé

dépasse l’idée au point d’intersection de ce qui rend au lieu de prendre.

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Niala-Loisobleu.

11 Septembre 2024

IDENTITÉ


IDENTITÉ

Des sourires se baladent à la hauteur des vagues que le vent soulève

Il y a des treilles qui avancent leurs grappes en période de sommeil des feuilles

Pendant que ma nudité demeure pour seul garant des phantasmes d’un costume trois pièces

Que la toile, le canson, le carton-bois, le contre-collé se prêtent pour support sans limite de format

à travers le patio où j’ai ma fontaine pour tremper la langue au milieu du Bois d’Amour

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Niala-Loisobleu.

10 Septembre 2024

UNE CHALEUR VENUE DU FROID


UNE CHALEUR VENUE DU FROID
Rien d’étonnant à ce que le décolleté ait choisi le dos pour se boutonner
L’automne est seul capable de ces ruses
Ma bouche y tête sans renacler
la seule chose qui compte c’est de trouver du bonheur au terme des choses quand il s’annonce
Je suis heureux d’être un petit-peintre qui a toujours choisi le grand-oeuvre humaniste
Ce matin avec cette envie de peindre qui me reprend, je me dis que je fais le bon choix.
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Niala-Loisobleu.
10 Septembre 2024