La vérité du drame est dans ce pur espace qui règne entre la stance heureuse et l'abîme qu'elle côtoie : cet inapaisement total, ou cette ambiguïté suprême. Saint-john Perse
Franchi le rouge, on imagine que la voie est devenue libre
c’est à voir
mais on avance dans le dédale qui en partie demeure
Il me reste tellement d’écume dans la bouche qu’un coup de langue trop hâtif peut renverser le contenu mis dans l’assiette
Mais c’est dans l’accompagnement des herbes, de l’ail, de l’oignon et d’une branche de fenouil que devrait se lier la reconnaissance des choses
derrière l’auxiliaire file un secours en cas de vague vacharde
Les broderies dont tu as ceint ton soutien-gorge n’ont quitté leurs bretelles que pour venir me serrer les mains quand tu as laissé ton torse s’enrouler dans le grand-écart d’un pas dense
J’ignore quel sera le final de la couleur
c’est sans importance, tu te reconnaîtras à la couleur de ton poil.
Comme le jour au volet passe j’entrevois par une nouvelle rue un passage dans l’incompréhension
Je retrouve dans une chemise offerte par Jacqueline bien plus de partage que sa fille en doutait en colportant ses cravates
L’Eguille coud véritablement par la fleur de son sel
Tout ce qui manque à la sécheresse d’un jugement arbitraire désassorti de la jolie robe que tu portais
L’élégance d’un plaisir à s’habiller pourrait être plus extrême qu’un arrachage vestimentaire impatient
La cabane, le marais de Moeze-Oléron, Port-des-Barques, tous ses oiseaux blancs frères de nos allées venues à l’estuaire du Mékong proviennent d’un sentiment sans hasard
Là, présentement les trémières te ramènent où j’arrive les doigts sans vernis aux ongles
Les enfants qu’on élève peuvent avoir de bizarres attirances pour le bas
Marchons, voici l’estran qui arrive, on peut voir l’huître s’ouvrir sur Marennes.
elle marche comme pour rester au coeur du mouvement du nouveau concept
je suis différemment vivant dans un cycle sorti du système métrique conventionnel
C’est hors de l’inquiétude de mourir que le temps s’est affranchi des trémails plongés dans les aux sombres des abysses
Il nage
comme le plaisir ressenti quand on laisse son corps s’immerger
Etrange et puissante
sensation où l’âge devenu libre ne lutte pas présomptueusement dans le boulier pour se prouver des preuves puériles
Que deviens-je ? Vis-je en corps en absence de projet ?
Ô oui !
Je peins et rien d’autre, advienne que pourra de mon oeuvre, je laisse les histoires de famille dénuées de couleur s’appauvrir dans le néant pour partager cette richesse de coeur sans peur d’un affligeant devenir
Aux femmes dont les seins vibrent, un chat et une rose attachés, voilà tout ce que je donne sans compter. dans une poésie libertaire que le plafond ne rapetisse pas
Le temps qu’il peut faire, froid, pluie et n’être qu’en bras d chemise
dans sa citrouille à balayer la méchanceté de ses soeurs
Au vert du matin qui suit l’autre, l’aplat de bleu impose à la diagonale de se taire comme des ailes déployées entre les colonnes de l’estuaire
Grandes marées inscrites dans la marge d’almanachs frivoles où on va pêcher l’huître sauvage à pieds
Là où s’arrête l’acacia d’un mythe abusif, l’Atlantide tient son temple fondé sur la simplicité rénale du labour équin
monde idéal d’un surréalisme qui tressaille à mastiquer l’énergie de l’Arbre émergeant du ventre de la sève
Je laisse en plan les attentes d’une évolution contraire de ce qui n’est qu’une dissolution vertébrale de l’Être, les deux genres ayant le moyen d’aboutir en dehors d’hérétiques conquêtes.
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