« LE PEINTRE ET LA MUSE » – NIALA 9/10/24 – ACRYLIQUE 116X89


« LE PEINTRE ET LA MUSE »

NIALA 9/10/24

ACRYLIQUE 116X89


Versé dans le chahut destructeur

d’une tornade à une tempête

qui de l’insoumis à la pute se vautrent dans la roulure d’une enseigne républicaine

j’ai résolu ce dernier témoignage avec ma vision innocemment sereine

Les équinoxes cèdent la place à Niña comme on tend son cul à l’encan

Pourquoi vois-je dans le vol des cendres cette Femme-Phénix mettre ses seins à couvert des branches de l’Arbre-de-Vie ?

Suis trop mécréant pour croire au Messie

mais ce que les Hommes ont trouvé pour n’avoir plus jamais peur c’est l’amour

Celui qui fût l’inspirateur des peintures rupestres des cavernes

la Beauté sans mentir

cette force qui n’entend pas céder à l’impuissance actuelle

Ma Muse, au soleil et sous la lune nulle ombre n’a réussi à t’effacer.

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Niala-Loisobleu.

9 Octobre 2024

MON REFUS


MON REFUS

Cette marinade de l’aigri dans lequel la vie trempe

où qu’on se tourne aujourd’hui

est le plat sans relief qui gagne au fil des jours

en asphyxiant tout appétit de passer à table

Est-ce ainsi que les hommes vivent ?

Peut-être mais en dehors d’émoi

n’avoir que la guerre pour vivre est un crime contre l’humanité

en jouir comme son pain quotidien est d’une pauvreté digne des plus riches

La mort sans le sens du blues où la vie se défend plus forte que tout

quelle névrose hérétique d’une santé en fin de parcours

gardez vos gémissements littéraires pour davantage de foi sans diplôme

ce n’est pas à vous entendre gémir que votre dernière pollution va guérir

Comment en pleurnichant sans agir aurait-on pu ne pas perdre l’amour ?

De ce qui me reste, je suis contre cet état de règlement judiciaire, c’est plus dur de peindre aujourd’hui mais ça n’est pas une raison pour encenser les pleureuses.

Ma Pierre d’Âtre n’est pas le bûcher de mes enfants.

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Niala-Loisobleu.

8 Octobre 2024

LAS DU MAUSADE


LAS DU MAUSSADE

Les eaux rendues 

ah oui marcher dessus

nageoires isocèles

et bateau de papier

l’aquarium défenestré

quand au sable n’écrire qu’à l’entrée du village

de ne pas déranger de la chambre.

Entre un missile et de la pluie, je veux rester que contre toi.

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Niala-Loisobleu.

7 Octobre 2024

« LA CHAMBRE CLAIRE » – NIALA 6/10/24 – ACRYLIQUE S/TOILE 73X60


« LA CHAMBRE CLAIRE »

NIALA 6/10/24

ACRYLIQUE S/TOILE 73X60

Ce dimanche et son temps de merde

a de quoi mettre le Départ à la Campagne en révolte

C’est chose faite, le tendre sourire de tes grandes lèvres et mon garde-à-vous

donnent à la chambre une clarté intimiste de nature amoureuse

au goût d’exister malgré les dissonances à la mode actuelle

Le village veille au maintien du fonctionnement de la nature

en cantonnant tout trublion au piquet avec plus de 100 lignes à rendre

aux drones-luminaires qui ne quittent pas de l’oeil depuis leur kiosque à musique

céleste.

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Niala-Loisobleu.

6 Octobre 2024

« CAMPAGNE DU DÉPART » – NIALA 5/10/24 – ACRYLIQUE S/TOILE 73X60


« CAMPAGNE DU DÉPART »

NIALA 5/10/24

ACRYLIQUE S/TOILE 73X60

Au-dessus des campagnes, dans un autre ciel

des stimuli dirigent l’un vers l’autre pour traverser l’amer

L’appeau sort de sous les draps de cette forêt-noire

remonte le travers seins

et tend l’oreille yé

Du campanile dressé la vague qui fait l’âme-soeur au sel

met du matin dans le seoir des creusets.

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Niala-Loisobleu.

5 Octobre 2024

DU FOND DE L’ESTOMAC


DU FOND DE L’ESTOMAC

Valises pleines qui s’ouvrent au passage

le quai et ses réverbères ont des souvenirs de toi bien amarrés

Sans que les différences d’âge aient eu leur mot à dire

tes seins entre deux âges préféraient sortir que rester dans la cage

pour rejoindre la grande plage où la nudité mélange les genres

Voilà qui redresse la prise au vent des tamaris à l’orée de la Coubre non indifférente

De ma boîte de couleur sur les épines de peint s’hisse plus qu’une voile

au rythme des coques accrochées à flancs de canaux du marais on est en partance

au trait qui fauche la mélancolie d’un lit vide

vibrent les embruns des hautes vagues du large

Aujourd’hui comme hier un bain de minuit à toute heure

tacle la peur de l’eau sans avoir de maillot.

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Niala-Loisobleu.

4 Octobre 2024

IL NE FAUT PAS QUE LA RONDE NUISE


IL NE FAUT PAS QUE LA RONDE NUISE

Inutile de le cacher

je sais que je suis à l’heure

où la camarde fait ses courses

mais que le temps fasse les choses dans l’ordre

sans oublier de faire respecter la liste de mes dernières volontés

en corrigeant l’erreur commise en début d’année sans que j’y sois pour quelque chose

avant que soit dispersé ce qui revient de droit à Cognac.

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Niala-Loisobleu.

2 Octobre 2024

« UN MATIN MORGAN » – NIALA 01/10/24 – ACRYLIQUE S/TOILE 55X46


« UN MATIN MORGAN »

NIALA 01/10/24

ACRYLIQUE S/TOILE 55X46

Jour de pluie

mes chevaux sortent en plein soleil

c’est l’anniversaire de Morgan

le matin chasse le creux de l’ombre

Mes chevaux. Ils traversent les coteaux d’une vigne à l’autre porter un baiser à l’estuaire

pour que j’alambique mon état cognaçais afin de laisser un peu de cuvée du Petit-Peintre

heureux d’avoir trouvé là le motif qui m’a fait partir de Paris

Le vent disperse, le coeur rassemble

Morgan je te le donne

que le caillou qui édifie ramène les Tours à l’échafaudage.

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Niala-Loisobleu.

1er Octobre 2024

CHAQUE IMPRESSION EST À SAISIR


CHAQUE IMPRESSION EST À SAISIR

A l’approche de ma révolution solaire

un oiseau calé sur l’épaule

il me semble que je traverse les miroirs

Je n’ai plus que peindre à mon âge

et le dessin dans son message pourrait venir occuper la toile

Représentation vivante qui partit de la table d’orientation du rivage

il y aura bientôt 91 ans

et garde sa lunette sur la jonction de l’Homme et de la Femme

comme un village blanc à flanc de montagne

avec un cheval saluant à l’entrée en piste pour ma parade

Je crois davantage au trait

celui du burin bleu

dans le flou fumeux qui cerne jusqu’à la ligne d’horizon.

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Niala-Loisobleu.

29 Septembre 2024

GRATITUDE


GRATITUDE

Au milieu de la forêt

je reconnais l’Arbre où venir m’asseoir

il est percé de tant de fenêtres qu’il a un regard rotatif

Sautant les barricades comme la clef des champs, au pentu de La Chaume, un chèvrefeuille abonde de fleurs en avalant le mur

l’Atelier ouvert

La musique qui monte de la fosse de ce matin

caresse le tronc des bouleaux, un cheval sauvage au bord du lac

Je reste assis aux racines de la Seine, tel un carrousel à trois arches

en poussant le cerceau de mon haleine d’enfant qui rejette l’injustice

ému à n’en pouvoir dire

comme quand j’ai vu la première femme se dévêtir pour que je la peigne.

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Niala-Loisobleu.

28 Septembre 2024