
DECHIRURE
Mains sales du temps
chiures de mouches aux carreaux
retiennent l’absence d’horizon
Salut Soutine
comment vas-tu la-haut
mon vieux ChaÏm ?
Qu’en est-il du grouillant comme l’essaim d’une poitrine écorchée
dont t’as éclaboussé le lin blanc
d’un sang de couleurs
qui fout l’expressionnisme en plein dans la gueule
comme un feu des toiles ?
Causes-tu avec les autres ?
Pas n’importe quels autres
tu sais bien, j’veux dire les Ruchains
qu’avec, t’as partagé la peau nue, un mal de vivre
dans un samovar du diable, chaudron de tous les malheurs ?
Non ?
T’es resté introverti
un mutisme paradoxal
n’ayant donné la parole qu’à la violence
des rouges, jaunes, verts, violets, bleus
hurlants de douleur
Le regard planté bien au-delà de la ligne d’horizon
de face éperdu, les mains tordues, tronc aux noeuds de plaie ouverte
enfant-adulte, poupée de son-porcelaine
veiné de carrare violet
épouvantail de la folie
Tu l’as-tu ce paysage de ta vision extrême ?
J’aimerai savoir que tu ne te déchires plus
comme ça quand j’viendrai, tu me feras voir ta constellation des toiles
Je pense beaucoup à vous
les événements en sont cause
Déception ajoutée
rapproche du dégoût du néant.
Niala-Loisobleu
20 Juin 2016

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