CARAVANSERAIL


CARAVANSERAIL

Il avait tellement plu sur Acre qu’entre les arcades de ce caravansérail, l’eau s’était installée, chassant bêtes et hommes.

Un charroi se présenta à l’une des portes, charretier debout, faisant claquer son fouet pour encourager le cheval à traverser, d’un seul élan, l’esplanade noyée. De la rotation des roues, jaillissaient des gerbes Uquides qui provoquaient, à leur tour, l’hilarité du conducteur.



Parvenue de l’autre côté, la charrette continua vers la forteresse, pour y livrer son chargement: fruits et légumes frais qui, peut-être, sauraient atténuer le scorbut et la dysenterie dont souffraient les chevaliers d’Occident venus déUvrer le Saint-Sépulcre.

Bien trempées les épées ; solides les hauberts ; mais Templiers, HospitaUers et Teutoniques, derrière leurs fortes murailles, sentaient leurs dents se déchausser, leurs ventres se vider, ad majorent Dei gloriam.

Là-bas, dans Jérusalem, Saladin, sultan d’Egypte, attendait la venue des preux en suçant, distraitement, un citron.

Jean Orizet

AVANT QUE LA REFLEXION RAMENE LA MECHANCETE


AVANT QUE LA REFLEXION RAMENE LA MECHANCETE

La rave de vivre c’est pas mon truc

A voir la gueule que leur fait ce Lundi je me dis que la mauvaise foi qui les anime est un péril qui est passé à côté de Nostradamus

La bile ça rime pas avec il était une foi

Quand on veut tuer son chien …

Viens mon loup qu’on se promène.

Niala-Loisobleu – 4 Janvier 2021

LE CHEMIN VERS L’AUTRE


LE CHEMIN VERS L’AUTRE

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Le chemin vers l’autre
Se poursuit
Les pas porteurs
D’amitié fraternelle
Avancent sincères

Le sourire aux lèvres
Et l’esprit confiant
Lieu d’une hospitalité
Séculaire

De la rose du temps
Qui nous est imparti
Exhale
Un instant à l’abri
De l’indifférence
Comme une lumière
À l’ombre du destin

Peu importent les paysages
Ici on ne voyage qu’entre
Un visage et un autre visage
Un visage vêtu de son sourire
L’autre ruisselant de larmes

Peu importe la destination
Seule compte
L’inaccessible quête
Qu’on accepte
Dans son inachèvement

Ici on fait le chemin
Vers l’autre
En complice volontaire
Ou on ferme à jamais
Les yeux et le cœur.

Maria Zaki

Extrait de:  Le chemin vers l’autre

La chanson d’Orphée (Manha Do Carnaval) – Laura Cohen


La chanson d’Orphée (Manha Do Carnaval) – Laura Cohen

Matin, fais lever le soleil
Matin, à l’instant du réveil
Viens tendrement poser
Tes perles de rosée
Sur la nature en fleurs
Chère à mon coeur
Le ciel a choisi mon pays
Pour faire un nouveau paradisOh loin des tourments
Danse un éternel printemps
Pour les amants
Chante, chante mon coeur
La chanson du matin
Dans la joie de la vie qui revientMatin, fais lever le soleil
Matin, à l’instant du réveil
Mets dans le coeur battant
De celui que j’attends
Un doux rayon d’amour
Beau comme le jour
Afin que son premier soupir
Réponde à mon premier désirOui, l’heure est venue
Où chaque baiser perdu
Ne revient plus
Chante, chante mon coeur
La chanson du matin
Dans la joie de la vie qui revient

ETALON MYSTIQUE


ETALON MYSTIQUE

Ô, dans l’éternel sillage
Du plus majestueux des Etalons
Au Coeur si noble

Galopant fougueusement
Sur ses chemins de vie
Aux innombrables virages;

Se métamorphose cette silice corrosive
Incrustée dans ces regards ignobles

En un halo d’inextinguibles étincelles
Dont la chatoyante Lueur
Annihile ces odieux clivages;

Issus de l’insoutenable odeur
De ces charognes en putréfaction
Imprégnée dans l’instinctuel imaginaire

De cette louve solitaire aux abois
Dégueulant toute l’intensité de sa rage
Sur leurs sinistres sarcophages;

Avant de chevaucher,
Sans la moindre retenue,
Désormais transfigurée,
Le plus mystique des Chevaux de Lumière;

Et se blottir,
De toutes ses forces,
Contre sa flamboyante crinière

Pour y déverser,
Pudiquement,
Les flots amers de cet infernal orage!

Joh Hope

« Etalon mystique »
Copyright Joh Hope, 10.01.2013 Extrait de:   » Confidentielle dissidence »

LES CHEVAUX DE LA CHAUME


LES CHEVAUX DE LA CHAUME

L’enfant qui les mène

ébouriffe les frimas en un lion soleil-roi étirant leurs crinières

pour ricocher au gué de la Tardoire

afin qu’ils soulèvent le barrage du moulin pour mâcher le papier en 3 D

Figurines Terre-Mère

à renaître le grain d’où vient le peint

Tes seins me comblent les paumes jusqu’au milieu du dos.

Niala-Loisobleu – 3 Janvier 2021

BARBARA, LE DEBUT DU JOUR C’EST BIEN POUR DECOUVRIR…


BARBARA, LE DEBUT DU JOUR C’EST BIEN POUR DECOUVRIR…

Hier soir je t’ai dit ne pas la connaître

ce matin je suis allé à sa fenêtre

J’aurais pu compte-tenu du genre en tous points qui est sien

comme quoi on peut passer à côté sans le vouloir

heureusement il est jamais trop tar pour bien faire

Merci Ma, j’aime !

Niala-Loisobleu – 3 Janvier 2021

A LA CRIEE


A LA CRIEE

Le persistant résineux touche le bord de la première lettre du voyage à l’orée de la plage où la coque de ton corps balance

J’embarque jusqu’à l’intérieur des yeux les paroles que gémit l’accordéon pour arriver à tordre par extrait la saveur d’assemblage

Sentir le paysage avant d’y avoir abordé comme apparaît la couleur franche que ta plume envole pour entrer dans le dense

Monte l’odeur musicale des herbes que tu gardes d’une voix vers le sol de pâturage où l’entrain électrise à toute vapeur

Animal à cornes qui voyage du regard aux parallèles des chemins de traverse pour trouver la gare-maritime des trains de marées.

Niala-Loisobleu – 2 Janvier 2021

MARQUES AÏEULLES


MARQUES AÏEULLES

La nitre s’est vue devancée par la résistance du concept d’élevage de mes grands-parents. Bistre aux yeux ils ont eu à pleurer pour le tort que la vie leur a largement fait sans qu’aux tranchées boueuses ils ne se laissent l’un et l’autre emportés. Quand on déteste la guerre et qu’on la subi plus que nécessaire on remonte son carillon wesminster autrement qu’une carabine. Il sonne dans la loge où j’ai grandi, de manière à garder mon âme d’enfant observateur du système planétaire. La charrette et la bricole pour traverser Paris ça fait pas le même entrain au concept qu’un passage aux vitrines de la mode. Les façades ouvrent leurs murs et parlent, l’histoire humaine ça tient assis au bord du pouls . On fait d’abord et les voeux seulement après. Balthazar tenait les Halles, sacré poumon autour du Louvre. Quand Pompidou a planté ses tuyaux à la place, ça n’a pas fait des manches à air, mais le début du masque qui vient museler l’histoire. puis la voiture à couper les pieds du marcheur de Seine pour un tueur d’ozone et de ceinture verte. Mais moi, j’ai pas senti venir la fin comme un avenir. J’ai été joué au bord de la mer, avec mes camarades de rêve L’amour n’a pas jeté sa robe aux orties, j’ai gardé mon genre de préférence du départ. Marthe et René sont justes passés à côté sans partir. T’aimes bien que je te dises ce tant là. Tes perdrix remontent la poitrine d’un souffle qui la fait fruitière comme un cerisier. Ton oeil a une voix sans problèmes, l’enfant vit sans être roi.

Niala-Loisobleu – 2 Janvier 2021