La vérité du drame est dans ce pur espace qui règne entre la stance heureuse et l'abîme qu'elle côtoie : cet inapaisement total, ou cette ambiguïté suprême. Saint-john Perse
Sur les patères du vestiaire je ne trouve plus les habits des chemins librement choisis
surtout ceux qui, quoi qu’il se passe, qui étaient naturellement d’office prioritaires
le mode de vie se soumet à la nouvelle règle du virus
où l’ignorance majoritairement présente fait dire n’importe quoi
On attend par réflexe
SANS SAVOIR QUOI
Nous voilà POSITIFS sans l’avoir médicalement parlant
Alors comme tout le monde je promène sans sortir de la maison, un ensemble de choses cousues les unes aux autres comme un petit enfant a besoin de son ninnin pour chasser la peur
Corrélation et causalité s’emparent de tout, faisant des collages avec des situations vécues, faute de pouvoir en faire avec celle dans laquelle on est totalement inhibé
Moralité le bébé n’est pas dans le landau
Ce sont des souvenirs hybrides qu’on promène pour se nourrir avant que les psys soient exigés dans la nourriture en condiment universel
ne sera-t-elle jamais assez épaisse pour ralentir cette descente
glu noire marne sanglante que parfois liquéfient des volcans
d’intensité multipliée par les grondements les battements d’ailes
hors de la bouche livide dont les ruisseaux de pierre mesurent l’effort
fait pour contenir ce cataclysme dans des limites à peu près souriantes
semblables aux jambages passionnés qu’inscrit l’index humide et doux d’un vampire ou d’une reine
sur les cartouches
les papyrus de poudre noire sèche dure
de la mort?
Ici
ce ne sont plus des yeux de filles
des doigts énamourés mais l’air
qui comme une bière lourde se prolonge
en mousse opaque malgré les rues mangées de lueurs Grande lépreuse de lumière tu te promènes accompagnée du cliquetis de tes ongles et tes colliers s’agitent comme les fruits de phosphore de l’arbre qu’à grands coups les Fils du Vent font trembler puis se déraciner
L’Univers est un orgue aux tuyaux qui s’éraillent dans cette église monstrueuse bâtie par les truelles de
la folie sans même une franc-maçonnerie pour unir les visages par des signes inconnus mais qui pourraient transparaître parfois comme les couches souterraines que révèle la coupure des ravins
Ses tubes d’acier sont ravinés et s’amollissent
détestables entrailles
canaux sordides entrelaçant leur labyrinthe
aux trajectoires des fusées à peine incandescentes
que lâchent des prêtres à soutanes déchirées au fond de caveaux pleins de boue
Les viscères sont moins noirs perdus au ventre d’un cheval
que ce bouquet de tiges funestes plus creuses que le sureau
Us sont moins sales et forment un moins ignoble carnaval
mais ô ma douce lèpre que ne cueilles-tu leurs rameaux ?
Tu te ferais ainsi un beau diadème sonore une couronne perlée de mots
Il est vrai que tu n’as pas besoin de cette tiare animale Tu es trop souterraine pour cela et trop hallucinée par les seuls vrais émaux
ceux de tes pas ma jolie lèpre
plus sûrs que toutes les paroles et les incantations magique.
Par ce temps de limace l’animal parvient à grimper la scarole
Redresse-toi sur tes jambes , homme vertical
le brouillard allié aux décisions remises à chaque instant
ne doit pas étouffer l’attente du loup qui brille dans l’obscurité
Tu trépignes de voyage en attente, si les Seychelles sont au bain, garde dans ton vouloir partir, le grimper à l’intérieur d’une effigie du Sulawesi pour découvrir pourquoi les indigènes des Célèbes cohabitent avec leurs morts. C’est un voyage autorisé par tout confinement
qui élève l’esprit au-delà d’une serviette au touche à touche sur une plage polluée
Niala-Loisobleu – 27 Janvier 2021
Gare du Nord – We Still Grow
Gare du NordDans des moments volés à l’océan du temps In moments stolen from the ocean of time
Au-delà de l’équilibre éternel de l’esprit
Beyond the everlasting balance of mind
Dans le flux et le domaine de la musique et de la rime In the flow and field of music and rhyme
Comme effet secondaire de défier la passion As a side effect of passion defyingOn grandit, oooh on grandit encore We grow, oooh we still grow
Ouais, on grandit, oooh on grandit encore Yeah, we grow, oooh we still grow
Comme le goût sucré d’un vin de Bourgogne Like the sweet taste of a burgundy wine
Comme l’ancre de ton cœur à la limite Like the anchor of your heart borderlineOn grandit, oooh on grandit encore We grow, oooh we still grow
Ouais, on grandit, oooh on grandit encore Yeah, we grow, oooh we still grow
Vous devez être connecté pour poster un commentaire.