La vérité du drame est dans ce pur espace qui règne entre la stance heureuse et l'abîme qu'elle côtoie : cet inapaisement total, ou cette ambiguïté suprême. Saint-john Perse
De la pénombre qui arrivait au moment où les oiseaux étaient rentrés dans leur chambre à ce Dimanche qui se frotte les yeux, il me semble que rien autour n’est plus tout à fait pareil
Oui c’est différent d’atmosphère, il pleut toujours, seulement je n’ouvre pas de parapluie pour sortir
Je suis imperméable aux pannes de secteur
De l’atelier m’arrive un autre bord de mer que celui que les affolés de la route se sont inventés pour répondre à la rumeur de Pentecôte
Le visage qui m’a dit bonjour quand j’ai croisé le chevalet, pas de doute, c’est celui du « POUR AILLEURS »
Comme tes mots l’ont commenté:
-Oooh…
Le regard vers la seule fenêtre qui n’est pas de ce monde…
Les cris d’écoliers dans les cours (Lucien Massion / Philippe Bizais)- Jacques Bertin
Les cris d’écoliers dans les cours La pierre blanche au carrefour Ce signe tracé dans le sable L’étoile posée sur la table
Ce regard dans la foule hostile Ce jardin doux des trèfles tendres Ce printemps du mois de novembre Cet été dans l’hiver civil
Femme inconnue aux cent visages Mystérieux livre d’image Le vol au loin des grands oiseaux Le chant glissant sur les roseaux
La nuit toute mouillée de roses La soie des matins vénéneux Ces îles blanches dans mes yeux Et ce printemps des ecchymoses
Le soleil dans les rues barrées Et la rhapsodie des marées Ma part de pain ma part de rêve Ce point d’aube au bord de ma lèvre
Femme inconnue aux cent visages Mystérieux livre d’image Le vol au loin des grands oiseaux Le chant glissant sur les roseaux
Septembre 2016 Prologue à Dans la vitre de l’aube, recueil de Lucien MassionC’est beau, ce qu’il fait, Lucien…
On s’était croisés à Nantes, en 1977. Mais on s’est vraiment connus « à la Sainte-Baume », quelques années plus tard. Fondées par Pierre-Georges Farrugia, ces Rencontres de La Sainte-Baume furent pendant une dizaine d’années un extraordinaire consistoire, congrès, colloque, pot de confiture de l’amitié. Dans cet ancien monastère dominicain du Var, chaque été, 120 enthousiastes passaient dix jours à écouter, apprendre, travailler la chanson. La Chanson. Nous en fûmes tous deux ; lui, comme stagiaire ; moi, comme animateur.
C’était un Nantais. Fervent, discret, intègre. Il fut chanteur – avec Philippe Bizais, un Nantais comme lui, qui mettait ses textes en musique et l’accompagnait au piano. Il publia un disque (L’ombilic, 1987), enregistré dans un des meilleurs studios de la capitale et orchestré par Michel Devy, briscard talentueux de la profession. Il eut pour parrains quelques-uns des grands de la Chanson Française.
Puis et mais, on regretta qu’il arrêtât…
Aujourd’hui, il se décide à publier. Pas trop tôt ! C’est beau, ce qu’il fait, Lucien. Il est loin des modes de la poésie française « contemporaine » (l’officielle, que personne ne lit) ; tant mieux. Lui, c’est le vers qui chante, l’urgence des sentiments à dire, le désir de fraternité.
Voyez comme ces textes sont utilitaires : dédiés à celui-ci, à celui-là, des proches, des amis, des silhouettes dans le grand beau paysage de l’amitié… Juste de la poésie utile. De celle qu’on aime.
Janvier 2012Philippe Bizais Notre ami Philippe Bizais est décédé le 23 décembre 2011, à Nantes, à l’âge de 57 ans.Pianiste et compositeur (notamment de chansons avec Lucien Massion, pour le disque l’Ombilic, en 1987), il avait été l’accompagnateur de Gilles Servat, ainsi que du duo Hélène et Jean-François ; il avait participé activement jadis aux rencontres de la Sainte-Baume ; il accompagnait l’atelier d’interprétation de Jacques Bertin depuis le début, en 2005.Notre affection lui fait une bonne place dans notre mémoire .Jacques Bertin
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