La vérité du drame est dans ce pur espace qui règne entre la stance heureuse et l'abîme qu'elle côtoie : cet inapaisement total, ou cette ambiguïté suprême. Saint-john Perse
Sur la noirceur du soleil, sur le sable des marrées Sur le calme du sommeil Sur mon amour retrouvée Le soleil se lève aussi Et plus forte est sa chaleur
Plus la vie croit en la vie, plus s’efface la douleur Pour ces semaines aux traits noir, pour ces belles assassinées Pour retrouver la mémoire, pour ne jamais oublier Il faut te lever aussi, il faut chasser le malheur Tu sais que parfois la vie a connu d’autres couleurs
Et si l’espoir revenait Tu me croiras jamais Dans le secret, dans l’amour fou De toutes tes forces va jusqu’au bout Et si l’espoir revenait
Sur mes doutes et ma colère, sur les nations déchainées Sur ta beauté au réveil, sur mon calme retrouvé Le soleil se lève aussi, j’attendais cette lumière Pour me sortir de la nuit, pour oublier cet enfer
Pour voir ce sourire d’enfant, pour voir ces cahiers déchirés Pour enfin que les amants n’aient plus peur de s’enlacer Le soleil se lève aussi, Le soleil se lève aussi Le soleil
Et si l’espoir revenait Tu me croiras jamais Dans le secret, dans l’amour fou De toutes tes forces va jusqu’au bout Et si l’espoir revenait
Pour la noirceur du soleil sur le sable des marrées Pour ta beauté au réveil, pour mon calme retrouvé Et si l’espoir revenait Tu me croiras jamais Dans le secret, dans l’amour fou De toutes tes forces va jusqu’au bout Et si l’espoir revenait
Les jarres en savent plus long que le journal du matin
Juste dans l’axe, à la sécante, le cadran solaire
Bras tendu vers le dernier rang de tomettes
Récupère le magistral figuier
Palanquin des envols bien assis
De tous côtés du fruit violacé les larges feuilles crénelées soulagent
La dilatation d’une pulpe au bord de l’éclat
Lourde chair franchissant déjà sans compter la rambarde de la façade-arrière avant que le coq ait bombé la crête d’une suffisance altière le rapprochant des alentours de Tarascon
A deux pas l’âne braie en allongeant ses deux oreilles dans le sens du vent.
Avec une feuille tombée Avec le trop plein d’un seau Avec cette lampe aux œufs d’or Sur la desserte de la neige Quand il a bien fait froid dehors Avec une route où s’avance Un cheval qui n’est pas d’ici Avec l’enfant glacé tout seul Dans un autocar de rêve Avec des villes consumées Dans le désert de ma mémoire Un ciel d’épines et de craie Où le soleil ne vient plus boire Avec l’idiot désemparé Devant ses mains qui le prolongent Et dont le cœur comme une oronge Suscite un désir de forêt Avec toi qui me dissimules Sous les tentures de ta chair Je recommence le monde.
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