VOL EMPAN


VOL EMPAN

Passé les sempiternelles broussailles d’un soleil coincé

juste à partir de mi-cuisse au dessus du genou

je plane dans l’ascensionnel état d’âme que tu amènes dans mon assiette de dos comme de face

Un chien passe le mufle en rase-motte

et je lève pas les yeux en espérant voir la patrouille de France

mais je devine le gulf-stream qui se place au centre de ton ventre

C’est chaud

transparent au point de remonter l’Atlantide au premier rang

L’écume autour de l’évent se fait jour

Le chien gratte

et bat de la queue en laissant traîner ses oreilles dedans

Le cerf-volant que t’es d’venue

de son ombre met de la lumière à la voix ce mystère qui à cordes guitare

Je chante

je suis bien

du trou de 2020 sort de la pousse…

Niala-Loisobleu – 9 Juillet 2021

LE SOMBRE PRESENT


LE SOMBRE PRESENT

Me semble que même l’oeil du lynx s’y perd au bord d’une délivrance qui s’apprête à reconfiner

qu’est-ce que ce lâcher qui ferme la plage en ouvrant la route à l’amer

Jamais l’oiseau n’a vu l’aiguille de la boussole faire et défaire le nord en mettant de la flotte dans le soleil avec la plus grande hésitation sur le choix du meilleur moyen de..

Niala-Loisobleu -9 Juillet 2021

A LA RAMASSE DES TOILES 2


A LA RAMASSE DES TOILES 2

Du chant de lin monte

« L’étreinte Bleue »

Chaleur au frais d’un été qui se rappelle plus le beau

Ma peau nue trinque à la tienne

Retour ailleurs sidéral

d’oiseau à cheval sur la marguerite

épelée…

Niala-Loisobleu – 8 Juillet 2021

A LA RAMASSE DES TOILES 1


A LA RAMASSE DES TOILES 1

Sur mon grand fleuve passe un chaland qu’on voit

enfin si on peut dire..

c’est l’histoire d’un lapin au rendez-vous du monde « artistique internaute »

Il était une foi

plein d’enfants

et du poêle autour pour le froid des nouveaux étés

ventés à grands écarts de langage

Le peintre et la poétesse

un jour au coeur des nuits, récoltant l’émoi son…

Niala-Loisobleu – 7 Juillet 2021

ACCROCHE-COEUR


ACCROCHE-COEUR

La Chaume et l’Atelier préparent les valises de l’Expo qui occupe toute la place

Entre le temps alternatif, ses humeurs, fatigues et caprices

ce vent des pauvres qui ne trouvent qu’à se plaindre pour vivre à tous propos

Ma vieillesses se porte tellement bien qu’elle accepte les douleurs d’un corps prêt à vivre

pourquoi ma peinture laisse les commentaires froids te demandes-tu Ma ?

C’est simple parce qu’elle loue l’amour sans concession de vie

L’enfant et le vieux font un seul qui s’émerveille au sein de la plus vaste horreur qui puisse exister

Et ce point de vue est hors de règle parce qu’il n’affleure pas l’existence, il faut creuser pour s’en approcher

L’oiseau lutte pour sauver l’arbre

Le cheval tire pour quitter l’ornière

J’expose ma jouissance d’aimer.

Niala-Loisobleu – 7 Juillet 2021

LA SOIF HOSPITALIÈRE PAR PHILIPPE JACOTTET


Philippe Jaccottet

LA SOIF HOSPITALIÈRE PAR PHILIPPE JACOTTET

Qui l’entendit jamais se plaindre ?

Nulle autre qu’elle n’aurait pu boire sans mourir

les quarante fatigues,
Attendre, loin devant, ceux qui plieront après;
De l’éveil au couchant sa manœuvre était mâle.

Qui a creusé le puits et hisse l’eau gisante
Risque son cœur dans l’écart de ses mains.

Philippe Jacottet