« NYMPHE »- NIALA 2021 – ACRYLIQUE S/CANSON – ENCADRE SOUS-VERRE 30×40


« NYMPHE

NIALA

2021

ACRYLIQUE S/CANSON

ENCADRE SOUS-VERRE 30×40

Du silence des feuilles tombant des arbres

l’oiseau porte l’eau à la clairière de son dessin

intime coussin d’un nuage assis au bistrot du coin

du papier en terrasse à l’encrier des mots-peints

Rémouleur à la barre

le feu s’aiguise au seoir d’un été difficile à trouver

Pendant qu’il pleuvait sur la Chaume le merle a goûté au raisin

le coup de chauffe ranimera le serpentin

l’alambic d’où je peins tire le bois à la forge

vers l’intime assemblage à tirer de son tannin

la main de la nymphe en caressant les fleurs désembue les vitres à dessein.

Niala-Loisobleu

14 Septembre 2021

DES NYMPHES ET AHHHHHHHHHH…


DES NYMPHES ET AHHHHHHHHHH…

Tour autour du vide ces choses qui m’est fleur

font de Claude

être tas

plein la boîte à l’être

time is Monet

pont japonais du cerisier

celui que tu connais

Que le vide qui vient en prodigieux haïkus

l’estran se l’avale outre mer

Ici gît vers qui nie la vie

Giverny lui vit

comme tes nymphes

au coeur du jardin d’eau du Clos Normand…

Niala-Loisobleu – 14 Septembre 2021

CARRE BLEU


CARRE BLEU

Miasmes des transpirations données à manger au bleu

la truite saute entre les pierres

remoulues à l’home des ruts

Grand pavois

que les oies sauvages mettent en cadre autour de mon ULM

Vu de ô

la largeur de l’estuaire convient au viatique de confluences

gouffre de survie du tétard muni d’une queue natatoire

Sans le voir on sait le cheval à deux pas des arcades du lavoir.

Niala-Loisobleu – 14 Septembre 2021

IDENTITE DES IMAGES


IDENTITE DES IMAGES

Depuis peu de temps peut-être dix heures sont passées l’une après l’autre

Je me bats avec fureur contre des animaux et des bouteilles

La belle nageuse qui avait peur du corail ce matin s’éveille

Le corail couronné de houx frappe à sa porte

Ah! encore le charbon toujours le charbon

Je t’en conjure charbon génie tutélaire du rêve et de ma solitude laisse-moi laisse-moi parler encore de la belle nageuse qui avait peur du corail

Ne tyrannise plus ce séduisant sujet de mes rêves

La belle nageuse reposait dans un
Ut de dentelles et d’oiseaux

Les vêtements sur une chaise au pied du lit étaient illuminés par les lueurs les dernières lueurs du charbon

Celui-ci venu des profondeurs du ciel de la terre et de la mer était fier de son bec de corail et de ses grandes ailes de crêpe

Il avait toute la nuit suivi des enterrements divergents vers des cimetières suburbains

Il avait assisté à des bals dans les ambassades marqué

de son empreinte une feuille de fougère des robes de

satin blanc
Il s’était dressé terrible à l’avant des navires et les navires

n’étaient pas revenus
Maintenant tapi dans la cheminée il guettait le réveil

de l’écume et le chant des bouilloires
Son pas retentissant avait troublé le silence des nuits

dans les rues aux pavés sonores
Charbon sonore charbon maître du rêve charbon
Ah dis-moi où est-elle cette belle nageuse cette nageuse

qui avait peur du corail?
Mais la nageuse elle-même s’est rendormie
Et je reste face & face avec le feu et je resterai la nuit

durant à interroger le charbon aux ailes de ténèbres

qui persiste à projeter sur mon chemin monotone

l’ombre de ses fumées et le reflet terrible de ses

braises
Charbon sonore charbon impitoyable charbon.

Robert Desnos

Ainsi fut ma nuit, anthracite, grisou qui souffle la lampe et asphyxie le poisson à le flotter en surface

Epelant ses trois syllabes à la défense

comme le sabre à amputer la pieuvre au sortir de son trou

parvenu au rivage je ne vois rien de mieux à faire, que citer l’image de Desnos pour projeter le film d’horreur dans son placard

Fracas de tonnerre posés sur les vagues, du brouillard que l’horizon souffle aux vitres j’embarque l’encre à bord

pour rincer les effets détestables des marées noires

afin de repeindre les mots en ambassade de l’amor à l’aide du médium de vie.

Niala-Loisobleu – 14 Septembre 2021

CEZANNE,OUVRE-NOUS…


CEZANNE,OUVRE-NOUS…

Trop lourd ce temps

le sein pend j’avale son arôme

du fardeau orageux le cheval avance vers la vague

un bleu tunisien cherche de quoi répondre au bleu

Le peintre déboutonne le lin qui tend à prendre le large

en goûtant à l’idée matinale qui l’a conduit à prendre contact pour une exposition terminale en 2022

Fête en sorte…

Niala-Loisobleu – 9 Septembre 2021

A LA NAGE


A LA NAGE

Tirant la lune en son bain l’abri côtier s’est choisi les fruits juteux de l’amour à demeure

L’oiseau trempe à la verticale du soleil pour enrayer l’ombre

A La Chapelle des Seins, Alain, retenu met la couleur de ses mains

Bonjour Ma…

Niala-Loisobleu – 9 Septembre 2021

Nâzim Hikmet et Piraye


Nâzim Hikmet et Piraye

Piraye était une femme blessée avant Nâzım. C’était une femme piégée dans une maison avec ses deux enfants, laissée sans amour et très blessée. Il était retourné chez sa mère avec ses deux enfants et avait perdu espoir en la vie. Elle avait mis fin à son mariage avec un homme infidèle et fermé ses portes à l’amour. Nâzım Hikmet a rencontré Piraye lorsque sa femme, dont il ne pouvait pas divorcer, était un fardeau sur son dos . Leurs deux familles étaient contre cette union. Piraye est une femme non divorcée avec deux enfants, et Nazım est un communiste… Malgré toutes les difficultés, Nâzım Hikmet et Piraye se sont mariés avec un grand amour. Nâzım aimait les enfants de Piraye comme les siens. Piraye a reconnu le cas de Nazım comme le sien.  Nâzım Hikmet et Piraye ont pleinement partagé le sort.

Les mains tiennent le bruit des bouches qui nagent ensembles

Des arbres empêchent l’eau de s’évaporer

Sur la surface le sein qui flotte gonflé sert d’atterrissage à l’oiseau

D’un hommage venu au bon endroit le quai s’est approché pour unir sans distinction

Le poète se délestant des jours tenus entre les barreaux, ôte ses habits l’un après l’autre

Les îles ne sont pas toutes dans un archi pele-mele

L’humain sent le chien qui n’a qu’un arbre attaché à l’abri du passant pour tenter de justifier

Je surréalise pour amarrer le rêve à destination par la voie parallèle de la poésie

Les heures ont été longues mais le tant est seulement ce qui conte vraiment

De toutes manières tu sais que rien est le seul tout qui n’oublie pas le visage du beau que l’on aime

Niala-Loisobleu – 8 Septembre 2021

Nâzim HIKMET – La plus belle des mers

Publié par Çetin Bayramoğlu le décembre 5, 2011 dans NAZIM HIKMET

La plus belle des mers
est celle où l’on n’est pas encore allé
Le plus beau des enfants
n’a pas encore grandi
Les plus beaux de nos jours
on ne les a pas encore vécus
Et ce que moi je voudrais te dire de plus beau
je ne l’ai pas encore dit…

On pourrait ajouter
Le plus beau des voyages
on ne l’a pas encore fait…

FEERIES (Extrait) par SOPHIE LOIZEAU


alors elle peint au sable un ange vigoureux elle met en branle

un chant

– les levures vont se nourrir de toi de ton sucre… pas

si je pointe mes stigmates pour accueillir ton pollen c’est ça

le vent se lève il est l’antidote

Thot écoute car par la douce absurdité du chant il se redresse

– tes nutriments ne sont pas pour les champignons jaunes

de la forêt

ils sont pour moi.

Sophie Loizeau

JEU DE MIROIR


JEU DE MIROIR (Reprise)

Cette nouvelle lune-là pour moi n’est pas Vierge

elle porte mon ventre où qu’elle aille

docile ou sauvage

paisible ou prompte à sauter les rivières

Avant que les chaleurs du désordre climatique ne s’emparent de la prairie qui surplombe la côte

allons boire les vagues du désir de vivre

L’itinéraire ne sera pas gâté par l’alouette

quelque soit le côté abordé

l’herbe est rosée du champignon chantant la vie

Niala-Loisobleu – 7 Septembre 2021