
PENDANT QUE L’AUBE
Juste un trempé de bleu
mélange de tes fragrances
laissées tomber au cours de tes pas intentionnés
Les formes papillonnent en nuée
le muscle de tes seins
bande l’arc de la flèche que tu dresses
Niala-Loisobleu – 27 Mars 2020

Juste un trempé de bleu
mélange de tes fragrances
laissées tomber au cours de tes pas intentionnés
Les formes papillonnent en nuée
le muscle de tes seins
bande l’arc de la flèche que tu dresses
Niala-Loisobleu – 27 Mars 2020
Après les Époques 2018 et 2019, voici le septième de cette nouvelle Époque 2020 avec BARBARA AUZOU : ESPACE . Merci de considérer que le poème est indissociable du tableau et vice-versa…

L’EPOQUE 2020/8
« ESPACE »
Niala
Acrylique s/toile
ESPACE
Je n’ai pas toujours su étonner l’oiseau
Qui comblait le vide de mes pensées
Et à peine éclose de son absence
J’écrivais aux bernaches
Pour que l’on m’arrache d’un temps
Qui me mangeait
Et me faisait vivre de profil
Dans les trouées décisives et nues
Des raisons d’être
Loin tellement loin des roses
Alors je lui réclamais l’espace
Et la nécessité des mains
Que je lui abandonnais
Donnait naissance à des fenêtres
A des maisons
Qui deviendraient loin des villes
La matière amoureuse que l’on pénètre
L’haleine doucement chantante d’une vie facile
Barbara Auzou.

Comme du laçage des blés l’accordéon la déplie
du coin de porte-cochère pour trouver le coquelicot épanoui
Quelques pièces du dernier poème sont tombées dans l’étui à violon
Laisse ton menton appuyé à l’horizon
Niala-Loisobleu – 26 Mars 2020

Un seul Capitaine
le fond tenu entre deux mains peignant ses algues abdominales
Une coquille de fleur souffle ses mouvements d’anémone
au jeu des bulles pour faire sourire l’enfant qu’elle porte
Le trait d’argent brun et rose qui apparaît en nage vit dans son paysage subaquatique
sous lui une épave, les dernières guerres finissent par mourir
alors que les spermatozoïdes jouent à la marelle en suivant le compas
Ma Néréide sort du sable à l’estran..
Niala-Loisobleu – 26 Mars 2020

Jeu de massacre
René Clair m’entraîne Boulevard du Crime
la cage ouverte a libéré l’oiseau
il est mort par défaut d’ailes
Laissant Guignol à Lyon, par la bonne traboule me suis retrouvé dans mon Paname
le marché noir infeste sans localisation particulière
Cette tache blanche qui tapisse la grimpée des pommiers est un composé d’Indochine et de frontières qui s’épluche à voix de Jeanne Moreau
Sous mon toit chambré, la psyché me fend d’un appendice, j’irai remplir mon broc au bout du couloir pour une toilette intime
L’insignifiant comportement se répand au lieu de prendre le confinement comme seule place lui convenant. Tout porte à se faire virus. On peut tuer sa vie soi-même à se prêter
Quand j’ai vu son ventre désert, sans un poil je me suis dit elle a froid à l’âme déjà toute petite, la moquette ne réchauffera pas la dureté du sol
Que la balançoire soulève tout ça
Un grand jardin offre son nid
Quand la mercerie rouvrira, j’irai chercher du fil bleu pour coudre en un seul morceau les erreurs et les cris à côté
Niala-Loisobleu – 26 Mars 2020

Du voyage nocturne j’ai toujours l’haleine de ton bel âge
comme on n’oublie pas ce qui compte
j’ai dans ce froid la chaude chaleur de ton sein
Le nid douillet frémissait
je me suis penché
ma langue a sauté pour se faire couver
Bon jour amour…
Niala-Loisobleu – 26 Mars 2020

Inversement à la suite d’un côté à l’autre
sautillement des yeux
saute-mouton au devant des horizons de fenêtre
je te suis au pied du lit
lirette et tapis-volant
flairant ton chien de fusil personnel
à la trace
aussi bien quand tu fais des nouilles
que discutant en pas rangs d’élèves
Tes seins, le chevalet, ta main qui tape dans ma main
les toiles du Gardeur de troupeaux, des maisons dans l’espace, l’élevage du toro, le chien-assis, le chien debout, le chien courant, le chien aboyant, un coq aussi, des volées de cloches, rappelles-toi Barbara, enfin Brest il pleuvait ce jour-là et pour mémoire des meuhs et des trains à quai dans la gare
Hommenibus je m’arrête à toutes tes stations sans porter la croix
Le cheval fait son tour à vélo, il a toujours ton caillou dans la poche…
Niala-Loisobleu – 25 Mars 2020

Déjà décidé à rétablir la vérité, j’entrais à l’Ecole convaincre l’Académie que le bleu c’était pas une couleur froide. Toi tu démontrais ta parfaite connaissance de Marguerite. Ce qui montra immédiatement combien notre communauté solaire n’était pas une de ces idées qu’on se glisse dans la tête. D’ailleurs la tête, mis à part tes passages toro, ça a jamais été notre lieu de prédilection
Pendant que tu montais le podium, je traînais S’-Germain-des-Prés comme une seconde nature, une même femme en tête de liste dans nos agendas, Barbara qu’à s’appelle toujours, j’y suis passé le premier par son Ecluse. Une vraie forge de Vulcain qui m’a amené à fréquenter des gens très recommandables, Ferré, Brassens, Brel, Reggiani, Bertin et des quantités d’autres, l’Epoque là était pas radine en beauté. Sans compter que le Tabou comme fournisseur c’était haut de gamme. Boris était une sacrée sphère à lui tout seul. Juju avant de se faire refaire le nez avait mis sur la place son né fabuleux, un tablier de sapeur qui lui valut le titre de Miss Vice. Imagines, le vice d’alors comparé à celui d’aujourd’hui
On aimait bien la Rose Rouge aussi. C’était un lieu d’acteurs cinéma et théâtre le fréquentait
Puis clou du spectacle, Char, Camus, Eluard, Breton, le Surréalisme, Sartre, Le Castor, Aragon, Prévert, Cocteau, Picasso, et d’autres comme nourriture difficile de faire mieux
Nos nuit à la Rhumerie et au Babylone ont des oreillers neufs, ont dormait pas
La Ruche, en plein Giacometti, Chagall…
Rien que de voir passer ce tant là, je comprends ta rage à vouloir pas en être écartée. L’amour est fondé en ces lieux
C’est mon Paname au complet réunissant le passé au présent, Montmartre et Montparnasse avant la grande débacle
Et vinrent les années de guerre…
Niala-Loisobleu – 25 Mars 2020

Univers cosmopolite d’une genèse discutable, la terre est ronde pour un monde géométriquement variable. Paradoxale géographie où toi et moi sommes nés dans des révolutions équidistantes de caractères et solairement autres
J’ai mis le bateau au caniveau, t’as ouvert l’eau sans rien dire, on étaient mis à flot
Les jambes croisées, le papier s’est plié sur l’histoire décalée en simultané.Je me souviens de la communale , tu râlais déjà du démarquage Garçons et Filles par des portes séparatives
Alors tu parles comme les Jeudis de cette époque on buissonnaient un max dans la carde du matelassier du 51, toi la maman et moi le papa chacun son tour
Raccourcir la distance, pas toujours facile et le temps d’attente j’t’en parle pas…
J’y reviendrai…
Niala-Loisobleu – 25 Mars 2020
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