D’UN DOUTE


D’UN DOUTE

Cette demande de croire mise sur mon épaule

tape à la porte de ce carré mis de côté

comme si sa chair était toujoursbien vivante

Je remonte le papillon vers le chant libre de ce tant

sans que rien de ce qui le faisait voler n’ait été coupé

un doute cependant me piquant la langue

En corps aimer, oui

mais sans interdits…

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Niala-Loisobleu.

30 Mars 2023

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enjambees MATINALES


ENJAMBEES MATINALES

 » « J’aime qui a écrit : j’aime d’un amour immuable et fidèle. J’aime dissiper le verbe aimer, j’aime jouer et plus infiniment regarder la mer… »

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En enjambées parfois incertaines

comme celles de l’enfant

qui doit apprendre à se tenir debout

je cueille les choix fauves des couleurs sauvages

qui bordent la déroute d’un rempart

Coquelicots insouciants

sel sur le pré

un agneau sort la tête de la mer

Pris dans la rosée du levé

la tomette s’échauffe pour le plaisir du chien au bout du doigt sur la poignée

Des doutes font corps

avec le col roulé qui cache les rotondités

J’ai une absence de faits mais pas de mémoire

du rouleau des jours

des odeurs s’imposent à la fadeur stérile d’un territoire essarté…

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Niala-Loisobleu.

30 Mars 2023

QUAND LE CAILLOU RICOCHE


QUAND LE CAILLOU RICOCHE

Du filet d’eau que les grands herbes protègent des faux-castors

part le jet des ricochets de mon vide-poche

Derrière les barreaux de l’asile de St-Rémy

rien ne pourra jamais retenir les cris de Vincent

En iris de la famille tournesol il les réunit pour chaque printemps

sans recours au Conseil qui juge

Le bruit de galop des bisons vibre à la pierre pariétale des peintures…

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Niala-Loisobleu.

18 Mars 2023

DECOUSU DU MATIN


DECOUSU DU MATIN

Dans un alentour où chacun voit pas comme l’autre au point que ça finit par en brouiller le rapprochement

Les pierres posées dans un déploiement d’abeilles demeurent debout

Vincent ignoré domine

sa présence comme l’iris est d’une autre réalité qui éclot

La java des jours à venir peut tanguer au coin des rues

en coupant les derniers fils ce matin l’infirmière m’a conduit dans les plaines occitanes

bien décidé à tirer du cheval des ocres et des sanguines un printemps sans tricherie…

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Niala-Loisobleu.

17 Mars 2023

SAUT DE BARRIERE


SAUT DE BARRIERE

Les guerres ont des assauts qui déplacent l’avancée d’un sens à l’autre

cette contre offensive qui me veut du mal

approfondit ma tranchée de manière à pouvoir sauter l’obstacle

Tenir sur la base des positions de ce jour c’est comme faire pousser la couleur des fleurs

dans le sens du soleil en présence

sans lui enlever sa canne pour se déplacer…

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Niala-Loisobleu.

16 Mars 2023

le sable et les pieds marqués


LE SABLE ET LES PIEDS MARQUES

Les clisses de la planche tiennent le corps encore

laissé à la rose d’un soir d’été

en suivant la retenue des palisses

au départ de la pinède toute dardée d’aiguilles

ballon qui roule

ses rebonds…

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Niala-Loisobleu.

15 Mars 2023

AUTANT l’OCCITAN SUIVRE


NIALA

AUTANT L’OCCITAN SUIVRE

Sur la rampe de lancement, ce parapet défiant le vertige tient l’oiseau en haut ciel

qu’une force plus mystique que physique derrière le pansement écoule

à la couleur des mots-peints couchée sur l’encrier à Elle

Tenir ainsi

« Hâte-toi,
Hâte-toi de transmettre
ta part de merveilleux,
de rébellion, de bienfaisance…
Essaime la poussière,
Nul ne décèlera votre union. »

René Char
(Commune présence)

Au-delà de l’horizon bouché

que la route emprunte…

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Niala-Loisobleu.

15 Mars 2023

au soir venu a point


AU SOIR VENU A POINT

Tourné tout entier vers l’éclosion espérée

aujourd’hui

le regard a porté une autre douleur avec lui

celle des nerfs d’une horloge parlante

La bassine peut compter sur le broc

il y a de quoi faire une poitrine propre

on a décousu assez de fils pour parvenir à en sortir…

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Niala-Loisobleu.

14 Mars 2023

MARGUERITE – BERTRAND BELIN

Il y aura encore un jour
Encore une nuit noire
Mais ce sera le dernier jour
La dernière nuit noire

Au matin les rues seront pleines
De verbes et de larmes
Pleines de muscles
Pleines de prières, d’oriflammes

Allons au jardin public
Main dans la main
Cueillir la marguerite
Qui nous revient

Et le sang reviendra
Comme toujours dans nos veines
Le sang reviendra
Comme toujours dans nos veines

Cela se passera sûrement
Entre deux comètes
Dans l’infiniment grand
Ce sera jour de fête

Dans le chas d’une aiguille
Les chiens comme les enfants
Formeront des chenilles
Sans comprendre vraiment

Allons au jardin public
Main dans la main
Cueillir la marguerite
Qui nous revient

Et le sang reviendra
Comme toujours dans nos veines
Mais le sang reviendra
Un torrent dans nos veines

Un drapeau jamais vu
On se roulera dedans
Peut-être pour un jour
Peut-être pour un an

Allons au jardin public
Main dans la main
Cueillir la marguerite
Qui nous revient

Source : Musixmatch

Paroliers : Bertrand Belin / Thibault Frisoni

du palpable


DU PALPABLE

Les fusains bordent l’alléluya

Magnificat

Plein-flanc de ta présence

des voies qui montent des pores de mon cabotage…..

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Niala-Loisobleu.

14 Mars 2023