PLONGEE


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PLONGEE

En plein dans mon oeil

pointe l’Île de Sein

au retour de l’exercice de plongée

je rentre mon sous-marin

20.000 lieux dans sa mer…

Niala-Loisobleu – 16 Avril 2020

NOTES A LA VOLEE


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NOTES A LA VOLEE

 

Quand les doigts posés à l’alinéa, le buisson dépose son titre, je mange mes dents comme un chat fait sa toilette

Plusieurs fois par heure je tire un bout de boucle de ton tablier

Les sabots du cheval sont devant la porte, il est au piano

au lutrin l’oiseau va d’un trait à l’autre, diesant la fraise de tes seins au point d’emballer le violoncelle de tes hanches, le drap sèche , le vent joue en boucle

Revenu sur mes pas  j’ai sorti la herse, le sol lisse comme le dos d’une main attrape mes idées les plus folles, les pose sur la cheminée pour qu’elles rient dans la glace

Je garde par-devers moi tes rêves de petite-fille en poupée

Niala-Loisobleu – 15 Avril 2020

RECRIER POUR QUITTER PANDEMIE – 4


RECRIER POUR QUITTER PANDEMIE – 4

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RECRIER POUR QUITTER PANDEMIE – 4

A la cloche qui devrait sonner

Non

c’est ni et encore moins

juste plus

on doit plus être loin de la récréation

ferme la prose de poésie

pendant que j’ai les mains bleues

rendez-vous dans la cour

grille des mots croisés

3° marronnier

entre l’arc et la flèche

du jet de l’accorde à s’hôter

Niala-Loisobleu – 5 Février 2018

RECRIER POUR QUITTER PANDEMIE – 3


RECRIER POUR QUITTER PANDEMIE – 3

 

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LA BOÎTE A L’ÊTRE 36

LETTRES DE PANDORA 2

 

Bernadette Griot

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Minuit, Wellington

Ma chère Athéna,

Ce qui m’intéresse, c’est l’écart.

La distance entre deux lieux ; entre vous et moi.

L’écart entre deux êtres ou entre deux choses, dans son

apparence de rien, me paraît contenir tout l’or de notre désir, en

même temps que son ombre. Dans l’air, circule ce que le mental

projette ; on ne sait jamais d’où ça vient, et cela fait peur.

L’arrière du visage brouille le regard qui, pour se rassurer, préfère

endiguer plutôt que s’abandonner aux eaux du fleuve.

Plus que réunir, j’aimerais pouvoir traverser ce que le monde

sépare.

Mais je ne sais comment vivre cela.

Je vous interroge, Athéna, dans le silence des mots.

Pandora

 

A Barbara, quant à son genre d’écriture

Parti pour un bain de lumière, j’essaie de coordonner le mouvement de mes bras avec ceux de mes jambes. Savez-vous ce qui en blizzarde la progression ?

Je n’ai pas de partage avec la cynique attitude qui assure qu’on se noie à la première goutte d’ô. Et qui surnage avec assurance en se mettant des brassards de police secours.

C’est dans les petites lignes que sont tendus les rêts.

Non Madame, rien chez-moi ne laisse croire que je suis oiseleur…

Réunir NOUS…sans toucher à ce qui fait notre MOI

et je ne crois en rien d’autre…

 

Niala-Loisobleu –  20 Avril 2018

LA SOIF HOSPITALIÈRE


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LA SOIF HOSPITALIÈRE

Qui l’entendit jamais se plaindre ?

Nulle autre qu’elle n’aurait pu boire sans mourir

les quarante fatigues,
Attendre, loin devant, ceux qui plieront après;
De l’éveil au couchant sa manœuvre était mâle.

Qui a creusé le puits et hisse l’eau gisante
Risque son cœur dans l’écart de ses mains.

 

Philippe Jaccottet

RELÂCHE


Le Cirque de Chagall

RELÂCHE

Des palissades de toutes sortes en chicanes qu’on ne peut plus sentir sans étouffements

les réverbères ont été débranchés du secteur, un fou roulait en marche-arrière autour de son quartier pour remonter ses dernières sorties en mémoire

Place de l’Opéra des animaux sauvages sortent de la réserve à décor, ils traversent la voie éteinte en attendant que les feux passent au rouge. L’avenue descend des petits-rats jusqu’à la Seine. Chagall heureusement ne s’est aperçu de rien. Collé au plafond il peint une merveilleuse existence de rêve.Dans les jaunes solaires la végétation sent les corps nus que l’amour lévite sans besoin de filet. Sa vache prie en yiddish en préparant la carpe du repas dominical. Etrange comme la vie reste présente. On ne s’aperçoit plus de rien, ni des horloges, ni des bulletins de santé, ni des dates scolaires, les calendes ont les fesses top rondes pour que ça puisse faire mal. Un cheval rentre et sort dans des maisons loties au coeur des arbres, un orchestre équin revenant de Marly à joué du Vivaldi. La lune se donne au soleil pour rattraper des siècles de nuits d »attente. On a vu la Tour Eiffel proposer son aide pour donner des nouvelles qu’elle est seule à voir au loin. Et les loges transformées en chambre de réanimation ventilent jour et nuit un espoir impossible à décrire

Insolite en place au chapiteau des clowns font les courses

de bizarres instruments de musique tiennent par toutes sortes de cordes

D’une armoire vitrée tournent des pages et des pages de notes prises durant des Epoques de combats héroïques pour ne pas abdiquer la raison d’aimer aimer. Un immense tableau d’histoire naturelle est posé en haut d’une flèche de cathédrale, par son énorme pavillon, se lève le chant du jour dès qu’on tourne la manivelle

Niala-Loisobleu – 14 Avril 2020

ON A TOUJOURS LE CHOIX


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ON A TOUJOURS LE CHOIX

Quand il a vu jour son petit nom était accroché côté gauche de la poitrine. Rien à voir avec une mode imposée, NOTRE JARDIN BLEU , c’était dans ses gènes comme tout ce qui vient d’un choix fait en commun

Tiens le coq est là

toujours, aujourd’hui encore, au chevalet

au rythme de ton pouls

et du mien puisque j’en peins un bleu vivant et ouvert sur l’extérieur en parfait accord avec Chronos

Que de maisons l’entourent, portées par les arbres, dans un air que l’accordéon étire et promène sur les trottoirs

Arrivé à la cuisse de l’estuaire les lèvres étendues en banc retourné font plus de douceur qu’un bain de soleil

je leur murmure, en ultra-son, tu me dis

« Javais jamais senti si loin, reste auprès, grain de la grappe… »

Niala-Loisobleu – 14 Avril 2020

VENT DU MOULIN


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VENT DU MOULIN

 

 

Je n’ai pas trouvé le vent froid, l’haleine du cheval roulé autour de nos cous, nos seins galopaient vers un destin serein

J’ai mis mes doigts dans le creux de ta main et j’ai vu tes yeux redresser l’équilibre d’un état confus répandu dans le monde

Don Quichotte a gonflé les zèles de cette Mancha…

Niala-Loisobleu – 14 Avril 2020

THORACIQUE


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THORACIQUE

Je perce l’instant où l’étoile passe derrière le nuage

les deux pieds au touché de la même clef de sol

son buste à cordes

à mon genou

où elle s’accorde à percuter la caisse claire de ses sein balles

Embrassés comme des voix tirées à la force des poumons

Niala-Loisobleu – 13 Avril 2020

RECRIER POUR QUITTER PANDEMIE – 2


RECRIER POUR QUITTER PANDEMIE – 2

 

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A TRAVERS LES CLOISONNEMENTS

 

Le souffle de ton existence

passe constamment

à travers les trous de cette dentelle de pierre

Ton empreinte est aux marques de ma pensée

Amollissant la dureté du marbre par la veine de ton pouls

nimbée d’une éternelle blancheur

bleutée

Tu passes couleur papillon

tendue entre le temps enfui et le jour né

sans que le bois des branches craque sous les pas du vent

et que la tige sépare la fleur

du mouvement du lotus

Furtive

évanescente

résonnante

vibrante

d’un  certain silence

que les oiseaux gardent

en remuant les ailes d’un mouvement de plume trempée dans l’encrier de ta bouche où se retressent les vocales de ta voix. Chant d’amour ceint par le fleuve où tes seins saules pleurent gonflés d’espoir

La corde lime le bois du cithare

tu passes et repasses

éclose

sur le balcon en transperçant le moucharabieh

Niala-Loisobleu

2 Avril 2018