
AUX VOLEES 11
A peine venue la vague a remonté les plis du sel pour te libérer du moulin à paroles
Le cheval s’est mis de garde pour tous les tours
Le chien flaire les mauvais coups de mer…
Niala-Loisobleu – 29 Avril 2020

A peine venue la vague a remonté les plis du sel pour te libérer du moulin à paroles
Le cheval s’est mis de garde pour tous les tours
Le chien flaire les mauvais coups de mer…
Niala-Loisobleu – 29 Avril 2020

Ecrits de feuilles
papier crépon
Ecrits de voix
papier musique
Ecrits de soie
papier d’Arménie
Ecrits de plume
papier poème
Ecrits de chien
papier fidèle
Au saut de poils
le tambour du poitrail
le fouet aqueux
la truffe humide
abois à jour
Niala-Loisobleu – 29 Avril 2020

Le
Matin
Muscla ses rayons
Et pourfendit l’écorce
Se déployant
sur villes et champs
Se faufilant
dans leurs ornières
Élargissant les cœurs
Aérant le souffle
Illuminant fenêtres et blé
Le
Matin en labeurs
Se proclama
matin!
Andrée Chedid

Un grec passé sur le Tage, autant de fenêtres l’oeil enfoncé dans l’autre
Dans l’asphalte fondant du chemin de taire le cri va monter comme une mauvaise herbe
Sortira vers 17 heures entre ombre et lumière, le toro, tête droite sur les épaules, bien qu’ils aient assassiné Lorca
Les petites-filles dansent à la lune malgré toutes histoires de famille. Du qui couteau tranche la mauvaise voie les vocales sautent à la corde
Je pousse la mer à flotter tes seins, mon seau et ma pelle sans construire sur du sable
Il y a toujours ces maisons blanches accrochées au flanc de la montagne, une guitare vibrant au troglodyte du village, des enfants juteux d’orangeraies, toi plus olive que le noyau sec, le balancement de tête de l’âne en quête de figuier barbare et l’arène
Arrive la torsure de tes hanches au rebondi des reins tapas posant la rousseur du poil dans cette sierra tienne, des palmes abordent les vestiges romains dans le dressé des colonnes, tu portes ces longues jupes que le claquement des talons met à cuisse nue, la fleur de ton oreille grimpée en haut du mur
As-tu des soeurs ? La jumelle me montre que l’âme au rapproché
Niala-Loisobleu – 28 Avril 2020

Sauvage le petit animal se glisse à tisser
Les reins des fils
Vers à soie
Où l’arbre noue l’écharpe
Le col livre passage
Franchit l’avalé
Niala-Loisobleu – 28 Avril 2020


Reprendre ce qui m’est pris
Laisser aux ténèbres le manque de vie
Tout est dans ton regard
Pulpe suave
Niala-Loisobleu – 28 Avril 2020

CETTE LUMIERE DU BOUQUET
En corps endormi
te voilà
lumière aux fenêtres
à percer la nuit
d’une odeur à réveiller…
Niala-Loisobleu – 28 Avril 2020

Sachant son principal dessein
vous ignoriez tout de son dessin
c’est main tenant chose faite
elle écrit et publie ici
comme dans
l’ENCRIER
ses émotions profondes
dans son soleil
une quête de domicile pour se sentir chez elle
de même mer
et pair
de même sexe
L’en droit
où je persiste et signe avec ailes
Niala-Loisobleu – 27 Avril 2020

Tandis que la Seine se passe
sur la fenêtre mansardée du chapiteau, il mange à plein rêve à la petite écuyère
tout à commencé quand la concierge du 51 s’est faite plus loyale que l’appariteur
Le crottin tiens le cheval dans la jardinière
des pigeons s’en brassent par tout
au dernier étage on touche le ciel de la tête
L’enfant n’a pas à se souvenir il continue, comme Marthe, toujours plus proche, l’a incité
à monter le rez-de-chaussée aux étages des escaliers
sans lâcher l’envie de découvrir l’essence de chaque odeur
Le chien est allongé dans l’herbe
ta cuisse court au soleil
je me reflète à tue-tête dans le caniveau..
Niala-Loisobleu – 27 Avril 2020
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